Journal de Janvier 2017: L’avenir des “enfants” jihadistes

20 décembre 2016

photo_verybig_6221Après les offensives menées contre l’Etat Islamiste, on peut s’interroger sur ce que deviendront les jeunes jihadistes embrigadés par l’EI.

Sans doute un grand nombre périra lors des affrontements, mais les autres? On sait que beaucoup d’entre eux tenteront de regagner leurs pays d’origine.

Ces jihadistes encore très jeunes, ont subi dès leur plus tendre enfance, un embrigadement épouvantable décrit par Nikita Malik, chercheuse au sein de la Guilliam Foundation (fondée au Royaume Uni en 2008, et qui se définit comme le “premier think tank contre l’extrémisme”), dans un rapport paru en mars dernier.

Selon ce rapport, les enfants nés de “femmes souvent enlevées et utilisées comme esclaves sexuelles, leurs ventres sciemment exploités pour fournir davantage de “main d’oeuvre”, sont soumis très tôt à un endoctrinement d’inspiration nazie. On leur montre des vidéos d’enfants en train d’exécuter des “ennemis” et cela afin de “normaliser“ les atrocités à leurs yeux.

On fournit également aux mères, des manuels pour leur expliquer comment faire de leurs enfants de bons jihadistes en leur recommandant de leur raconter, au coucher, des histoires de martyrs et de mort, et de les exposer au contenu des sites internet faisant l’apologie du jihad. Les enfants doivent faire de beaux rêves!!! Comment procéder, par la suite, pour rendre à ces enfants toute une innocence confisquée?

Mais en dehors des enfants, la famille tout entière fait partie du plan de radicalisation. En s’adressant à des familles, cela assure à l’E.I. la possibilité de devenir à long terme une “véritable société”.

Aujourd’hui avec le revers que connaît Daesh, on considère que plus de la moitié des jihadistes de retour en Europe, reste fidèle à son idéologie ultra radicale.

En France, Le Monde indique que près de “700 d’entre eux pourraient rentrer et parmi eux certains auraient des responsabilités au sein de l’organisation…”. Ce n’est pas rassurant. On considère que ce phénomène sera la “principale préoccupation pour les dix prochaines années”.

Nous avons affaire là, à des bombes à retardement dont on ne saura jamais à quel moment elles exploseront. Comme l’écrit le journaliste David Thomson (spécialiste du jihadisme), dans son livre “Les revenants” : nombreux sont les ex-jihadistes qui ne renient pas leur idéologie, voire “rêvent” encore de Daesh.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines!…

 

Lison Benzaquen

 


Un Journal exceptionnel de Mémoire 2000 après les assassinats de Janvier 2015

2 mars 2015

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Journal d’octobre 2012: les révolutions arabes au milieu du gué

22 octobre 2012

(Reuters)

L’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye et de trois membres de l’ambassade à Benghazi le 11 septembre et le déchaînement de la colère des fondamentalistes musulmans partout dans le monde en réponse à un film affligeant de stupidité réalisé par un escroc copte égypto-américain s’inscrivent dans un contexte géopolitique tendu, avec une épouvantable guerre civile en Syrie, une poursuite de la répression à Bahreïn, des situations explosives au Yémen, à Gaza et en Cisjordanie, un risque de guerre entre Israël et l’Iran. Que se passe-t-il en Tunisie, en Egypte et en Libye, les trois pays arabes qui ont vu des révolutions populaires renverser des régimes despotiques et corrompus en 2011 ?

Les multiples liens unissant la Tunisie et la France justifient une attention particulière portée à l’évolution de la Révolution de jasmin. La Tunisie est en proie à des tensions et des confrontations entre trois principaux groupes, les progressistes laïques, les religieux modérés et pragmatiques, et les religieux fondamentalistes. Ces derniers harcèlent, voire agressent physiquement les artistes, les féministes, les journalistes, et tous ceux qui s’habillent et vivent librement et qui sont autant d’“impies” à leurs yeux. La situation sociale et économique reste très difficile et le chômage élevé. Dès lors, les mises en garde des démocrates tunisiens, dont le Professeur Yadh Ben Achour, éminent juriste et président de la Haute commission de la réforme politique, contre le risque d’une dictature théocratique et la fin de la liberté d’expression, sont entendues avec inquiétude et constituent un défi lancé au Président Moncef Marzouki (Congrès Pour la République, centre-gauche) et à son Premier ministre, Hamadi Jebali, du parti Ennahda (conservateurs religieux) qui domine le gouvernement de transition. Le gouvernement actuel est tripartite et soumis à des pressions internes contradictoires. Les nouveaux dirigeants affirment leur volonté d’ancrer la Tunisie au sein du Maghreb où le souvenir des années noires algériennes modère les tentations extrémistes. Et ils ont besoin de ménager l’Union européenne et les États-Unis qui apportent une indispensable aide financière. Malgré la menace constituée par une minorité salafiste, une majorité politique semble se dégager pour faire évoluer le pays vers le “modèle” turc, conciliant islam, démocratie, et libéralisme économique et social. Le Président Marzouki a vivement condamné l’assassinat des diplomates américains à Benghazi et le gouvernement n’a pas hésité à envoyer la police protéger l’ambassade des Etats-Unis, après la diffusion de la vidéo insultant Mahomet.

La situation en Égypte diffère de celle de son voisin tunisien, non seulement par le poids géostratégique de cet immense pays de 80 millions d’habitants dont une importante minorité chrétienne copte, mais par l’effondrement des partis laïcs et libéraux et l’émergence de deux grandes forces fondamentalistes, le parti islamique des Frères musulmans et le parti fondamentaliste Al Nour qui ont remporté 40% et 27% des suffrages aux législatives de décembre 2011. Mohamed Morsi, des Frères musulmans, a été élu Président et a récemment accru son pouvoir en changeant l’état major de l’armée après l’attaque de djihadistes contre des soldats égyptiens aux frontières du Sinaï et d’Israël. Le sentiment anti-américain et anti-israélien d’une majorité de la population, le poids politique des salafistes et leur volonté de pratiquer une surenchère religieuse rendent incertaine l’évolution politique du pays. Le Président Morsi a tardé à condamner l’assassinat des diplomates américains, ce qui a conduit le Président Obama a qualifier l’Égypte de pays qui “n’est pas un allié, mais pas un ennemi” et à geler une partie de l’importante aide financière américaine. Le futur de la révolution égyptienne dépendra de la volonté et de la capacité des Frères musulmans à imposer un État de droit, démocratique, musulman et respectueux des minorités religieuses, suivant l’exemple turc dont les succès politiques et économiques sont enviés.

La situation en Libye est contrastée. Du point de vue politique, un Congrès général national a été élu en juillet 2012 et les partis libéraux ont été largement majoritaires, devant les islamistes fondamentalistes voulant établir l’intégralité de la Charia. Le Premier ministre de transition, Moustapha Abou Chagour, un modéré proche des Frères musulmans, a vivement condamné l’assassinat des diplomates américains et a rapproché son pays de Washington. La Libye semble s’orienter vers un régime démocratique musulman modéré. Mais rien n’est joué car la situation sécuritaire est très mauvaise. Des militaires américains sécurisent l’arsenal militaire, notamment chimique, mais les armes légères sont disséminées dans toute la zone subsaharienne. Et la sécurité de la population n’est pas assurée comme en témoigne le journaliste Nizar Sarieldin, basé à Benghazi: des groupes armés djihadistes sont dans la ville et terrorisent une population qui a spontanément manifesté contre l’assassinat de Christopher Stevens, l’ambassadeur américain…

Après l’euphorie qui a accompagné les Révolutions arabes, l’attentisme prévaut en ces temps de transition où rien n’est joué, ni le pire – l’instauration d’une théocratie, en particulier en Égypte – ni le meilleur – la construction d’une démocratie véritable et d’un État de droit.  Espérons que l’expérience de la liberté et de la démocratie que les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens vivent depuis 18 mois restera pérenne. Aujourd’hui, les révolutions arabes sont au milieu du gué.

Rose Lallier


Notre Journal de juillet 2010: Burqa, la face cachée

30 août 2010

Encore la burqa ! direz-vous. Et bien oui. Et même s’il y a en France de nombreux problèmes importants et urgents à résoudre, la “burqa” ou plus exactement le “niqab” en est un et pas des moindres. Alors pourquoi serions-nous les seuls à ne pas en parler?

Ce vêtement est devenu un “phénomène” social, un sujet de débats et de polémiques. La burqa est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions, et même, on propose la création d’une loi rien que pour elle. Ce n’est donc pas rien!!

De plus en plus de femmes s’affublent de ce vêtement par respect, dit-on, des lois de la religion musulmane. Or, cet attribut qui se prétend le signe d’une observance religieuse n’est en réalité ni islamique, ni islamiste. Il relève, selon le Cheik du grand institut théologique du Caire, “de la tradition et non pas du culte”. Il est même décrié dans certains pays musulmans dans lesquels il est interdit.

Ce voile intégral a été remis au goût du jour par le mouvement intégriste salafiste introduit en France dans les années 1990. Pour faire simple et rapide, rappelons que le salafisme est un courant musulman qui prône un Islam des origines expurgé des “innovations blâmables” qui pervertissent la religion. Pour ce mouvement traditionnel, rigoriste, puritain et moyenâgeux, tout non-salafiste est un impie. Mouvement communautariste, il sait faire parler de lui par son activisme bien que minoritaire dans le monde musulman.

Radical et prosélyte (on y compte de nombreux convertis), le Salafisme en très nette progression, s’est politisé au cours du temps, il est désormais en totale rupture avec la République et ses valeurs fondamentales. Il refuse toute influence occidentale, en particulier la démocratie et la laïcité, qu’il accuse de corrompre la foi musulmane.

Une des visées de ce mouvement en instaurant le port obligatoire de la burqa, est de rendre les femmes invisibles aux regards des autres. La femme représentant aux yeux des Salafistes, tout ce qu’il y a de plus impur, de plus troublant qui détourne l’homme de Dieu. Mais aujourd’hui, c’est le contraire qui se produit car ces femmes se retrouvent projetées sur le devant de la scène, exhibées à outrance, instrumentalisées. Plus visibles que n’importe quelles autres femmes.

Paradoxal, non? Certes, mais pas anodin. Ce paradoxe dévoile la face cachée de la burqa. Elle est devenue un instrument politique, et les femmes encore une fois, ne sont là que pour servir la cause. Que la dignité de la femme soit bafouée, qu’elle n’existe pas comme individu identifiable qu’importe!! Les Salafistes, en dépit de leurs assertions, se soucient comme d’une guigne du sort des femmes.

Une autre de leur volonté est d’exercer une pression sur les musulmans français, de les culpabiliser en leur faisant croire qu’ils sont de “mauvais musulmans”, ce qui malheureusement réussit souvent auprès de jeunes sans repaires et sans espoir.

La burqa sert de prétexte à un défi lancé aux pouvoirs publics. C’est une épreuve de force qui se joue entre des intégristes à tendance communautaire et la République. Les intégristes sachant pertinemment utiliser les lois et principes démocratiques mis à leur disposition, pour précisément atteindre cette même démocratie faible par nature et nécessité. Une loi serait-elle nécessaire et suffisante pour endiguer ce phénomène ? Peut-être. Partiellement…

En tout cas elle aurait l’avantage de rappeler qu’en République tout n’est pas permis et que la liberté, la sécurité pour tous passe nécessairement par la restriction de quelques libertés individuelles. Aussi ne peut-on sortir nus, ou masqués, boire sur la place publique, ou s’adonner à des fantaisies susceptibles de “déranger” le plus grand nombre…

Se parler à visage découvert, se regarder est signe d’altérité, de respect auquel nul ne devrait pouvoir se soustraire. C’est une condition minimum nécessaire au vivre ensemble. Si l’on refuse de se soumettre à cette élémentaire règle : on peut très bien rester chez soi…C’est aussi ça la liberté !!

Lison Benzaquen


Notre Journal de juillet 2010: Encore les caricatures

30 août 2010

Dans les pays scandinaves, les caricatures de Mahomet — parues d’abord dans le journal danois Jyllandsposten — sont encore d’une actualité brûlante.

Le 15 mai dernier, quelqu’un jeta une bombe incendiaire dans la maison de Lars Vilks, caricaturiste suédois, ayant récemment dessiné Mahomet sous les traits d’un chien. Quelques jours auparavant, il fut attaqué alors qu’il faisait une conférence dans une université. “Je suppose que je ne peux plus habiter chez moi”, écrivit-il sur son blog.

Au Danemark, son collègue Kurt Westergaard déclara récemment qu’il abandonnait les caricatures. Westergaard avait dessiné l’une des caricatures de Mahomet (avec une bombe dans son turban) parues dans Jyllandsposten, qui déclencha l’ire mondiale en 2005. Le soir du nouvel an cette année, Westergaard fut la cible d’une attaque à la hache à son domicile, en présence d’un de ses petits-enfants, et dut son salut au fait que la police avait sécurisé sa salle de bains contre les attaques terroristes.

En Norvège, le journal Dagbladet choisit la provocation en publiant le 3 février, une nouvelle caricature représentant Mahomet sous les traits d’un cochon, les pattes posées sur le Coran. Quelques jours après, une violente manifestation eut lieu dans les rues d’Oslo. “Nous sommes musulmans, pas terroristes” ou “Stop au dénigrement des musulmans”, disaient les jeunes manifestants, avant de lancer des pierres sur la police et de brûler des cocktails Molotov. Ce fut la première fois depuis des années qu’une manifestation aussi violente eut lieu à Oslo. A la suite, des rencontres “de dialogue” furent organisées entre les jeunes manifestants, la police et les représentants de la ville d’Oslo ce qui calma les esprits.

Dans les pays scandinaves, la liberté d’expression est totale. Il n’y a aucune loi ressemblant à la loi Gayssot, et on peut proférer des propos racistes, antisémites ou anti-islamiques sans risquer une condamnation. L’affaire des caricatures de Mahomet et surtout les réactions dans le monde entier ont cependant fait réfléchir. Mais seul le grand journal danois Politiken a conclu un accord avec des islamistes, pour éviter d’être la cible d’attaques éventuelles. Tous les autres médias ont condamné cet accord.

Lorsque le quotidien norvégien Aftenposten décida de publier les caricatures déjà parues dans Jyllandsposten, après l’attaque contre M. Westergaard, il y eut des nouvelles réactions hostiles, notamment au Pakistan. La diplomatie norvégienne sembla gênée, et selon des médias pakistanais, l’ambassadeur norvégien s’est excusé, promettant une loi plus restrictive. Cela semble peu probable, une fois les esprits apaisés.

Les pays scandinaves tiennent à la totale liberté d’expression comme à la prunelle de leurs yeux. Cependant, la Norvège mit quelques freins en 2004, notamment contre le racisme, qui peut désormais faire l’objet de poursuites judiciaires. D’autre part, le blasphème n’est pas toléré, et plusieurs écrivains furent condamnés pour cette raison, jusqu’au début du XXème siècle. Après les publications des dessins de Mohamet en 2005, certaines associations tentèrent de faire condamner Jyllandsposten pour blasphème, sans y parvenir.

Cela reste néanmoins un sujet sensible, et beaucoup souhaitent soit l’annulation, soit un changement radical de ce paragraphe de la loi.

Vibeke Knoop


Nos séances-débat : Le Cahier

19 avril 2010

Paru dans le journal d’Avril 2010

Le cahier d'Hana Makhmalbaf

LE CAHIER
Film d’Hana Makhmalbaf
Séance du 18 mars 2010
Thème : droit des filles à l’éducation
Débattrice : Carol Mann

Dans un pauvre village d’Afghanistan une fillette de 6 ans n’a qu’un rêve : aller à l’école pour apprendre à lire. Pour cela il lui faut un cahier et un crayon mais elle n’a pas un sou pour les acheter. Alors elle essaie de vendre quatre oeufs à qui voudra, ce qui la conduit et nous avec elle, d’échoppe en échoppe au milieu d’un paysage sublime, désertique, avec les montagnes enneigées au loin; et à proximité, l’immense vide laissé par les Talibans à la place des Bouddhas géants qu’ils ont démolis en 2001.

C’est bien difficile pour une petite fille de trouver une école en Afghanistan. Et le chemin est parsemé d’embûches. Une bande de gamins s’en prend à elle. Ils jouent aux Talibans : une fillette ne doit pas aller en classe, elle ne doit pas avoir de beaux yeux, son visage doit être masqué et même, on va la lapider. Son seul vrai copain lui crie : “fait la morte, tu seras libre!”. La petite se jette au sol tandis qu’explosent une nouvelle fois les Bouddhas géants. Fin du film.

Nos jeunes élèves ont suivi avec une passion perceptible les aventures de cette merveilleuse petite actrice : le bébé dont elle a la charge, son petit voisin qui répète ses leçons à tue tête la jambe attachée à une corde pour qu’il ne se sauve pas, les trajets qu’elle effectue seule dans un environnement sauvage, les animaux domestiques, l’école en plein air où l’on vous envoie “au coin”, les jeux trop cruels, son courage face aux “Talibans”, ils comprennent tout et vibrent avec la petit héroïne.

Aussi les questions fusent, celles de base pour expliciter certains détails du film, mais aussi des questions de fond sur la réalité des Talibans, le voile, la lapidation. Et même un jeune garçon qui a tout compris se demande comment ce pays va pouvoir évoluer.

Carole Mann, sociologue qui se rend plusieurs fois par an en Afghanistan où elle agit pour la défense des femmes et la scolarisation des filles, sait canaliser les échanges pour qu’il n’y ait pas d’amalgame entre Talibans et Islam. Elle centre son intervention sur l’importance de l’éducation qui seule peut permettre à la femme d’accéder à la liberté de décider de son sort. Elle en profite pour faire passer le même message à tous ceux qui, dans la salle, auraient préféré la télé et les jeux vidéos plutôt que d’aller en classe!

Hélène Eisenmann


Menaces de mort contre l’imam de Drancy

26 janvier 2010

Intégrisme islamique

NOUVELOBS.COM | 26.01.2010 | 17:51
SEINE-SAINT-DENIS
L’imam Hassen Chalghoumi est notamment connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive. Le maire de Drancy a fait part de son inquiétude.

L’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) Hassen Chalghoumi a annoncé, mardi 26 janvier sur Radio Orient, sa décision de déposer plainte après l’irruption lundi soir d’islamistes qui l’ont menacé de mort dans la mosquée où il officie, selon l’intéressé et son entourage.

Accusé « d’apostasie »

« On va faire le nécessaire pour déposer plainte », a déclaré l’imam, connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive et qui s’est prononcé pour l’interdiction du voile intégral.

« Ils souhaitent ma mort, quelqu’un peut me liquider », a déclaré Hassen Chalghoumi, accusé par ses agresseurs d' »apostasie », selon les mêmes sources.
Affirmant que les menaces ne lui font pas peur, l’imam a appelé au soutien des « fidèles » et des « concitoyens » car, a-t-il argué, « c’est notre avenir qui est en jeu ».
« On est là, on résiste, on croit en Dieu et en la République », a-t-il assuré. « Ma voix est celle de la majorité, je travaille pour l’avenir de nos enfants et de la République afin que l’islam y trouve sa place et que les musulmans y soient respectés », a ajouté l’imam.

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