Modification de notre séance du 25 avril 2017: projection du film « 7 jours à Kigali », suivi d’un débat sur le génocide des tutsis et hutus modérés au Rwanda

6 décembre 2016

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Mardi 25 avril 2017

Thème: le génocide des tutsis et des hutus modérés au Rwanda

Documentaire: 7 jours à Kigali (France, 2014, 60 mn)

Réalisation: Mehdi Ba et Jeremy Frey

 

Résumé:

Dans 7 jours à Kigali, la semaine où le Rwanda a basculé, le journaliste Mehdi Ba et le réalisateur Jeremy Frey  se sont intéressés à la semaine du 6 au 13 avril 1994, marquée par la mise en marche de la machine génocidaire et par la fuite de la population occidentale expatriée. Faisant la part belle aux témoignages de personnes présentes sur place à l’époque (rescapés, génocidaires, journalistes ou soldats), les réalisateurs ont choisi de mettre de côté les archives visuelles d’époque pour leur préférer le Kigali d’aujourd’hui.


Modification de notre séance du 14 mars 2017: projection du film « Le Havre », suivi d’un débat sur l’immigration

6 décembre 2016

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Mardi 14 mars 2017

Thème: L’immigration 

Film: Le Havre (Finlande et France, 2011, 1h33)

Réalisation: Aki Kaurismaki

Principaux acteurs : André Wilm, Jean-Pierre Darroussin

Résumé : 

Sous forme d’un conte social, il s’agit d’un hymne à la fraternité et à la solidarité : comment aider son prochain, même s’il s’agit d’un clandestin, même s’il est pauvre et démuni.

 

Téléchargez le dossier pédagogique rédigé par Guy ZEHRAT, membre de Mémoire 2000 en CLIQUANT ICI.

 

 


Confirmation en appel de la condamnation du capitaine Pascal Simbikangwa à 25 ans de prison

5 décembre 2016

La cour d’assises du Tribunal de Bobigny a confirmé samedi 3 décembre 2016 en appel la condamnation à 25 ans de réclusion criminelle de Pascal Simbikangwa, premier citoyen Rwandais à avoir été jugé en France pour sa participation au génocide des tutsi et des hutus modérés en 1994.

Le capitaine Simbikangwa a été notamment jugé coupable d’avoir organisé des barrages routiers au passage desquels les tutsi étaient arrêtés et tués, et d’avoir encouragé et encadré les miliciens hutus génocidaires. La cour d’assise l’a reconnu coupable de génocide et complicité de crime contre l’humanité, comme lors de la première condamnation prononcée en 2014. La défense a annoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation.


Assemblée Générale de Mémoire 2000, le 5 décembre 2016

13 novembre 2016

 

Chers adhérents, Chers amis,

 

Notre Assemblé Générale aura lieu le Lundi 5 Décembre 2016 à 19h 30 à

« La Grenouille bleue » – 48 rue Balard – 75015 Paris.

 

Ordre du jour :

-Rapport moral

-Rapport financier

 

Merci d’envoyer un pouvoir si vous ne pouvez venir

CLIQUEZ ICI POUR TELECHARGER LA CONVOCATION A L’AG ET VOTRE POUVOIR

 


L’Amendement Hypocrite par Bernard Jouanneau

7 novembre 2016

Après l’Assemblée nationale au mois de juillet, le Sénat vient d’adopter, à une courte majorité (10 voix) l’amendement à la loi « Egalité – citoyenneté » qui devrait permettre la poursuite de la négation de tous les génocides et des crimes contre l’humanité, court-circuitant ainsi le texte de la proposition de loi de Valérie BOYER qui tendait aux mêmes fins et qui a été renvoyé en commission le 4 décembre 2015.

Il ne concernait pas que le génocide arménien ; mais c’est bien de celui-ci qu’il s’agissait, inspiré ou suggéré par François Hollande qui en avait fait la promesse, après la consultation qu’il a demandée au président COSTA (l’ancien président français de la CEDH), il semble avoir été propulsé par la gauche et soutenu par une partie des sénateurs de la droite et du centre.

Quoiqu’il en soit ce n’est qu’un leurre destiné à satisfaire les Arméniens et à rassurer en même temps les Turcs, en renvoyant aux juges le soin de reconnaître chez les négationnistes du génocide arménien ceux qui se laissent inspirer par la haine de ceux qui entendent disposer seulement de leur liberté d’expression sur la question.

Pour comprendre la manœuvre politique et diplomatique, il faut se souvenir que pour le Conseil constitutionnel comme pour la CEDH, la négation de la Shoah peut être poursuivie parce qu’elle comporte implicitement un appel ou une provocation à l’antisémitisme, alors que la négation du génocide arménien qui remonte à 1915 ne présente pas intrinsèquement et partout le même risque d’entretenir chez les Turcs et leurs proches la haine envers les Arméniens (cf. arrêt du Conseil constitutionnel du 12 février 2012 ; CEDH du 15 octobre 2015 dans l’affaire PERINCEQ ; et CC du 8 janvier 2016 dans l’affaire Peyron).

On a eu beau s’interroger sur le principe d’égalité entre les victimes, en se demandant pourquoi, à trente ans de distance entre 1915 et 1945 les deux génocides qui ont marqué le siècle ne devraient pas être traités de la même manière, rien n’y a fait : dernier cadeau de Jean-Louis DEBRE en quittant le Conseil constitutionnel au mois de janvier 2016 : l’arrêt du 8 janvier 2016 a rejeté la QPC qui soulevait ce moyen de l’égalité visant la loi Gayssot.

Lorsque Valérie BOYER, au nom de l’UMP a déposé son second projet de loi venu en discussion le 4 déc. dernier, la gauche n’était pas prête. Elle voulait surtout réserver à François HOLLANDE le privilège de tenir ses promesses, en faisant à temps déposer cet amendement au Sénat, après l’avoir fait voter au mois de juillet à l’Assemblée, sans qu’on s’en aperçoive.

Entre temps, le président ERDOGAN a changé de Premier ministre et a repris la main, en imposant au mois de mars son accord avec l’UE au sujet des migrants. La tentative de coup d’Etat a été enrayée et les relations avec la Turquie se sont apaisées, sans pour autant que son entrée dans l’Union soit remise à l’ordre du jour. Il n’est pas jusqu’aux Arméniens eux-mêmes qui s’en soient contentés et pour certains félicités, sans se rendre compte que ce larguage dont ils venaient d’être victimes était un jeu de dupes.

Si le texte émanant du Sénat est accepté par la commission mixte paritaire et adopté en seconde lecture par l’Assemblée nationale avant les élections, François Hollande pourra dire qu’il a tenu ses promesses, grillant ainsi la politesse à Nicolas SARKOZY qui l’avait aussi promis en 2012. Il n’y a pas que les Arméniens qui seront floués. Les négationnistes l’emporteront.

Il leur suffira désormais prouver que la négation de ce génocide n’est que le résultat des recherches et des travaux entrepris de bonne foi par les historiens prompts à revendiquer leur liberté d’expression et en aucune façon une agression contre les Arméniens d’aujourd’hui, pour obtenir la relaxe et faire que ce texte reste lettre morte. Certains seront condamnés : Il y a parmi eux quelques fanatiques excités qui se feront prendre ; mais dans le principe, la contestation, la minimisation grossière ou la remise en question systématique du génocide de 1915 ne sera pas retenue par les juges qui se refusent à « écrire l’histoire » et à s’immiscer dans la liberté de la recherche.

Il n’en sera pas de même pour les tutsis, les Cambodgiens et les Yougoslaves dans la mesure où les génocides dont ils ont été victimes ont été reconnus par des décisions de justice nationales et/ou internationales.

Mais comme la communauté internationale qui s’en était avisé au mois de juillet 1915, par la déclaration des alliés, n’a pas donné suite au traité de Sèvres de 1920 et s’est inclinée à Lausanne en 1923 devant les exigences de Kemal ATATÜRK devenu président de la République turque, en abandonnant son projet de juridiction internationale annoncée par les alliés, ce n’est pas au nom de la communauté des nations (à l’époque de la SDN) que les cours martiales de la Sublime Porte se sont prononcées en 1919 en condamnant les responsables du génocide, ministres et dirigeant du parti Union et Progrès des jeunes turcs.

On le savait quand on a fait voter ce texte hypocrite.

Mais l’intérêt stratégique et diplomatique a pris le dessus. On avait besoin des Turcs pour enrayer l’afflux des migrants en mer Egée. C’est Angela MERKEL qui a trouvé la solution en imposant à ses partenaires européens l’accord du 18 mars 2016 qui a fermé la route des Balkans aux réfugiés Syriens, Soudanais, Afghans, Erythréens, Ethiopiens et Azerbaïdjanais qui se sont repliés vers la Libye, et en faisant adopter au Bundestag une loi reconnaissant le génocide arménien.

François Hollande s’en est accommodé. Pour lui, la page était tournée ; il allait pouvoir soutenir qu’il avait tenu ses promesses, même si l’Assemblée nationale renâclait.

Il y a bien d’autres amendements dans cette loi « Egalité – Citoyenneté » qui vont donner lieu à discussion ; ne serait-ce que tous ceux qui ont gravement altéré la loi de 1881 sur liberté de la presse.

Mais celui-ci devrait pouvoir être déjoué assez simplement. Comment ?

Dès lors qu’il est impossible de se référer à des décisions rendues par une juridiction internationale qui ait ou qui puisse condamner le génocide arménien et que par ailleurs la reconnaissance légale de ce génocide par les parlements étrangers et par le parlement français en particulier (loi du 29 janvier 2001) risque d’être jugée inconstitutionnelle comme étant une loi mémorielle, il faut trouver la voix de droit qui permette de retenir le génocide arménien pour acquis.

La reconnaissance par l’Etat qui s’en est rendu coupable doit pouvoir être retenu comme preuve. Alors qu’à Nuremberg, on n’a pas formellement retenu contre les nazis le crime de génocide qui n’existait pas, il est aujourd’hui communément admis que les dirigeants nazis se sont bien rendus coupables de génocide envers les juifs et les tziganes, dans le cadre de la « solution finale ».  L’Allemagne l’a reconnu en acceptant de prendre part aux réparations des préjudices subis par les survivants et par les héritiers des victimes de la Shoah. Contrairement à ce qu’on entend répété de toutes part, ce n’est pas le jugement de Nuremberg qui a reconnu le génocide juif, c’est l’Allemagne.

Le fait que la Turquie d’aujourd’hui, tout en reconnaissant les massacres de 1915, n’admette pas qu’il s’agisse d’un génocide, n’empêche pas de considérer que l’Etat turc, avant la République d’Atatürk l’a incarné à partir de 1923 et l’a reconnu du temps de l’Empire Ottoman qui a survécu jusque là. En décidant et en organisant des poursuites contre les dirigeants d’UNION et PROGRES contre les anciens ministres en exil, le pouvoir en place qui représentait légalement et légitimement l’Etat Turc, la Turquie a reconnu qu’il s’agissait d’un génocide, en tous cas de crimes contre l’humanité (Cf. Jugement à Istanbul de Tanner AKCAM).

Le principe universel de la continuité de l’Etat met à la charge de l’Etat qui subsiste, les droits et obligations qui pesaient sur sa représentation en place au moment des faits.

On peut donc admettre que la négation du génocide arménien soit poursuivie dès lors que ce génocide a été reconnu par l’Etat turc existant et en place à l’époque, sans que sa négation ultérieure fasse disparaitre cette reconnaissance

Il suffirait donc d’ajouter dans le texte de cet amendement :

«  Ou lorsqu’il aura été reconnu par l’Etat qui s’en sera rendu responsable » 

Pour que l’amendement voté ait un sens.

Bernard JOUANNEAU


Condamnation de MM. Ngenzi et Barahira: motivations de la cour d’assise de Paris

18 octobre 2016

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Pour lire les motivations de la cour d’assise de Paris dans la condamnation de Tito Barahira et Octavien Ngenzi à la réclusion criminelle à perpétuité, cliquez sur ICI

 


Editorial d’Octobre 2016: Un peu d’humanité et de dignité, s’il vous plaît !

27 septembre 2016
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Réfugiés en Serbie, 26 janvier 2016 (UNICEF / Emil Vas)

L’assemblée générale de l’ONU vient d’adopter une résolution sur la crise qui fait que l’on décompte aujourd’hui 65 millions de personnes déplacées dans le monde dont 21 millions de réfugiés fuyant les persécutions, la pauvreté ou les conflits.

Plus de la moitié de ces réfugiés vivent dans 8 pays pauvres : le Liban, la Jordanie, la Turquie, le Kenya, l’Ethiopie, le Pakistan et l’Ouganda, tandis que les pays les plus riches n’en accueillent que 14%.

Ce déséquilibre manifeste a provoqué des 193 pays de l’ONU, le 19 septembre dernier, une réclusion au terme de laquelle ils s’engagent à protéger les droits fondamentaux de tous les migrants, à accroître le soutien aux pays d’accueil débordés et à promouvoir l’éducation des enfants.

Cette déclaration purement politique qui ne comporte pas d’objectif chiffré, ni d’échéance a été faite en réponse au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon qui a invité les pays membres “à combattre la xénophobie dont sont victimes les migrants”.

C’est un signe en même temps qu’une sonnette d’alarme de la part des ONG qui regrettent l’absence de caractère contraignant de cette déclaration.

La Chine et les USA ont pris à la suite de celle-ci, des engagements pour financer l’aide humanitaire (100 millions de dollars pour la Chine, 4,5 milliards de dollars répartis en 45 ans entre les pays riches dont les États-Unis) et pour augmenter le nombre des réfugiés qu’ils sont prêts à accueillir. Mais l’Europe et la France en particulier sont à la traîne. Seule l’Allemagne maintient sa politique en dépit des revers électoraux  qu’elle provoque.

Faute par les Etats de fournir l’aide attendue, ce sont les municipalités qui tentent de prendre le relais sous l’impulsion de Paris, Rome et Athènes qui ont conjugué leurs efforts. Des centres d’accueil ont été installés qui devraient permettre d’éviter les évacuations.

Mais le geste qui nous a le plus impressionnés émane de la maire de Lampedusa, Giusu  Nicolini qui est venue à Paris le 17 septembre dernier pour le “Festival du Monde” et a annoncé qu’elle allait tenter les autres maires de Sicile et de Sardaigne de joindre leurs efforts aux siens (Lampedusa a accueilli 200000 réfugiés en 2013 ) afin de “rendre plus humaine la prise  en charge des migrants débarquant en Europe“… voyant en eux une ressource et non une charge pour les pays hôtes.

Ainsi le mouvement inverse de la crainte de l’afflux des migrants s’amorce- t-il dans la mesure où ils seraient considérés pour l’aide qu’ils peuvent apporter localement aux petites communes, plutôt qu’aux grandes métropoles. On peut espérer que le mouvement fasse tâche d’huile et que l’accueil des migrants vienne de la population elle-même, entrainée par les élus.

D’ailleurs le pape François qui s’est déjà rendu à Lesbos  au mois de mars pour accueillir trois familles de réfugiés et leur offrir l’hospitalité au Vatican, a pris l’initiative de recevoir les mairesses des Rome, de Madrid et d’Athènes qui sont toutes les trois des femmes, afin de donner une impulsion universelle à leur détermination.

En dépit de l’hostilité de l’opinion que les politiques sans scrupules entretiennent pour leurs campagnes électorales, on voit des ONG se démener pour secourir en mer les embarcations des migrants venus d’Afrique subsaharienne et des pays en conflit de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan qui ont risqué la traversée pour rejoindre l’Europe à partir de la Libye.

SOS Méditerranée, MSF se sont mobilisés tout l’été pendant que les vacanciers profitaient des plaisirs de la plage, pour recueillir les survivants de ces embarcations de fortune, avec l’aide des garde-côtes italiens.

On a vu les images de ces secours en mars au large de la Sicile, où les canots pneumatiques ou les barques ont été secourus par l’Aquarius. L’Italie se trouve géographiquement en première ligne pour les accueillir, faute par les Etats de s’engager à Bruxelles. Selon les dernières statistiques de l’OIM ce sont 105 342 migrants, la plupart en provenance de la Libye qui ont été recueillis en mer depuis que la route des Balkans et que la mer Egée a été fermée au mois de mars en vertu de l’accord conclu à Bruxelles entre l’UE et la Turquie, le 18 mars. Mais 2786 hommes femmes et enfants sont morts durant la même période au cours de cette dangereuse traversée à bord de petits bateaux souvent surchargés et inadaptés pour un tel voyage.

C’est plus de 400000 personnes qui ont rejoint les côtes italiennes depuis le début 2014, alors que la fermeture de la frontière à Vintimille les a empêchés de rentrer en France où ils ne souhaitent pas d’ailleurs demander l’asile, préférant rejoindre Calais où la situation se dégrade de jour en jour malgré les plans successifs d’évacuation de la Jungle.

On ne peut se résigner ni se refermer sur notre identité nationale, soi-disant menacée par cette ”invasion”  …de barbares qui viendraient déloger de chez eux ce peuple de “Gaulois”.

Sans s’en rendre compte on assiste cependant au pire jusqu’à l’instauration de cette campagne lancée par David Rachline qui mène la campagne de Marine Le Pen, et mise application à Hénin-Beaumont par Steeve Briois qui préconise le concours de “Villes sans migrants.“

Comment rester impassible au nom de la mémoire travestie de Michel Rocard que certains de la droite aux primaires dénaturent en faisant valoir qu’”on ne peut pas accueillir toute la misère du monde”.

Comment rester insensible à ce remords tardif de la journaliste du Monde S. Baumard qui a assisté cet été aux sauvetages de l’Aquarius où l’on a constaté que 22 corps avaient été recueillis par les garde-côtes à bord de l’une de ces embarcations de fortune, noyés ou asphyxiés à bord dans un mélange d’eau de mer, d’urine et d’essence que les survivants avaient dû laisser mourir pour se sauver eux-mêmes à bord de ce nouveau “radeau de la Méduse”. Ces migrantes entassées les unes sur les autres avaient mordu les survivants … Les coups de dent avaient été la dernière défense des condamnés à mort face à ceux qui leur enfonçaient la tête sous l’eau, dans un sauve qui peut général. Ces corps anonymes ont été enterrés en Sicile au cimetière de Trapani où une stèle a été dressée en leur mémoire. Ce geste donne au drame de tous les migrants sa véritable dimension qui ne peut pas nous laisser insensibles.

Sans reprendre à notre compte la formule utilisée au mois d’août 2015 par A. Merkel “Wir Schaffen das“ (“Nous y arriverons”), nous nous devons aussi de faire quelque chose, quelque chose d’humain. Il ne nous appartient sans doute pas de résoudre le problème politique de la jungle de Calais qui provoque tous ces déplacements médiatiques de personnalités politiques et des candidats de la droite aux élections présidentielles, mais nous pouvons, chacun à notre place faire évoluer les mentalités et résister à la pression insidieuse que les mouvements d’extrême droite obligent les candidats de droite classique et traditionnelle à tenter de dépasser.

Un peu d’humanité et de dignité, s’il vous plait!

Bernard Jouanneau

 

QUELQUES CHIFFRES:

La France très loin derrière les autres pays d’Europe

En 2015, la France est le 3eme pays le plus demandé par les migrants, mais….:

80 075 demandes d’asile en France, contre 441 800 en Allemagne et 156 000 en Suède

20 % d’augmentation des DDA pour les 8 mois de l’année 2016.

1656 personnes arrivées en France depuis l’Italie et la Grèce.

333 attendus pour le début octobre 2016.

57 500 places d’hébergement que compte la France en juillet 2016.

8 000 places crées entre 2012 et 2015.

215 220 titres de séjour délivrés en 2015 aux étrangers hors communauté (2% de plus qu’en 2014).

10 000 personnes vivent actuellement dans la jungle de Calais, dont 900 mineurs isolés.

 

Les chiffres pour le monde entier

65 000 000 (65 millions) de personnes déplacées, dont 21 000 000 (21 millions) de réfugiés fuyant les persécutions, la pauvreté ou les  conflits

Sur le 21 000 000 (21 millions) de refugiés recensés par le HCR dans le monde, plus de la moitié vivent actuellement dans 8 des 193 pays du monde : Liban, Jordanie, Turquie, Iran, Kenya, Ethiopie, Pakistan et Ouganda.

Alors que les pays riches n’en accueillent que 14%.

 

Les morts en mer

7000 hommes, femmes et enfants sont morts en mer en deux ans en tentant de gagner l’Europe.

 

La situation en Grèce

60 000 migrants et réfugiés en Grèce bloqués depuis l’accord Union Européenne-TURQUIE du 18 mars 2016.

5 650 réfugiés sur l’île de Lesbos pour 3 500 places.

500 migrants  ont été renvoyés en Turquie depuis l’accord du 18 mars 2016.

13 356 personnes retenues sur l’ensemble des îles grecques depuis le mois de mars 2016 pour 7 500 places.

 

Les chiffres pour l’Allemagne

1 100 000 arrivés en 2015.

450 000 ont été fixés sur leur sort.

La moitié a obtenu le statut de réfugié.

40% des migrants devront être expulsés.

35 000 ont été expulsés depuis janvier 2016.