« Les Citronniers » revu par Louise R.

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte de Louise R.

Salma pleurait, seule dans son salon. On allait lui prendre tout ce qui lui était le plus cher et qui la faisait vivre : son verger. Elle pleurait son désespoir et sa haine, elle était frustrée, elle trouvait cela injuste… Pourquoi elle ? Elle qui n’avait rien fait ? Et puis un jour, juste au nom de la sécurité d’un ministre israélien, on allait lui enlever ses biens. Elle pleurait donc son désarroi qui depuis 12 jours, date de l’arrivée de la famille du ministre, ne cessait d’augmenter.

On frappa à la porte, Salma ne bougea point, elle essuya ses larmes qui ne cessaient de couler et attendit, le regard vide d’expression. On frappa à nouveau. Une voix lointaine cria : “Madame Zidane ouvrez-moi, c’est Mira, votre voisine”. Salma resta immobile, puis on entendit un bruit de pas sur le gravier. Mira était partie.

Le lendemain, Salma entra par effraction dans son verger. Mira qui l’avait vue lui fit un signe de la main. Salma se retourna et rentra chez elle.

Le surlendemain, Salma pleura, pleura…pleura. Et Madame la femme du ministre sonna chez elle. Salma comme les autres fois, ne réagit point. Mira entreprit donc d’ouvrir la porte. Elle pénétra dans la maison sombre et à l’atmosphère renfermée. Elle regarda autour d’elle, se dirigea vers la cuisine qui se trouvait au fond du couloir.

A la vue de Mira, Salma se leva et essuya ses larmes. Mira s’avança près d’elle et comme si elle la connaissait depuis longtemps, la prit dans ses bras et lui chuchota :“ne pleure pas, assieds toi”
Salma la regarda, s’assit puis commença : “ Pourquoi fais-tu cela ?”
Mira s’assit à son tour et continua : “ Je n’approuve pas la décision de mon mari et de ses agents. J’ai pu comprendre que ce verger représentait beaucoup pour vous. Malgré cela, je ne peux rien faire qui puisse annuler cette décision. Cependant je peux vous apporter du soutien et de la compassion.
—C’est toute ma vie que l’on va me prendre au nom de quelque chose que l’on craint…
—En effet… Le conflit qui semble durer et ne pas s’arrêter fait de nos vies un enfer semé d’une multitude d’injustices qui engendre de la haine. Je voulais simplement vous dire qu’il n’y a rien entre nous qui fasse que l’on ne puisse avoir des rapports humains à part cette situation que nous n’avons pas choisie et je suis là en tant que femme qui essaie de consoler une autre femme.
Salma semblait touchée, elle laissa échapper un “merci” d’une toute petite voix. Mira partit.

Cela ne montre-t-il pas qu’un conflit tel que celui-là, engendre haine, violence, injustice et que beaucoup de gens qui n’ont rien voulu souffrent énormément de ce combat qui crée des situations non souhaitées ? Et ce dialogue montre que l’humanité peut aider à résoudre nombre de problèmes.

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