Journal d’octobre 2011 : une polémique avortée

9 octobre 2011

Chaque rentrée apporte son lot de surprises, polémiques et autres déclarations. Cette année c’est Guy Konopnicki, relayé par Claude Lanzmann qui est à l’origine de la (presque) polémique de la saison.

En effet, dans un article publié sur le net (aschkel.info) G. Konopnicki “révèle” qu’une circulaire parue dans le Bulletin Officiel de l’Education Nationale, préconisait pour le programme d’histoire de première, la suppression du mot “Shoah” et l’utilisation, à sa place, du mot “anéantissement”. Et Konopnicki de partir en guerre…

Informations prises, il n’y a pas de “directive”, mais simplement dans le Bulletin Officiel de septembre 2010, on peut lire à la rubrique : Guerres mondiales et espoirs de paix : “La Seconde guerre mondiale : guerre d’anéantissement et génocides des Juifs et des Tziganes” – rien de plus.

Cependant, il semblerait que des éditeurs (Hatier et Hachette) dans leurs manuels d’histoire auraient, eux, pris l’initiative de remplacer le mot Shoah par celui d’anéantissement. Ce retrait semble  effectif dans certains manuels.

C’est sans doute cette découverte qui a fait réagir G. Konopnicki et écrire en réponse pour préciser ce que le mot Shoah apporte de plus à la compréhension de l’événement : le choix du mot Shoah, n’est pas un hasard mais il sert à désigner le caractère unique du génocide juif…et le fait que la désignation en hébreu de la Shoah, porte aussi la singularité du peuple juif, son retrait signifierait donc : le refus d’un traitement trop singulier, trop juif, ce qui revient à réduire la dimension singulière de l’événement à sa durée et à son ampleur…

Par ailleurs, concomitamment à l’absence du mot Shoah dans ces mêmes ouvrages, apparaît pour la première fois le mot “Nakhba”, terme miroir forgé par les Palestiniens pour nommer leur propre catastrophe : la création de l’Etat d’israël en 1948. Soit. Mais il semble qu’on ait omis de préciser qu’à cette époque les Arabes ont refusé le Plan de Partage proposé par l’ONU qui stipulait par la résolution 181, la création d’un Etat juif et d’un Etat arabe.

Ce genre d’omission et/ou d’interprétation des faits, fait dire à Konopnicki que, ces manuels fondent un nouvel enseignement du mépris et leur logique tient à la suppression non pas d’un seul mot, mais de deux : Shoah et Israël, et il parle aussi, en citant plusieurs exemples pris dans ces manuels de défiguration de l’histoire.

Les éditions Hachette auraient indiqué “qu’après lecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés et qu’à l’occasion de l’impression, ils seront changés”. Ceci sans préciser ni le détail des passages, ni la teneur des modifications. (Le Monde de l’éducation).

Il ressort que Konopnicki n’a pas tout à fait tort de s’indigner et même s’il n’y a sans doute pas eu de circulaire pour demander la suppression du mot Shoah ou pour recommander une interprétation “négative” voire erronée de l’histoire de la création de l’Etat d’Israël, pourquoi alors, les rédacteurs et éditeurs de ces manuels se sont-ils sentis autorisés à le faire ? L’air du temps peut-être ?

Dans des pays comme l’Espagne, le Japon ou la Suède les ouvrages réalisés par une entreprise privée, ne sont introduits en classe qu’après autorisation des pouvoirs publics. Croyez-vous qu’il en soit de même chez nous et qu’il y ait le moindre contrôle ? Que nenni…

Ce sont les éditeurs qui “interprètent les programmes scolaires en toute liberté” selon le rapport de Dominique Borne, inspecteur général de l’Education nationale, qui ajoute que “les manuels sont conçus en fonction des vœux des professeurs plus qu’en fonction des souhaits de l’institution ou des besoins des élèves”. Nous voilà vraiment rassurés!!

Personne ne sort grandi de ce genre de polémique et moins encore l’Education Nationale dont le rôle est de veiller à prodiguer aux enfants un enseignement juste et objectif, et non pas à engendrer la discorde; ce qui ne semble pas être, en cette occurrence, tout à fait le cas.

Notre jeunesse ne mérite-t-elle pas mieux ?

Lison Benzaquen


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Promesses » par Ketty Harpon, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film a été projeté lors de notre séance du 7 octobre 2010. Le débatteur était David Chemla, Président de « La Paix maintenant ».

« Le thème de ce documentaire est de retracer le quotidien de jeunes enfants qui se trouvent au milieu d’un conflit. Ce conflit est celui qui oppose le peuple de la Palestine à Israël.

Opinion personnelle : Ce document m’a plu plus ou moins, car le thème général était intéressant. Parler d’un conflit à travers de jeunes enfants était bien choisi. J’ai beaucoup aimé voir le quotidien de chacun des enfants, qu’il soit israélien ou palestinien. Ils sont jeunes mais savent bien s’exprimer sur des sujets plutôt graves, comme la mort de leurs proches.

Par contre j’ai trouvé dommage que certains enfants ressentent une telle haine envers un peuple inconnu pour eux. Je pense que cela est du à l’influence de leurs parents et leur entourage.

Le jour de la rencontre entre les deux jumeaux et les enfants faisait penser à un début de paix, le temps d’une journée ils ont échangé, joué ensemble sans aucune peur. A la fin on nous montre que chacun continue à vivre sa vie malgré ce conflit. Finalement je trouve qu’ils ne sont pas si différents de nous, ce sont des adolescents qui mènent une vie normale. »

Ketty Harpon


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Promesses » par Laetitia Matendo, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film a été projeté lors de notre séance du 7 octobre 2010. Le débatteur était David Chemla, Président de « La Paix maintenant ».

« Le jeudi 7 octobre, je suis allée voir avec ma classe, le film “Promesses”. C’est un reportage réalisé par un homme d’origine juive, sur les conflits israélo-palestiniens. Pour faire ce reportage, le réalisateur a interviewé des enfants d’origines juive et palestinienne. Lors des interviews, le réalisateur leur posait des questions telles que : “Que pensez-vous de cette guerre? Pourriez-vous être ami avec un juif, un palestinien?” Les enfants avaient tous des points de vue différents.

J’ai apprécié ce reportage car ce sont des enfants qui s’exprimaient, ce qui pour moi était le plus intéressant.

J’ai beaucoup aimé la scène où les enfants palestiniens et israéliens se sont rencontrés, où ils ont pu oublier pour une journée leurs origines. J’ai été très attristée de voir des enfants se faire tuer par des soldats.

Dans ce reportage, j’ai aussi vu qu’il y avait des baraques installées un peu partout sur les routes et que les Juifs pouvaient passer sans problème alors que les Palestiniens non, ce que je trouve très injuste car même s’il y a des conflits, les Juifs et les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits.

“Promesses” m’a montré que les enfants ont les mêmes opinions que les adultes même si ce n’est pas exprimé de la même façon. »

Lætitia Matendo


Journal de Janvier 2011 : témoignage d’un élève sur la séance du film « Promesses »

26 janvier 2011

Pour rendre compte de cette séance, il nous  a paru impératif de donner la parole  à Mehdi Hassouni, un des élèves présents  de Terminale du Lycée Saint-Dominique.

“Promesses” est un film unique en son  genre, de par le fait que le message de paix  qu’il prône a pour base les paroles d’enfants  palestiniens et israéliens, qui vivent le  conflit au quotidien.

Ces enfants ont une vision étonnamment  claire de la guerre, ou du moins des divisions sociales, tensions et souffrances humaines qu’elle engendre. De leur point de vue, la société, auparavant unie par la paix entre Musulmans, Chrétiens et Juifs locaux, apparaît divisée en deux camps : les Palestiniens et les Israéliens. Dans chacun des camps, certains aspirent à la paix, d’autres veulent l’éradication du camps adverse.

Aussi, malgré le fait qu’ils ne vivent qu’à quelques kilomètres les uns des autres, les protagonistes de ce film sont pourtant séparés par deux “murs”: le premier “mur” est celui de la guerre (barrages mis en place par l’armée israélienne) et le second est celui de leur appartenance sociale : (Arabes/Hébreux, Palestiniens/Israéliens, Musulmans/Juifs).

A travers leur discours, on voit très bien qu’ils ont d’ores et déjà reçu bien des préjugés quant à la société de l’autre côté des murs, des préjugés issus de leurs familles, ces préjugés auxquels on peut parfois adhérer sans réfléchir, en écoutant une discussion politique lors d’un repas de famille, laissant ainsi les sentiments l’emporter sur la raison. De plus, ils justifient leur droit de propriété sur le sol de la Palestine (et notament sur Jérusalem) grâce aux interprétations qu’ils ont de la Torah et du Coran.

Mais on dit bien que “la vérité sort de la bouche des enfants”. Alors, si certains de ces enfants croient en la paix israélo-palestinienne, peut-être est-elle vraiment possible. Cette croyance s’est vue partagée par les élèves du lycée Saint-Dominique à la sortie du débat sur ce conflit. Ce qui est encore plus apprécié est le fait que même les citoyens de pays bien loin du Proche-orient œuvrent à la résolution pacifique de ce conflit qui n’aura que trop duré. En tout cas, cette paix aujourd’hui demeure un idéal, non un fait, et le seul espoir que ces deux peuples puissent cohabiter pacifiquement, sur une même parcelle de terre, réside dans l’éventualité que les enfants apprennent à se connaître, se défaisant ainsi des préjugés que leur ont inculqués leurs prédécesseurs sur le camp adverse. Egalement, il faudra rendre justice à tous ces crimes de guerre commis lors de ce conflit avant de pouvoir entamer toute négociation pour la paix, car l’Homme a trop d’amour propre et, ne sachant souvent pas pardonner, il crie “justice” avant de penser “paix”.

Mehdi Hassouni

 

 


Journal de Janvier 2011 : compte-rendu de la séance de « Promesses »

26 janvier 2011

PROMESSES

Film de Justine Shapiro,  B.Z. Goldberg et Carlos  Bolado

Séance du 7 octobre 2010

Thème : Vivre ensemble

Débatteur : David Chemla

La salle était comble pour ce film sur le conflit israélo-palestinien. David Chemla, président français de La Paix Maintenant, et Daniel Rachline, notre trésorier, ont ouvert la séance en brossant un tableau très complet, équilibré et compréhensible des causes du conflit. Le film réussit l’exploit de faire se rencontrer de jeunes israéliens et de jeunes palestiniens et de les amener à dialoguer. On voit ainsi Yarko, l’israélien, pleurant de dépit à l’échec d’un important match de volley, et ensuite Farraj, son homologue palestinien, éclatant en sanglots lorsqu’il échoue aux 100 mètres qu’il aurait dû gagner. Même passion pour le sport, même réaction à l’échec, la rencontre peut se faire, ils auront matière à échanger.

Et la discussion s’instaure entre eux et avec les autres enfants des deux bords, laïcs et religieux, garçons et filles qui, tous, ont leurs idées sur le conflit. Yarko, d’une famille progressiste laïque, dit même se sentir plus proche de Farraj que de son jeune voisin israélien religieux.

Le tournage a lieu entre 1997 et 2000. Les accords d’Oslo ne sont pas encore caducs. Par delà l’appréhension de leurs parents, on perçoit le rêve des enfants de continuer leurs échanges. Las, les accords traînent; la deuxième intifada est là. Quelques années plus tard, le film est repris. Yarko est interrogé : “où en es tu?”. Et Yarko, devenu un grand adolescent, bafouille : “ oh, j’ai mes copains, mon sport, mes études, je n’ai plus le temps”. Fin. Vifs applaudissements.

L’honnêteté du film, la beauté des images, le choix si marquant des enfants interrogés ont profondément touché nos élèves. Et les explications lumineuses de nos débatteurs ont fait que pratiquement aucune question n’a eu à être posée.

Et pourtant une interrogation me taraude : dans cinq ans, dans dix ans, en sera-t-on toujours aux seules Promesses de ce film?

Hélène Eisenmann

 


Programme 2010-2011 : « Promesses »

14 octobre 2010

Séance du jeudi 7 octobre 2010

Vivre ensemble

Promesses

Date de sortie : 2002

Réalisateurs : Justine Shapiro, B.Z. Goldberg, Carlos Bolado

Débatteur : David Chemla (Président de « La Paix maintenant »)

Durée : 1h46

 

Profitant d’une période d’accalmie à la frontière israélo-palestienne entre 1997 et 2000, les réalisateurs ont demandé à 7 enfants juifs et palestiniens âgés de 9 à 13 ans, qui vivent à quelques kilomètres les uns des autres, de donner leur version du conflit au Proche-Orient.

Comment vivent-ils le climat explosif qui divise leurs peuples? Que pensent-ils les uns des autres? Qu’est-ce qui peut les rapprocher au-delà de leurs différends?…


A lire : « Le collaborateur de Bethléem » de Matt Rees

24 janvier 2010

Paru dans le Journal de Janvier 2010

Le Collaborateur de Bethléem, publié aux éditions Albin Michel et aux éditions Le Livre de Poche

Matt Rees est écrivain et journaliste vivant à Jérusalem. C’est son premier roman qui se situe dans un camp de réfugiés à Bethléem.

Suspense assuré mais aussi une étude passionnante sur la société palestinienne. A découvrir.


« Israël : s’il vous plaît, disparaissez »

24 janvier 2010

Paru dans le Journal de Janvier 2010

Mémoire 2000 est heureuse et fière de publier cet article inédit de Jacques Tarnéro, chercheur et documentariste.

C’est une idée qui fait son chemin. Elle s’exprime désormais sans honte protégée par l’innocence apparente de son questionnement : “et si la création de l’Etat d’Israël en 1948, par l’ONU, avait été une erreur?” “Si au lieu de réparer un crime, l’ONU avait contribué à en favoriser un autre?” Depuis soixante ans, avec des succès inégaux, le projet de retirer cet Etat de la carte prend soudain une autre tournure. “S’il vous plait disparaissez! Disparaissez pour apaiser la planète! ” Tel est le message explicite ou murmuré ou bien encore subliminal qui se dit, se chuchote, s’écrit ou se pense dans différents lieux. Tel est le message qui est adressé à Israël de manière de plus en plus insistante tandis qu’une autre voix beaucoup plus vociférante annonce qu’elle va bientôt passer à l’acte pour débarrasser la terre de cette désagréable pustule. Ainsi le boulot serait en passe d’être accompli par un clone islamique d’Hitler, grâce à la bombe atomique qu’il s’efforce de fabriquer. Pendant ce temps, en occident on s’apprête à sortir ses mouchoirs dès que la bombe explosera sur Tel Aviv.

Si tout le monde occidental ou presque s’accorde pour estimer qu’Ahmadinedjad ne répond pas aux canons de la bienséance, personne n’ose y regarder de trop près, comme on n’ose pas regarder de trop près cet autre fantasque de Kadhafi avec sa tente, ses amazones, ses dromadaires et ses propos déraisonnables. Le folklore oriental possède cet avantage : il inspire au fond une indulgence méprisante, post coloniale, aux bons esprits progressistes alors qu’il devrait aussi leur inspirer de l’effroi.

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« Les Citronniers » revu par Mathieu B.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte de Mathieu B.

Les rayons du soleil ravivaient les couleurs des citronniers desséchés dont Salma ne pouvait plus s’occuper, ayant perdu l’accès à son verger grillagé. Cependant, ce jour-là, elle s’y infiltra afin de ramasser quelques fruits répandus sur le sol.

Le soldat du mirador ne s’occupait pas de sa présence et somnolait plus ou moins sur sa radio allumée. Alors que Salma se penchait, elle entendit quelqu’un qui frappait doucement le grillage. Elle prit peur d’abord, car elle s’imaginait qu’un militaire l’avait remarquée, mais elle regagna confiance en elle lorsqu’elle aperçut Mira Navon qui, derrière les mailles de la grille, lui demanda de s’approcher.

Les deux femmes se regardèrent longuement et, quand une certaine complicité se fut installée entre elles, Mira put engager la conversation : “Je ne vous dérange pas ? Commença-t-elle.
—Non, non, répondit Salma, après un court silence.
—Si je viens à votre rencontre, sachez que ce n’est pas pour vous critiquer, comme le font les miens et mêmes certains des vôtres à cause de leurs préjugés. Au contraire, poursuivit la femme du ministre, je désire vous parler afin que vous appreniez tout ce que je mettrai en ouvre pour vous protéger. En effet,par delà leurs différences, les Palestiniens et les Israéliens, doivent enfin s’entendre, se comprendre. Ils ne doivent plus tant se combattre, et certaines personnes parmi les deux peuples peuvent faire changer les choses.
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« Les Citronniers » revu par Louise R.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte de Louise R.

Salma pleurait, seule dans son salon. On allait lui prendre tout ce qui lui était le plus cher et qui la faisait vivre : son verger. Elle pleurait son désespoir et sa haine, elle était frustrée, elle trouvait cela injuste… Pourquoi elle ? Elle qui n’avait rien fait ? Et puis un jour, juste au nom de la sécurité d’un ministre israélien, on allait lui enlever ses biens. Elle pleurait donc son désarroi qui depuis 12 jours, date de l’arrivée de la famille du ministre, ne cessait d’augmenter.

On frappa à la porte, Salma ne bougea point, elle essuya ses larmes qui ne cessaient de couler et attendit, le regard vide d’expression. On frappa à nouveau. Une voix lointaine cria : “Madame Zidane ouvrez-moi, c’est Mira, votre voisine”. Salma resta immobile, puis on entendit un bruit de pas sur le gravier. Mira était partie.

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« Les Citronniers » revu par Ilan A.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte d’Ilan A.

Salma, l’agricultrice et Mira, la femme du ministre israélien se rencontrent après l’incident du tir de fusil tiré, a priori du verger de la femme âgée palestinienne.

C’est tout d’abord Mira qui fait le premier pas en apercevant Salma en train de pleurer dans sa cuisine. : “Bonjour Madame Salma, avant de commencer à discuter, j’aimerais avant tout vous confier que je ne suis pas censée être là et que je me suis permise de grimper au dessus du grillage qui nous sépare pour enfin pouvoir communiquer et parler des cauchemars qui nous hantent tellement depuis de nombreuses années“

Salma émue de l’arrivée de sa voisine : “ Chère voisine, je suis éblouie, tellement ravie et joyeuse que nous puissions enfin discuter calmement, seule à seule, sans aucune sécurité, de femme à femme, d’humain à humain. Voulez-vous de la limonade ?“

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Séance du jeudi 12 novembre 2009 : Les Citronniers

23 janvier 2010

Compte rendu de séance

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis
Avec Hiam Abbass, Ali Suliman, Rona Lipaz Michael,…
Film français, allemand, israélien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 46min
Année de production : 2008
Titre original : Etz Limon

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis.

Une veuve palestinienne vit en Cisjordanie, juste à la limite de la frontière avec Israël, de l’exploitation de la culture des citronniers que lui ont laissé ses parents, avec l’aide d’un vieux jardinier arabe qui la considère comme sa fille.

De l’autre côté de la frontière, vient s’installer le ministre israélien de la Défense avec sa famille, et tout va changer, car il craint que des terroristes ne se cachent parmi les citronniers qu’il veut donc faire abattre.

Sa femme qui apprend le sort réservé à sa voisine est horrifiée. La veuve se rebelle et avec l’aide d’un jeune avocat (qui tombe amoureux d’elle) décide d’aller devant la Cour suprême pour demander que justice soit faite.

Malheureusement les arguments du ministre israélien sont les plus forts . Le jeune avocat se fiance, les citronniers seront tous arrachés et la femme du ministre, écoeurée par le sort réservé à la Palestinienne, repart vers Tel-Aviv.

Nous avons eu la chance d’avoir comme débatteur Monsieur David Chemla, président des Amis de la Paix Maintenant en France, qui non seulement connaît parfaitement Israël et les conflits qui s’y rattachent mais en revient tout dernièrement, ce qui a beaucoup intéressé nos spectateurs qui venaient de différents milieux, comme à l’accoutumée.

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« Brothers » : Séance exceptionnelle pour tous, le jeudi 10 décembre

6 novembre 2009


Séance de soutien à Mémoire 2010

Chers amis,

Vous le savez sans doute, les subventions officielles qui nous sont habituellement attribuées, sont désormais très limitées, ce qui nous pose de graves problèmes de financement. Nous avons donc décidé d’organiser une matinée payante exceptionnelle avec la projection en exclusivité et en avant-première d’un grand film qui ne sortira dans les salles qu’au mois de mars 2010.

Ce film, Brothers (Frères) du réalisateur Igaal Niddam met en scène deux frères que tout sépare, sauf le fait d’être nés juifs, et qui se retrouvent en Israël après de longues années de silence.

Dan a choisi le monde du travail et de la terre dans un kibboutz au sud d’Israël. Aharon, son frère, docteur en droit et en philosophie, grand érudit de la Torah, arrive des Etats-Unis à Jérusalem pour défendre les droits des étudiants de la Torah.

Le conflit qui oppose les deux frères est le reflet d’une société déchirée entre ses convictions religieuses et politiques. Ce film ouvre un débat nuancé et essentiel sur la question de la séparation de l’Etat et de la religion en Israël.

LE REALISATEUR SERA PRÉSENT POUR PARLER DE SON FILM ET REPONDRE AUX QUESTIONS APRÈS LA PROJECTION

Cette matinée aura lieu le
JEUDI 10 DECEMBRE A 10 HEURES (matin)
AU CINEMA LE SAINT-GERMAIN DES PRÉS
22 rue Guillaumes Apollinaire –75006 Paris.

LE PRIX DES PLACES : 25€ pour une personne, 40€ pour un couple.

Pour réserver : envoyez votre chèque à :
MEMOIRE 2000
27 rue du Texel
75014 Paris
Tel :01 40 47 73 48
email : memoire2000@neuf.fr

Ne manquez pas cette occasion de voir un grand film et de nous aider à continuer notre action auprès des jeunes.
En réservant vos places, en en parlant autour de vous, vous êtes assurés de passer une très bonne matinée et de soutenir une bonne cause.
Nous comptons sur vous !
Merci de faire circuler cette information en l’envoyant à vos amis et en leur demandant de la transmettre à leur tour à leurs amis.


Projection scolaire supplémentaire le mardi 8 décembre : « D’une seule voix »

4 novembre 2009


Le Mardi 8 décembre au cinéma La Pagode.

Israéliens et Palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans, ils sont avant tout musiciens.
Partant du constat qu’il est maintenant impossible pour eux de se rencontrer en Israël ou dans les Territoires Palestiniens, le français Jean-Yves Labat de Rossi, va les cherchez chez eux, de part et d’autre du mur, pour les inviter à une tournée surprenante qui les réunira en France pendant trois semaines.
Un pari audacieux qui se révèle rapidement risqué. Dès le début de la tournée, les rivalités apparaissent inévitablement. Sur scène, c’est un triomphe alors que dans les coulisses, le ton monte…

Le film servira de support à une discussion sur le conflit israélo-palestinien transposé en France, en essayant de parler de ce conflit en d’autres termes que les clichés habituellement entendus.
Débatteurs : Daniel Rachline (La paix maintenant), Xavier de Lauzanne (réalisateur du film).
Site du film.
Page Facebook du film.


Prochaine séance, le jeudi 12 novembre : Les Citronniers

20 octobre 2009

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis
Avec Hiam Abbass, Ali Suliman, Rona Lipaz Michael,…
Film français, allemand, israélien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 46min
Année de production : 2008
Titre original : Etz Limon

Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s’y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d’y affronter les redoutables avocats de l’armée soutenus par le gouvernement.


Mais une veuve palestinienne n’est pas libre de ses actes surtout lorsqu’une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l’épouse du ministre. Entre les deux femmes s’établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.