Suivi judiciaire…

24 avril 2016

On apprend que l’arrêt de la cour de Lyon qui avait confirmé la décision du conseil de l’ordre des avocats de Lyon en confirmant la radiation de Maître DUBRUEL  (l’avocat lyonnais qui avait récusé un magistrat parce qu’il était juif) a été cassé par la cour de cassation en date du 1er Juillet 2015.

Cette information ne remet nullement en cause les raisons des poursuites disciplinaires engagées contre cet avocat que Mémoire 2000 avait poursuivi pour provocation à la haine raciale (ces poursuites n’avaient pas abouti pour des raisons de forme et de procédure). Elle repose sur l’absence de communication directe à l’intéressé des réquisitions du Ministère public tendant à la confirmation de sa radiation qui avait été prononcée par le conseil de l’ordre. En clair la cour de cassation reproche à la cour de s’être prononcée, sans que l’intéressé, qui n’avait pas d’avocat devant la cour de cassation, n’ait eu connaissance des réquisitions prises contre lui. Il savait parfaitement ce qu’on lui reprochait, mais il n’avait pas eu accès à l’argumentation du Ministère public.

L’affaire a été renvoyée devant la cour d’appel de Paris qui va avoir à se prononcer.

Nul doute qu’à cette occasion on ne manquera pas de lui faire parvenir le mémoire du parquet.

Cette décision n’en est pas moins significative.

Les règles de procédure doivent être respectées en toute occasion et surtout, lorsque l’on est en présence de situations qui paraissent évidentes ; mais elle illustre aussi le fait que les principes ne peuvent être défendus que dans le strict respect des règles de procédure.

Bref, ce n’est pas parce que c’est évident que c’est joué.

Mémoire 2000 veillera à l’avenir à ce que soient respectées davantage les règles de forme procédure.

En l’occurrence nul ne peut se prévaloir de cet arrêt pour dire que l’antisémitisme progresse ou régresse.

Bernard JOUANNEAU

Publicités

Tribune: La condamnation de Radovan KARADZIC était un leurre

19 avril 2016

Ce verdict témoigne de la faillite du projet de justice internationale porté par le TPIY.

En même temps qu’il condamnait Radovan KARADZIC, il acquittait Vojislav STESEL, le chef historique de l’extrême droite serbe. Après treize ans de procédure, celui qui avait inspiré la répression et l’extermination des mâles en âge de combattre à SREBRENICZA est blanchi, alors que celui qui l’a fait exécuter par le général MLADIC est condamné.

Lors de la création en 1993 de ce tribunal international pour l’ex Yougoslavie, on avait interprété cette issue judiciaire comme l’expression de la mauvaise conscience des pays occidentaux qui s’étaient révélés incapables de faire cesser la guerre en BOSNIE. Il s’agissait de créer une juridiction internationale neutre et impartiale qui ne soit pas le tribunal des vainqueurs, capable de dire le droit alors que la guerre continuait de se poursuivre.

Mais en fait, l’intervention de cette juridiction n’aura été qu’un leurre permettant à ces pays issus de l’ex Yougoslavie de s’avancer sur la voie de l’intégration européenne. Les criminels de guerre croates et serbes sont devenus les héros de l’intégration européenne, messagers annonciateurs d’un avenir supposé radieux. Tous ont été accueillis à leur libération avec faste dans leurs pays respectifs: Ante GOTOVINA et Mladic MARKE à ZAGREB en 2012 et Dario KORDIC en Croatie en juin 2014 qui a été relâché après avoir effectué les deux tiers de sa peine.

On attend encore que le général MLADIC soit jugé et l’on se prend à se demander quand KARADZIC sera gracié.

Certains  voient dans le verdict du TPIY de la HAYE du 26 mars dernier, au contraire « un verdict exemplaire « .

  • 600 témoins sont  entendus
  • 48000 pages de PV
  • 8 ans de procédure
  • 40 ans de prison pour l’ancien chef des Serbes de Bosnie

« En infligeant cette peine à l’un des hommes responsables des pires crimes commis en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le TPIY n’a pas seulement rendu un verdict à la hauteur des faits commis, il a montré que la justice internationale ça peut marcher  » (Le Monde  du 26 mars 2016).

Sous couvert de l’homme fort de BELGRADE Slobodan MILOSEVIC (décédé en 2006 en prison) R. KARADZIC a mené une campagne d’épuration ethnique particulièrement féroce dans cette république pluri ethnique et pluri confessionnelle. Pour chasser les musulmans de Bosnie de leurs maisons,  de leurs terres ancestrales, on a tué, violé, et jeté des dizaines de milliers de malheureux sur les routes. Exode sanglant qui fera plus de 100 000 morts et déplacera deux millions de personnes au nom de la Grande Serbie. On verra éliminer physiquement 6000 hommes et garçons en âge de porter les armes, Musulmans de SREBRENICZA occupée par les Bosno-serbes, qui ont été abattus les mains liées derrière le dos. On assistera au siège impitoyable de SARAJEVO qui fera plus de 11000 morts.

Ce que l’on retiendra tout de même c’est que le TPIY a retenu la qualification de « génocide », alors que certains la contestait en faisant remarquer que l’extermination de ces 6000 victimes du général MLADIC à SREBRENICZA avait eu lieu parce qu’ils étaient en âge de porter les armes et non pas à cause de leur origine.

Mais on entend un autre son de cloche qui ne voit dans ce verdict qu’un leurre et un échec de la juridiction internationale.

Alors allez donc savoir ce  qu’il faut en retenir et convaincre les gens de se rendre au palais de justice pour assister au procès de Pascal SIMBIKANGWA devant la cour d’assises à Paris au mois de octobre prochain pour le génocide des Tutsis et des Hutus modérés au Rwanda.

Bernard JOUANNEAU


La visite du pape sur l’île de LESBOS

18 avril 2016
7AE393B4-E576-46CA-8C76-1A57CF79AEFA_cx0_cy2_cw0_w900_r1_s_r1

Le pape François salue des enfants du camp de réfugiés de Moria sur l’île de Lesbos (epa/ORESTIS)

La visite que le pape a rendue le 17avril aux migrants sur l’île de LESBOS fait espérer un sursaut de l’EUROPE endormie, contre ce qu’il avait déjà appelé en 2013 à Lampedusa «la mondialisation de l’indifférence». Il n’y était pas seul, les deux patriarches orthodoxes d’Istanbul et d’Athènes l’accompagnaient, mais c’est lui qui a ramené à ROME ces douze réfugiés syriens.

Comment ne pas être impressionné de la portée de ce geste ? Depuis un mois que règne et s’impose la stratégie de la lâcheté et de l’abandon, il a  une haute signification qui devrait nous faire réfléchir.

« Ce que j’ai vu aujourd’hui au camp de réfugiés était à pleurer …les émigrants , avant d’être des numéros sont des personnes, des visages, des noms, des histoires » a-t-il déclaré et comme on lui demandait pourquoi il avait accompli ce geste il a répondu en reprenant les propos de mère TERESA à qui l’on demandait pourquoi elle faisait autant d’efforts pour aider les gens à mourir: « c’est une goutte d’eau dans la mer, mais après cette goutte la mer ne sera plus la même. C’est un petit geste que nous devons tous faire.Tendre la main à qui en a besoin ».

Avant d’être religieux ce geste est politique et il doit être entendu par l’humanité tout entière croyante ou non croyante, catholique, orthodoxe, chrétienne, musulmane, juive ou bouddhiste. Il est un réflexe humain de dignité sur lequel tous doivent se déclarer d’accord.

De retour au Vatican, il s’en est expliqué : « l’Europe a les instruments pour défendre la centralité de la personne humaine et pour trouver un juste équilibre entre le double devoir moral de protéger les droits de ses propres citoyens et celui de garantir l’accueil des migrants ».

Il n’y a pas besoin de catéchisme pour cela.

Alors que l’on s’enfonce dans le repli sur soi-même, la crainte du chômage et les menaces du terrorisme, ce message des trois dignitaires de la chrétienté doit nous inspirer et nous donner une raison d’espérer.

Bernard JOUANNEAU


Considérations sur la condamnation de J.M. Le Pen par le Tribunal de Paris

7 avril 2016

Le tribunal de Paris vient de rendre sa décision dans les poursuites engagées par le Ministère public contre Jean-Marie LE PEN, pour les déclarations qu’il a faites le 2 avril 2015 a Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV qui l’interrogeait pour savoir s’il regrettait ce qu’il avait dit jadis sur les chambres à gaz.

Il avait déclaré: « A aucun moment, ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ça soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz » en ajoutant « Je maintiens ces propos parce que je crois que c’est la vérité ».

Jean-Marie Le Pen qui n’avait pas comparu à l’audience avait refusé de se défendre au fond et imparti à son avocat (Maître Wagner) le mandat de se borner à soulever son immunité de député européen.

Sur ce point, faisant droit au moyen soutenu par notre avocat (Maître Serge Tavitian) le tribunal a répondu que les propos tenus sur l’antenne de BFMTV ne l’avaient pas été dans le cadre de l’exercice de son mandat de député, avec lequel ils n’avaient aucun rapport. Il a donc écarté le moyen, puis statuant au fond, en dépit de son absence volontaire aux débats, le tribunal a considéré que Jean-Marie Le Pen s’était bien rendu coupable de contestation de crimes contre l’humanité, délit prévu et réprimé par l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 (Loi Gayssot), au motif que « Force est de constater, que sous couvert d’admettre à la fois la réalité et le caractère « assez ignoble » des chambres à gaz, Jean-Marie Le Pen n’avait eu de cesse d’en relativiser l’importance, par delà sa persistance à employer le terme de « détail » et que « cette analyse qui vise à mettre à égalité l’ensemble des épisodes dramatiques de ce conflit, n’en faisant que des péripéties inhérentes à toute guerre, est effectué en toute conscience par Jean-Marie Le Pen, alors même qu’il a déjà été condamné pour des propos de même nature et qu’il est sans conteste rompu aux interviews »… 

En répression, le tribunal l’a condamné à 30 000  € d’amende et a ordonné en outre, à titre de peine complémentaire la publication d’un communiqué faisant état de sa condamnation dans les quotidiens LE FIGARO, LE MONDE et LIBERATION dans la limite de 5000€ par insertion, tout en ordonnant l’exécution provisoire de cette mesure de publication.

Sur les constitutions de partie civile, le tribunal a octroyé aux associations déclarées recevables, l’indemnisation qu’elles demandaient et en particulier à Mémoire 2000 la somme de 5000 € de dommages et intérêts+ 1500 € de frais.

On retiendra de cette décision l’analyse particulièrement détaillée de la notion de contestation.

Après la reconnaissance par le Conseil constitutionnel de la parfaite constitutionnalité de la loi Gayssot, par sa décision du 6 janvier dernier, le jugement de la 17 ° chambre du tribunal de Paris en renforce la portée.

Le président

Bernard JOUANNEAU


Journal d’Avril 2016: témoignages des élèves après notre séance-débat sur le thème de l’esclavage

30 mars 2016

passage

 

 

 

 

Le passage du milieu

Séance du 16 février 2016

Thème : l’esclavage

Débatteur : Pap D’diaye

 

 

 

 

Cette fois, nous avons demandé aux élèves présents, de nous faire part de leurs impressions par écrit : ce qu’ils ont fait.
Ces élèves sont issus de Bac professionnel électro-technique et rencontrent souvent des difficultés en expression.
Ils appartiennent à la classe : TELKB du Lycée Louis Armand à Nogent sur Marne.
Voici leurs textes.

 

« Par choix, Je n’ai pas l’habitude de regarder des films sur le thème de l’Esclavage, mais “Le passage du Milieu” m‘a permis d’en savoir davantage et d’ouvrir les yeux sur la question humaine. J’ai particulièrement apprécié le débat. »

Fabien

 

« Ce film m’a beaucoup perturbé, j’ai vu des scènes abjectes, des images lourdes et souvent insoutenables. Le débat aide à surmonter les sentiments de révolte que l’on ressent jusqu’à la fin, grâce aux échanges entre les débatteurs et les élèves. »

Ryan

 

« J’ai apprécié le film même si il avait des moments très durs (finalement toutes les scènes du film étaient poignantes). Je pense qu’il faut ce genre d’images pour secouer les gens et lutter contre le racisme. Merci pour le débat, j’ai personnellement appris beaucoup de choses, des éléments historiques. Il faut continuer! »

Mohamed

 

« J’ai souvent détourné le regard pendant la projection du film, je me concentrais sur la voix, c’était plus supportable. J’ai vraiment été intéressé par le débat et le fait de pouvoir poser des questions. Merci pour tout ce que j’ai appris. »

Damien

 

« Ce film est terrible. Il m’a révolté et dégoûté d’être Humain, je n’arrive pas à croire ni à accepter que l’homme puisse faire ça. »

Mamadou

 

« J’ai eu du mal au début à me concentrer. Il n’y avait pas de dialogue seulement des images terribles que l’on reçoit en pleine figure avec comme fond sonore une voix douce presque mélodieuse, c’était très perturbant. Je trouve tellement intéressant qu’il y ait un débat, que l’on puisse poser des questions et s’exprimer. Merci…Je reviendrai. »

Jonathan


Mémoire 2000 vous recommande la lecture d’un article d’Éric KESLASSY sur l’antisémitisme en France

5 octobre 2015

Mémoire 2000 vous recommande l’article « De l’antisémitisme en France » d’Éric KESLASSY, paru en septembre 2015 dans Les notes de l’institut Diderot.

Vous pouvez téléchargez l’article en cliquant ICI.

Vous pouvez consulter cet article et les travaux de l’Institut Diderot vous rendant sur leur site en cliquant ICI 


Un Journal exceptionnel de Mémoire 2000 après les assassinats de Janvier 2015

2 mars 2015

Journal spécialCLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU JOURNAL EXCEPTIONNEL DE JANVIER 2015