Notre Journal de juillet 2010: témoignage de Matthieu Basselier de sa visite du Mont Valérien avec Mémoire 2000

Mont-Valérien

Le mardi 6 avril, la 3èmeA s’est rendue au Mont Valérien, pas très loin de Paris, où ont été fusillés les Résistants pendant la seconde Guerre Mondiale. Le Mont Valérien est devenu, le 18 juin 1960, le mémorial de la Résistance, mais ce projet avait était envisagé par le Général de Gaulle 15 ans auparavant, en 1945, à la fin de la guerre.

Lorsque nous sommes arrivés, nous avons “atterri” sur une grande esplanade bleu-blanc-rouge avec une allée en forme de croix au bout de laquelle se dresse une grande croix de Lorraine (le symbole du général de Gaulle et des Résistants) devant laquelle se trouve, normalement, la flamme de la Résistance, qu’on allume pour les cérémonies mais qui reste éteinte le reste du temps pour éviter les actes de vandalisme. De part et d’autre de cette croix, il y avait 16 sculptures carrées (8 à droite, 8 à gauche) exposées sur 100m de long qui représentent des grands faits, différentes formes de Résistance ou des batailles importantes de la guerre.

Après que la guide nous eut expliqué la signification de chacune (elles sont souvent difficiles à comprendre car ce sont beaucoup d’allégorie et de symboles), nous avons pénétré dans la crypte du mémorial, située juste derrière la croix de Lorraine. On y voit notamment 16 tombeaux de Résistants décorés de l’Ordre de la Libération, dont les corps ont été donnés par leurs familles à l’inauguration du mémorial en 1960. Un des caveaux reste vide pour le moment car il est destiné à recevoir le corps du dernier membre de l’Ordre de la Libération qui mourra (c’est un ordre qui fut décerné à quelques Résistants et quelques villes par le général de Gaulle qui l’avait créé pour honorer de grands services rendus pour libérer la France). Il fait plutôt sombre dans cette crypte et l’ambiance, assez grave, est tournée vers le recueillement.

Suite à la visite du monument lui-même, nous avons suivi le chemin qu’empruntaient les Résistants pour être fusillés : “chemin du souvenir”. Nous avons vu, en premier, la chapelle ou ils attendaient quelques temps avant d’être conduits aux poteaux d’exécution dont nous avons vus quelques “exemplaires” dans la chapelle. Par ailleurs, cette chapelle, peu grande, avait accueilli jusqu’à plus de 100 prisonniers lors de la plus importante exécution ! Et un lors de la plus petite….

En face de la chapelle se trouve une sculpture en forme de cloche, de plus de 2 mètres de haut, où sont gravés en lettres d’or les noms des Résistants et des otages fusillés ici, classés par année de mort. Il y a des centaines de noms, mais beaucoup plus de résistants et d’otages furent tués ici, cependant on n’a pas retrouvé leur identité sur les registres allemands dont une bonne partie a été détruite à la fin de la guerre.

Enfin, nous sommes arrivés dans une petite clairière retirée et assez calme : la “clairière des fusillés”. C’est ici qu’otages et Résistants étaient abattus, parfois à cinq ou six d’un seul coup. Les corps étaient ensuite transférés dans des caisses en bois (dont nous avons vu quelques “exemplaires” dans la chapelle) pour pouvoir être chargés en masse dans des camions qui paraissaient transporter de simples marchandises lorsqu’ils quittaient le Mont Valérien pour acheminer les corps dans des fosses ou ceux-ci étaient enterrés. Une des élèves de notre classe a lu une lettre d’un Résistant qu’on allait fusiller, à ses parents : c’était assez émouvant et fort car il ne s’effondrait pas devant la mort ; au contraire, il était heureux d’avoir servi son pays et avait de l’espoir dans le sauvetage de celui-ci. Au terme de cette lettre, nous avons fait marche arrière et quitté le Mont Valérien.

Je trouve que c’est un lieu troublant car c’est incroyable que dans un lieu si paisible, au milieu de la campagne — et pourtant si proche de Paris — il y ait eu tant de crimes. Heureusement, le mémorial permet de rendre un bel hommage aux Résistants car à la fois le “chemin du souvenir” aide à se recueillir dans le calme de la nature et le mémorial en lui-même (la crypte, la croix, les sculptures, la flamme) célèbre avec monumentalisme les actes d’héroïsme perpétrés pendant la seconde guerre mondiale qui ont permis la Libération de notre pays.

Matthieu Basselier

Elève de 3ème A du Collège Pierre de Ronsard (Paris)

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