Journal d’Avril 2012 : Mein Kampf (pourquoi?)

17 avril 2012

Ecrit en 1924/25 en prison où Hitler se trouvait pour 18 mois à la suite d’une tentative de putch.

Dès sa publication, il a été traduit en France à quelques dizaines d’exemplaires et diffusé par les créateurs de la Ligue contre les progroms devenue vite la LICA, pour informer de ce qu’il allait se passer : sans succès.

Aujourd’hui il est en vente partout, traduit dans toutes les langues c’est un véritable best seller.

Il a été interdit de publication en Allemagne, mais cette interdiction sera bientôt levée et avec elle un nouveau tabou tombe.

Bientôt, en 2016, le livre tombera dans le domaine public. A cette occasion qu’adviendra-t-il?

La banalisation de ce genre d’ouvrage  risque d’être des plus pernicieuse avec le vide moral et juridique qui préside.

C’est dans cet esprit que nous avons rencontré Maître Philippe Coen initiateur du site hateprevention.org qui nous a présenté des propositions qe l’on peut consulter sur son site.

Plonger dans l’avenir où avec la liberté totale de parole sur la toile, tout concourt aux débordements, que faire alors?

Maître Philippe Coen nous apporte une réponse.

Daniel Rachline


Journal de Juillet 2011: Qui perd gagne??

3 septembre 2011

Même si l’événement n’est plus de toute fraîcheur, nous ne pouvons passer sous silence ce qui a bouleversé, non seulement la France, mais une grande partie du monde. Je veux parler, vous l’avez compris, de l’affaire Dominique Strauss Kahn.

Que dire de plus qui n’ait déjà été dit ?

Comme pour tout le monde l’annonce de l’inculpation de DSK et surtout de la raison de son inculpation a été sidérante. Ce fut l’incompréhension et la stupeur.

Puis vint le temps de la réflexion, des analyses, et des bribes d’explications sont apparues.

Pour ma part (formation oblige) je privilégierai l’explication psychanalytique, tant la logique en cette occurrence est absente. DSK, homme intelligent et avisé ne peut pas avoir “délibérément” commis un acte aussi grave.

Il n’est pas rare qu’un homme arrivé au sommet de la gloire et de la puissance ne “s’arrange” pour en redescendre brutalement.

En 1641 déjà, Corneille, dans sa pièce Cinna, faisait dire à Auguste de très beaux vers qui pourraient s’appliquer à cette situation.…

Toujours vers quelque objet pousse quelque désir

Il se ramène en soi, n’ayant plus où se prendre

Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre…

Un beau résumé.

On a beaucoup parlé de “suicide politique”, “d’acte manqué”. Pour la psychanalyse un acte manqué représente la réalisation d’un désir inconscient ; et l’on sous-estime trop souvent le fonctionnement de l’inconscient. DSK n’a, semble-t-il, pas été avare d’actes manqués, il les a multipliés : “séduction forcée” d’une jeune femme, là au mauvais endroit au mauvais moment et à laquelle va toute notre compassion, oubli d’un téléphone portable, coup de fil de l’aéroport à l’hôtel…on croirait le Petit Poucet semant des cailloux ! Tout cela l’a mené “à l’insu de son plein gré” vraisemblablement, là où il souhaitait réellement aller, à savoir loin d’un pouvoir vers lequel il a été d’une certaine manière poussé par d’excessives pressions extérieures.

Sans doute s’est-il senti soulagé d’une tension insupportable et inexprimable, et ce qui, pour chacun d’entre nous serait une véritable catastrophe a pu être, on peut le supputer, pour DSK, une sorte de planche de salut.

C’est une libération quand même très chèrement payée !!

Lison Benzaquen

 


Journal de Juillet 2011 : quand la traque des génocidaires des Tutsis sera-t-elle d' »actualité » sur France 2?

9 août 2011

QUAND LA TRAQUE DES GENOCIDAIRES DES TUTSI SERA-T-ELLE D’“ACTUALITE” SUR FRANCE 2 ?

Le 31 mai, France2 en seconde partie de soirée, devait diffuser dans l’émission “la grande traque” présentée par Nicolas Poincaré, un documentaire sur des génocidaires rwandais se trouvant en France. Et puis, Ratko Mladic le boucher des Balkans est (enfin !) arrêté. Alors France2 déprogramme le doc sur les Génocidaires du Rwanda pour rebondir sur l’Actualité et diffuser à la place le document prévu pour le 7 juin “Ratko Mladic, le boucher des Balkans”.

J’ai alors envoyé au Médiateur de France 2 un mail de protestation suite à cette déprogrammation. Mail, bien sûr resté sans réponse… France2 annonçant que c’est pour rebondir sur l’actualité. Si cela n’était pas si tragique, ce serait à en rire! C’est honteux! Sachez que l’actualité touche aussi les génocidaires rwandais. Des exemples sur cette chape de silence médiatique? D’accord, en voici quelques uns :—Arrestation la veille de celle de Mladic du génocidaire Bernard Munyagishari dans le Nord kivu et transféré le 26 mai à Kinshasa, où depuis il attend toujours son transfert pour Arusha.  —Condamnations le 17 mai au TPIR d’Arusha, des officiers Augustin Bizimungu à 30 ans, François Xavier Nzuwonemeye et Innocent Sagahatu à 20 ans. Augustin Ndinliliyimana à 11 ans, temps couvert par sa détention préventive, il a été immédiatement remis en liberté.

Et en France! Le 19 Mai, à Paris, par décision de justice confirmation de la mise en examen de Callixte Mbarushimana par la chambre d’instruction de Paris et donc rejet de la demande d’annulation de la mise en examen de cette personne mise en examen le 2 décembre 2010.

Le 4 mai, décision de la préfecture de l’Essonne du refus de séjour dans notre pays de Mme veuve Agathe Habyarimana qui réside en France depuis plus d’une décennie.

Donc, dois-je comprendre que France2 n’est pas au courant de cette actualité? Ou bien dois-je comprendre que le génocide des Tutsi du Rwanda est moins “d’Actualité” que le boucher des Balkans. Moi, qui suis les “dossiers Africains et Rwandais”, je ne connais que trop bien la réponse. Mais, je ne m’y habitue pas !

Le courage de France2 avant cette déprogrammation aurait été de diffuser en prime time le document sur le Rwanda ce 31 mai. Suite à l’arrestation de Mladic et à l’Actualité, cela aurait été de déprogrammer le jeu de Laurent Ruquier et de diffuser les deux documents la même soirée.

C’est ce même courage qui fit diffuser sur France3 voici plusieurs mois, le film Hôtel Rwanda aux alentours de 23 heures un samedi soir. Certainement pour ne pas  “réveiller” les consciences qui dorment tôt ! Alors ?…

Epilogue : Le mardi 31 mai, le jeu de Laurent Ruquier a été diffusé, le document sur les génocidaires du Rwanda déprogrammé et reporté ultérieurement. Quand ? ul-té-rieu-re-ment, on vous dit! Le document sur Mladic a été diffusé, suivi d’un débat… comme cela aurait été le cas pour celui sur les génocidaires des Tutsi du Rwanda. Le 7 juin, pas de diffusion du doc “rwandais”, après tout, pourquoi ne pas avoir inversé les deux documents. Non ! Mais, un document sur la traque d’Albert Spaggiari!…pensez donc, c’est d’actualité ?

Heureux les génocidaires du Rwanda en France il n’y a toujours pas d’actualité pour eux!…

Patrick Grocq

PS : De source IBUKA, j’apprends que l’avocat de Mme veuve Agathe Habyarimana qui était interrogée dans le document s’était opposé à la diffusion du film. Autre souci d’actualité ….

Un grand merci à M Mladic pour cette opportunité.

Dernière minute : Le “doc” sur le Rwanda a été programmé pour le 28 juin et Mme Habyarimana s’est vu refuser en référé, la visionnage préalable du film.


Journal de Juillet 2011: la présomption d’innocence est un leurre

9 août 2011

On a vite fait de faire des comparaisons entre notre système judiciaire qui reposerait sur le respect de la dignité de la personne humaine à cause de la présomption d’innocence, et celui des Américains qui serait fondé sur le respect de la liberté et de l’égalité.

Laissons aux juristes le soin d’en discuter et ils ne s’en privent pas à la faveur de l’actualité chaude de ce mois de mai. Reconnaissons aux médias le droit et même le devoir d’informer l’opinion en utilisant tous les moyens de  communication de notre temps.

Au delà du spectacle médiatique auquel il nous a été donné d’assister en direct, chacun se forge sa conviction au fur et à mesure que lui parviennent les informations et nul ne méconnaît qu’il faille attendre que la justice se prononce.

Mais force est de reconnaître que même en France la mise en examen est équivalente à une présomption de culpabilité puisque la défense ne peut rien dire ni rien faire pour la contester sur le champ.

On nous promet un renforcement des droits de la défense, mais en attendant,  nous ne pouvons constater,  quels que soient les termes employés et le rappel constant qui procède plus de la foi que de la raison, du principe de la présomption d’innocence, de réel progrès ou d’une avance de notre système par rapport aux autres.

De quelque côté de l’océan que l’on se trouve, dès lors qu’on fait l’objet d’une enquête préliminaire à l’initiative du Parquet ou d’une Commission rogatoire d’un juge d’instruction, on se voit emporté dans une spirale infernale. Tous les pouvoirs appartiennent en l’état au Juge d’instruction et (demain, nous dit-on) aux Procureurs, sous le contrôle du Juge des libertés et de la détention (JLD).

En attendant, la garde à vue et les perquisitions, la mise sur écoute et le contrôle judiciaire peuvent sérieusement restreindre la liberté de mouvement de tout un chacun. Chacune des mesures est procéduralement soumise à des contrôles et à des voies de recours ; mais en at-tendant qu’ils ou elles soient mises en œuvre, les restrictions et l’opprobre qui s’y attachent demeurent.

La présence d’un avocat désormais impérative lors de la garde à vue n’efface pas la contrainte qu’elle représente; alors qu’on ne devrait pouvoir y soumettre quiconque sans détenir à son encontre les indices matériels précis et susceptibles de preuves qui en établissent la probabilité.

Or, l’expérience montre le contraire : il suffit qu’un juge ou un procureur acquière la conviction que la personne a pu commettre l’infraction qu’il a en charge d’établir, pour qu’il décide de sa mise en garde à vue et que tout le reste s’en suive. C’est à ce stade que l’égalité des armes dans le procès est rompue.

Tant qu’on n’aura pas exigé davantage pour la mise en œuvre d’une telle mesure, on n’aura pas éradiqué l’abus de pouvoir et l’arbitraire. Ce n’est pas l’accumulation des présomptions hypocrites qui ne trompent personne, l’interdiction de la représentation à l’image, des mesu-res de contraintes ni même la présence de l’avocat auquel d’ailleurs pour l’instant on refuse la moindre information préalable sur les soupçons entretenus à l’encontre de la personne placée en garde à vue, qui apporteront une garantie quelconque au respect de la dignité de la personne.

C’est l’humilité de l’autorité poursuivante qui ne doit pas pouvoir soumettre un citoyen à toutes ces avanies sur la foi d’une simple plainte voire, pire, d’une dénonciation ou d’une présomption qu’il convient d’appeler par son nom, sans détenir un début de preuve de la commission d’une infraction.

Les citoyens ne seront à l’abri de tel-les mesures arbitraires préalables que si les juges qui y recourent sans disposer des éléments pour le faire ou qui prennent le risque de le faire par erreur savent qu’ils seront sanctionnés pour l’avoir fait.

On dirait que l’affaire d’Outreau n’a servi à rien. Ce n’est pas une réforme du Code de procédure pénale qu’elle appelait, c’est un changement de culture.

Fasse que le choc des images de New-York produise les effets que la commission n’a pas engendrés.

Bernard Jouanneau

 


Journal de Janvier 2011 : Minuit de Dan Franck

25 janvier 2011

MINUIT

Dan Franck

Grasset

 

Au premier abord, ce livre écrit d’une manière alerte peut apparaître comme étant superficiel. Mais très vite on comprend que Dan Franck aborde un sujet récurrent et auquel nous sommes liés par la mémoire    des événements : comment se sont comportés sous l’occupation (1940-1945) les écrivains, les artistes, les intellectuels. Bref tous les noms que nous connaissons, que nous vénérons (à part bien sûr quelques    uns…).

Et bien ce n’est pas très brillant et en tous les cas très instructif. Ne citons pas de noms ils y sont presque tous, et n’oublions pas que le talent et parfois le génie ne suffisent pas pour être “homme” au sens     entendu par R. Kipling.

Daniel Rachline

 


La LICRA poursuivrait enfin Zemmour

20 avril 2010

Un petit coup de gueule suite à la lecture de l’article de presse ci dessous.

Après l’apologie de Hortefeux, on ne s’attendait pas à voir la LICRA s’attaquer à Eric Zemmour pour ces récents propos abjects.  Surprise alors lorsque l’association antiraciste a déclaré vouloir poursuivre la personnalité télé. La réalité nous a rattrapé avec la proposition de la LICRA de remplacer les poursuites pour racisme par un « débat » télévisé, projet assez absurde, mais bon à savoir. On sait désormais que pour la LICRA ne porte pas plainte pour racisme ou antisémitisme, il suffit de proposer un débat.  Après s’être décrédibilisée en matière de poursuites en annonçant qu’elle n’allait rien faire contre Hortefeux (et en couvrant ce que le procureur vient de qualifier d’injures racistes), puisque la victime n’avait pas porté plainte, on se doutait que la LICRA trouverait tout moyen pour ne pas agir contre Zemmour.

Hélas pour elle, la LICRA semble avoir quelques membres qui se rappellent qu’il y a bien la lettre R dans leur sigle, et elle annonce revenir sur sa décision de laisser filer Eric.

C’est un peu tard, mais c’est mieux que rien.

De 20 Minutes :

POLEMIQUE – La Licra a confirmé ce lundi poursuivre Eric Zemmour en justice, après avoir consulté ses militants…

Un nouvel épisode dans le feuilleton qui oppose la Licra Eric Zemmour, depuis les propos qu’il a tenus le 6 mars sur Canal + et France Ô. Dans cette sortie, il estimait que «la plupart des trafiquants sont des noirs et des arabes», ajoutant «c’est un fait».

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme annonce en effet ce lundi sur son site qu’elle maintient sa décision de poursuivre le polémiste en justice, annoncée dès le 16 mars. Pourtant, l’affaire semblait presque close: Eric Zemmour avait finalement annulé le débat télévisé qu’il avait lui-même proposé, durant lequel il aurait dû être face au président de la Licra, Alain Jakubowicz. Alain Jakubowicz avait alors publié une lettre le 1er avril.

Plus de proposition de débat par Eric Zemmour
Acharnement? La Licra aurait en fait bien préféré «poursuivre le débat hors de l’enceinte judiciaire». Seulement voilà, Eric Zemmour ne lui aurait plus donné signe de vie depuis le débat télé annulé en dernière minute. «Il n’a pas souhaité ce débat, pas émis d’autre proposition. Comme je l’ai dit dans ma lettre, par ses propos du 6 mars, il a franchi la limite d’expression dans un état de droit. Or, ce genre de sujet ne se règle pas par voie épistolaire», plaide Alain Jakubowicz.

Autre fait, cette décision devait passer devant le Conseil fédéral de la Licra. «Nous avons voulu consulter nos militants lors d’un vote, qui s’est tenu lors Conseil fédéral samedi dernier. La majorité était assez significative», précise Alain Jakubowicz.
La Licra a demandé à ses avocats de saisir la Chambre de la presse du Tribunal de Grande Instance de Paris.


Editorial : Les dérapages contrôlés

19 avril 2010

Paru dans le journal d’avril 2010

Le raciste, c'est l'autre!

On assiste à une accumulation de dérapages de la part de nos hommes politiques, dont les médias raffolent et qu’Internet répercutent à l’envi. Faut-il s’en émouvoir, ou n’y voir que le signe des temps ?

Le dernier en date est celui d’Eric Zemmour qui s’est lâché sur Canal+ à propos des “contrôles au faciès” en déclarant : Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes. C’est un fait…

Ces propos, relayés par l’avocat général Philippe Bilger ont suscité un tollé, au point que la LICRA a annoncé dans un premier temps son intention avec le CRAN et J’ACCUSE de le poursuivre. Il semble qu’ils y aient renoncé, après la lettre d’excuses que Zemmour a rendue publique, s’épargnant ainsi le licenciement que le Figaro annonçait à son encontre.

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Rapport du Club Averroës sur la diversité dans les médias

25 novembre 2009

Le Rapport annuel 2009 du Club Averroes est disponible dès aujourd’hui 25 novembre. Réalisé par les membres du Club Averroes, tous professionnels des médias, le rapport porte sur la période qui court de septembre 2008 à novembre 2009.

Ce travail a pour objectif de mettre en lumière les politiques exemplaires et celles qui le sont moins en matière de représentation de la diversité. A différentes étapes de sa réalisation, les rédacteurs ont consulté de nombreux professionnels des médias : diffuseurs, producteurs, journalistes, animateurs, comédiens, scénaristes, institutionnels, …

Il vous suffit de cliquer ICI pour le télécharger.