Journal de Juillet 2012: La progression d’une nouvelle extrême droite

3 septembre 2012

Groupuscule français d’extrême droite organisant des « Marche des cochons » dans les magasins et restaurants hallal (mai 2012)

La présence au cœur de l’Europe d’un parti nostalgique du fascisme (Le Jobbik, Hongrie) et la récente percée aux élections législatives grecques d’un parti ouvertement néonazi (L’Aube dorée, 7% des voix) sont des événements particulièrement alarmants, mais ils ne devraient pas occulter le mouvement de fond qui parcourt l’Europe, celui de l’implantation et la progression d’une nouvelle extrême-droite.

Le score élevé de Marine Le Pen aux Présidentielles de 2012, les résultats électoraux récents du Parti des Vrais Finlandais, du Parti pour la liberté autrichien, du Parti pour la liberté néerlandais, du Vlaams Belang flamand, de l’UDC suisse, du Parti du progrès norvégien, du Parti populaire danois sont particulièrement inquiétants, précisément parce que ces partis ont rompu avec l’idéologie fasciste, voire néonazie, qui inspirait les programmes des partis d’extrême-droite jusqu’aux années 1990, ce qui les cantonnait à n’être que des groupuscules politiques insignifiants.

Le souvenir des horreurs de la seconde guerre mondiale, la mémoire de la Shoah, le travail pédagogique effectué depuis trente ans auprès de la jeunesse des différents pays européens ont profondément influencé les esprits, et les mots de George Bernanos restent pleinement vrais aujourd’hui: “Antisémite: ce mot me fait de plus en plus horreur. Hitler l’a déshonoré à jamais”. Rares sont les personnes qui osent se déclarer antisémites ou racistes, les partis d’extrême-droite excluent désormais leurs militants néo-nazis les plus visibles, les dirigeant de ces partis n’hésitent plus à se rendre en Israël pour y déclarer leur amitié et leur soutien à l’Etat juif. La haine de l’autre et la recherche du bouc-émissaire expiatoire ont muté et s’affichent désormais sous des formes qui répondent à l’évolution des esprits et des mentalités.

C’est ainsi que si les partis d’extrême-droite se positionnent sur la question de la mondialisation et du libre-échange en fonction de l’opinion majoritaire des citoyens de leurs pays respectifs, ils défendent généralement des idées libérales sur les grandes questions de société comme l’union libre, le droit à l’avortement, le droit des femmes, le droit des homosexuels. Ces récentes mutations idéologiques brouillent dans l’esprit de certains les frontières qui existent entre l’extrême-droite et les partis de la droite classique.

La nouvelle extrême-droite européenne partage un socle idéologique commun qui se structure autour de l’idée d’une hiérarchie des cultures et des êtres humains, de la xénophobie et du racisme polarisés autour du rejet de l’Islam et des musulmans.

Profitant des tensions sociales qui existent dans nos sociétés marquées par la crise et de forts taux de chômage, les nouvelles extrêmes-droites désignent les musulmans européens ou étrangers à la vindicte populaire. En instrumentalisant les islamistes, ultra-minoritaires parmi les musulmans européens, et les militants du djihad, en polarisant les débats publics sur les questions des pratiques religieuses des musulmans traditionnalistes – le halal, le port du voile – l’extrême-droite cherche à convaincre l’opinion publique que le problème essentiel serait la présence des musulmans, l’Islam étant censé être incompatible avec la démocratie, Geerts Wilders allant jusqu’à demander l’interdiction du Coran en Hollande, Livre sacré qu’il ose comparer à Mein Kampf… Cette disqualification a priori de l’Islam et essentialiste des musulmans qui sont renvoyés à un statut d’éléments nuisibles et ennemis du reste de la population européenne est effrayante et nous rappelle les pires conceptions antisémites du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. A cela s’ajoute une vision délirante et paranoïaque du poids démographique des musulmans en Europe, notre continent étant censé devenir une terre “musulmane”, ce que démentent toutes les études sérieuses : le think tank américain “Pew Research Center” établit à 6 % le nombre de personnes supposées musulmanes (de par leurs parents) dans l’Europe de 2010, les projections montent à 8 % en 2030. Les démographes Youssef Courbage et Emmanuel Todd montrent que la fécondité des pays musulmans et celle des femmes musulmanes immigrées en Europe chutent fortement et rejoint la faible fécondité des autres femmes européennes.

Ce ne sont pas seulement les mesures réclamées par ces partis – immigration zéro, expulsion de tous les sans-papiers, préférence nationale – qui doivent nous alarmer, c’est la mutation idéologique des extrêmes-droites européennes qui façonnent et désignent toutes le même ennemi supposé de l’Europe et des Européens : les musulmans.

Rose Lallier

 

 


Journal de Juillet 2011: la montée des extrémismes en Europe

5 septembre 2011

Les scrutins révèlent depuis plusieurs années l’émergence de puissants partis de droite extrême partout en Europe. Dans les pays de l’ancien bloc soviétique, Hongrie en tête avec le parti Jobbik, les partis d’extrême-droite recueillent près d’un quart des suffrages. Dans les pays de l’Europe du Nord, ces partis (le parti des vrais Finlandais, le Parti norvégien du progrès, le Parti du peuple danois et le Parti pour la Liberté du Hollandais Geert Wilders) pèsent désormais sur les politiques gouvernementales. Il en va de même en Suisse avec l’UDC de Christoph Blocher, en Autriche avec le FPÖ de Heinz-Christian Strache. En Italie, la Ligue du Nord est entrée au gouvernement et détient notamment le ministère de l’intérieur (Roberto Maroni). En France, nombreux sont ceux qui craignent une situation semblable à celle de  2002 aux prochaines élections présidentielles avec Marine Le Pen qui serait présente au second tour…

Le contexte actuel, celui de mutations profondes et souvent anxiogènes pour les peuples et les individus, permet de comprendre ces évolutions inquiétantes et la crise identitaire que traverse l’Europe. Contexte économique d’abord, avec la mondialisation et la libéralisation des échanges qui entraînent des changements importants dans la hiérarchie de la puissance des nations, avec le sentiment que l’Europe est la grande perdante de cette évolution. Contexte économique toujours, avec la crise économique, aggravée par l’effondrement financier de 2008, et la montée d’un fort taux de chômage partout en Europe, chômage qui touche entre 20% et 40% de la jeunesse européenne, et qui fait craindre aux classes moyennes leur déclassement, tandis que les classes populaires sont précarisées et appauvries depuis plus de vingt ans. Contexte social, avec la montée des inégalités et le délitement des solidarités, avec l’émergence de discours qui instaurent une ère du soupçon – chasse aux fraudeurs, dénonciations des assistés etc. Contexte technique et scientifique, avec de formidables progrès mais aussi de nouveaux dangers, avec l’arrivée d’Internet et l’interconnection du “village planétaire”, source d’échanges mais aussi de campagnes de dénigrements médiatiques aux dimensions jamais vues, ou encore les progrès médicaux qui posent des problèmes éthiques inédits. Contexte écologique avec la montée des périls climatiques, la pollution croissante des sols, de l’eau et de l’air, sans parler de l’enjeu énergétique ravivé par la catastrophe nucléaire de Fukushima. Contexte politique avec le sentiment de défiance, sinon de rejet, d’une partie des populations européennes face à une construction européenne jugée peu démocratique et face à leur classe politique, jugée incompétente et impuissante vis-à-vis de marchés financiers anonymes qui imposent des plans d’austérité dans toute l’Europe ; et peut-être plus grave encore avec le rejet croissant des discours de tolérance et d’ouverture à l’étranger, alors que l’ethnicisation des discours (nouvel avatar du racisme) empoisonne désormais les débats publics. Contexte démographique enfin, avec le vieillissement d’une population européenne qui se sent menacée par la montée en puissance de pays à la population jeune et dynamique, la Turquie, l’Inde, le Brésil pour n’en citer que trois.

Il nous faut souligner cette crise européenne, pour comprendre les origines de la poussée des droites extrêmes, des droites extrémistes qui se sont adaptées aux évolutions des sociétés européennes. Les pays de l’ancien bloc communiste où les mémoires et le travail historique ont été “gelés” pendant quarante ans, sont aux prises avec des partis d’extrême-droite dont l’idéologie et le programme ne sont pas sans évoquer les partis fascistes des années 30. Le parti hongrois Jobbik est à cet égard exemplaire, avec un nationalisme exacerbé, la formation de milices fascisantes, l’irrédentisme auprès des populations d’origine magyare vivant en Roumanie ou en Tchéquie, un antisémitisme exacerbé et un racisme anti-Rom violent. Les pays d’Europe de l’ouest voient l’émergence d’une nouvelle extrême droite qui prend ses distances par rapport à l’héritage fasciste et nazi des anciens partis d’extrême-droite qui poursuivent leur déclin. A cet égard, les partis de cette nouvelle extrême-droite défendent Israël, considéré comme un avant-poste occidental face à un monde musulman vu comme hostile, et ont officiellement rompu avec les traditionnels discours antisémites. Ces nouvelles extrême-droites européennes, le Parti pour la Liberté de Geert Wilders (Hollande), l’UDC de Christoph Blocher (Suisse), le FPÖ de Heinz-Christian Strache (Autriche), le Front National de Marine Le Pen notamment, défendent des programmes très divers, mais partagent un fort sentiment nationaliste, la xénophobie, le rejet de l’immigration et la limitation du droit d’asile, et un discours anti-musulmans exacerbé. Geert Wilders a ainsi déclaré en 2009 qu’il faut “extrader d’Europe (…) des millions, voire des dizaines de millions de musulmans”… Par ailleurs, la mutation idéologique de cette nouvelle extrême-droite brouille les lignes sociétales habituelles, ces partis affichant souvent des valeurs libérales sur le plan des mœurs, avec des discours en faveur du droit des femmes ou des homosexuels, et des valeurs écologistes.

Face à l’émergence de ces nouveaux partis d’extrême-droite, en particulier en Europe de l’ouest, les partis démocratiques traditionnels semblent pour le moment sur la défensive, pris en tenaille entre les contraintes de l’idéologie libérale et libre-échangiste de la construction européenne qui leur offrent peu de marge de manoeuvre en matière économique et financière, et les contradictions de cette même idéologie qui laisse le champ libre aux affirmations identitaires, avec la montée des revendications communautaires et régionalistes. C’est peut-être du côté d’une partie de la jeunesse européenne qu’il faut chercher des motifs d’espoirs. Cette jeunesse dont les indignés du sud de l’Europe ont donné récemment l’image, une jeunesse dont les enquêtes d’opinion révèle qu’elle est universaliste, tolérante, ouverte à la diversité des cultures, soucieuse des droits humains, et qu’elle pense les problèmes dans leurs véritables dimensions…la dimension européenne et mondiale.

Rose Lallier


Mémoire 2000 signe la pétition « Touche pas à ma nation »

29 septembre 2010

En proposant d’étendre les possibilités de déchéance de la nationalité française à de nouvelles catégories de citoyens, Nicolas Sarkozy a franchi, avec le discours de Grenoble, un cap dangereux.

En effet, pour la première fois au plus haut de niveau de l’Etat, il aura été publiquement affirmé qu’il existe des « Français de souche » et des « Français de papier », comme le clame le Front National depuis sa création et au risque de crédibiliser ce dernier. Allant jusqu’à remettre en cause le droit du sol, le Président de la République voudrait en outre que les jeunes « d’origine étrangère » ne deviennent plus automatiquement français à leur majorité s’ils ont été délinquants !

Sous le faux prétexte d’assurer la sécurité des Français, le pouvoir tend en fait à imposer une idée aussi simple que malhonnête: les problèmes de notre société seraient le fait des étrangers et des Français d’origine étrangère.

De tels propos, relayés et amplifiés jusqu’à la nausée par nombre de responsables politiques poursuivent une lente mais sure dérive illustrée aussi bien par le débat sur l’identité nationale que par l’ignoble stigmatisation dont les Roms et les Gens du voyage sont depuis quelques semaines les victimes.

Ces propos constituent une atteinte intolérable aux principes constitutifs de la Nation.

Pour nous, la Nation, ce n’est pas la recherche frénétique de la mise au ban de citoyens. C’est tout au contraire l’affirmation de la légitimité de tous à participer en pleine égalité aux choix publics.

Pour nous, la Nation, ce n’est pas l’utilisation des étrangers comme boucs émissaires afin de masquer le marasme économique et social de notre pays.
C’est tout au contraire l’attachement à un traitement digne et égal de tous.

Malheureusement, cette atteinte aux valeurs d’égalité et de dignité s¹apprête aujourd’hui à trouver une concrétisation à travers le projet de loi Besson relatif à l’immigration et la batterie d’amendements d¹ores et déjà annoncés pour durcir un texte qui tournait déjà le dos aux principes humanistes les plus élémentaires.

Face à cette offensive, nous prononçons un triple « non » :

Non à l’extension des possibilités de déchéance de nationalité !

Non à la stigmatisation des Roms et des Gens du voyage !

Non au recul des droits des étrangers contenu dans le projet de loi Besson !

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Heureusement qu’on a les Musulmans…

26 avril 2010

Sinon ce seraient les Juifs les méchants du jour*

Un coup de gueule du posteur.

Comment expliquer la dernière histoire si bien trouvée pour alimenter la haine des Musulmans ? Pour créer une menace publique du voile intégral, alors qu’il n’y en a aucune, M. Hortefeux (Brice de Méchant) saute sur un PV de 22 euros, qui sera sans doute invalidé si jugé, sort une enquête sur le mari de la conductrice intégralement voilée**. Celui-ci, naturalisé français, aurait pas moins de quatre épouses. Intégriste, polygame, profiteur (car tous ses enfants qui remplissent de joie les politiques quand il s’agit de se vanter de la stabilité de la natalité française deviennent aussitôt de sales parasites sur le corps social français), le monsieur mérite, selon Brice, d’être déchu de sa nationalité cocoricotte.

Or, il n’est pas polygame, le droit français permettant aux hommes de coucher avec autant de femmes qu’il veut (ou peut). Il peut même faire des enfants avec. Et il peut vivre avec. C’est ça la liberté. Et en tout état de cause, la polygamie n’est pas un motif pour faire retirer son passeport bordeaux à un Français naturalisé.

Alors M. Hortefeux, ancien élu, ministre de l’Intérieur (celui de la police), semble ignorer la loi qu’il est censée faire appliquer. Ou bien il s’en fout, et ne cherche qu’à alimenter l’islamophobie trop présente en France de nos jours.

Un dernier mot : si établir plusieurs ménages avec de multiples femmes et des enfants avec chacune, et profiter de l’argent public pour ce faire, mérite la déchéance de la nationalité française, j’attends avec impatience une procédure à titre posthume à l’encontre de François Mitterrand.

* Mais merci à Jean-Marie Lepen de rappeler que les antisémites ne sont pas en reste.
**Je suis contre le port du voile intégral. Je suis également contre l’ingérence de l’Etat dans la pratique religieuse. Je pense qu’il y a un problème de la liberté réelle des femmes de Musulmans, mais je pense qu’interdire le port du voile traite un symptôme et non pas la maladie. Et si l’on veut l’interdire d’équipements et institutions publiques, le motif de la nécessaire visibilité du visage pour des raisons de sécurité ne suffit-il pas ?

Un ministre de l’intérieur coupable d’injure raciale ?

17 avril 2010

Publique peut être pas, mais injure raciale, certainement…

Lu dans Le Point :

Des paroles qualifiées d' »outrageantes » par le procureur mais pas de condamnation requise : le parquet a joué les équilibristes pour analyser les propos adressés en septembre à un jeune militant UMP d’origine arabe par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, jugé par le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur François Cordier a en effet émis un doute sur le caractère public de l’échange au cours duquel Brice Hortefeux s’est exprimé avec ces mots, à l’université d’été de l’UMP à Seignosse (Landes). A ses yeux, il n’est pas établi que le ministre avait connaissance qu’il était filmé et enregistré par une caméra de télévision. Or le ministre de l’Intérieur, absent à l’audience, était cité à comparaître par le Mrap pour « injure publique et raciale ».

Si le tribunal, qui a mis sa décision en délibéré au 4 juin, est d’avis que les propos poursuivis n’étaient pas publics, il peut requalifier les faits en « injure raciale », une infraction qui relève de la contravention, et non plus du délit. Sur la nature des paroles du ministre, le procureur a été sans ambiguïté. « Il me semble que le délit d’injure raciale est constitué au sens de la loi », a-t-il déclaré, parlant de « propos outrageants » et « méprisants ». Il a critiqué une conversation entamée sur un ton familier et qui « dérape ».

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« Musulmans de France »

23 février 2010

Ce soir sur France 5

Eric Besson a, au moins, un fan. Il s’appelle Karim Miské et a coréalisé le documentaire Musulmans de France, diffusé ce soir sur France 5. « En lançant le débat sur l’identité nationale, Besson est devenu notre meilleur attaché de presse », s’amuse-t-il. Car, pas de méprise, cette fresque en histoires et en images adaptée de l’ouvrage Histoire de l’islam et des musulmans en France (éd. Albin Michel) a commencé il y a déjà trois ans. « Le télescopage est étrange, c’est comme si ce documentaire devenait une réponse au débat, poursuit Karim Miské. Sa diffusion par France Télévisions peut, du coup, être perçue comme une prise de position, un acte politique au sens large. »

En tout cas, « ce film tombe bien, souligne le directeur de l’antenne, Pierre Block de Friberg. Il offre des clés pour comprendre des questions qui agitent la société française depuis longtemps. » Et qui n’avaient jamais fait l’objet d’un documentaire de cette ampleur. « Les personnes interviewées [Abdel Raouf Dafri, le scénariste d’Un prophète, Bariza Khiari, sénatrice PS…] sont de grande qualité, note l’historien et spécialiste de l’immigration, Patrick Weil. Et la quantité d’archives cinématographiques retrouvées est impressionnante ». L’aboutissement « d’heures de dérushages », raconte Karim Miské. Car les documentalistes n’ont pu fonctionner par mots-clés comme « immigrés » ou « musulmans ». « Les sujets d’actualité tournés sur ces thématiques regorgent de mises en scène disons très exotiques, ou coloniales, poursuit Karim Miské. Notre but était, au contraire, de montrer le quotidien des musulmans de France. On a dû, par exemple, beaucoup travailler pour trouver des plans illustrant le rôle de certains musulmans pendant mai 1968. » Musulmans de France, qui fera l’objet d’un DVD le 11 mars « remet donc les pendules à l’heure, avec pédagogie », conclut Pierre Block de Friberg.
— Alice Coffin

Plus d’infos sur le site de France 5 ICI.


Mémoire 2000 dénonce le vandalisme de la grande mosquée de St Etienne

8 février 2010

Ceux qui aliment la haine des Musulmans et immigrés doivent en être contents…

Mémoire 2000 se joint à tous les républicains en dénonçant le vandalisme dont a été victime la grande mosquée de St Etienne et demande le déploiement de tous les moyens de l’Etat pour retrouver et punir ses auteurs.

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La grande mosquée de Saint-Etienne a été profanée
NOUVELOBS.COM | 08.02.2010 | 18:46

Une dizaine d’inscriptions racistes comme « La France aux Français » et des croix gammées ont été découvertes ce matin sur la mosquée en cours de construction.

Près d’une dizaine d’inscriptions racistes et anti-musulmanes ont été découvertes, lundi 8 février au matin, sur des murs de la Grande mosquée de Saint-Etienne, qui est en cours de construction, a-t-on appris auprès de son recteur et de source préfectorale.

Inscriptions injurieuses

Peintes à la bombe, les inscriptions injurieuses comme « La France aux Français », « Pas d’arabes ici » ou encore « Heil Hitler » et des croix gammées ont été découvertes à 06h00 par des fidèles venus faire la première prière de la journée, a indiqué à l’AFP Sébastien Lime, le directeur de cabinet du préfet.
Sur deux des quatre murs taggés du chantier, qui est ouvert sur la rue, on pouvait encore lire le mot « Musulmans » barré d’une croix et « Sales nègres, on vous aura », a constaté un correspondant de l’AFP.

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