Journal de Juillet 2019 : Le foot au féminin…

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Crédit : FRANCK FIFE / AFP

Ces derniers temps, il aurait fallu être sourd et aveugle pour échapper aux commentaires et images concernant la coupe du monde de football féminin.

L’équipe de France féminine a remporté un énorme succès sans doute mérité, et c’est très bien ainsi. Ce sport naguère essentiellement masculin, se féminise comme bien d’autres. Est-ce bien? Mal? On n’est pas là pour en juger.

Que des jeunes femmes aient envie de jouer au foot, au rugby ou qu’elles s’exercent à l’haltérophilie, c’est leur choix, il n’y a rien à dire et c’est tout à fait respectable.

Ce qui, personnellement, me parait plus gênant, ce sont les commentaires : l’accès des femmes à ce genre de sports est devenu le symbole de la conquête de l’égalité homme/femme. Enfin les femmes sont des “hommes comme les autres”!

Comme si, pour certains, les femmes, pour accéder à l’égalité doivent en passer soit par le reniement, soit par l’effacement de toute différence. Il convient de faire comme si la différence des sexes n’était pas structurelle, mais “fabriquée” ou culturelle et à ce titre, destinée à être gommée.

En ce sens je suis totalement d’accord avec Alain Finkielkraut qui a été voué aux gémonies pour n’avoir rien dit d’autre que ce qui parait être une évidence, mais qu’il est malvenu de voir aujourd’hui, à savoir que l’égalité ne doit pas mener à l’indifférenciation.

Est-ce vraiment misogyne, et rétrograde que de reconnaitre qu’il existe bien des différences entre les hommes et les femmes ? L’interchangeabilité est-elle possible ou souhaitable ?

Comme toutes les différences, la différence des sexes devrait être considérée comme une richesse et son abolition ou sa négation, comme une perte pour nos sociétés.

Aussi, si nous devons être intransigeants et lutter farouchement pour accéder à l’égalité des conditions, ne devrions nous pas également essayer de préserver la différence des sexes et accepter d’accorder à chacun d’entre eux un espace particulier ?

« La pluralité humaine a le double caractère d’égalité et de distinction », disait Hannah Arendt.

Et Saint-Exupéry notait aussi fort joliment : “Nos différences, loin de nous léser, doivent nous enrichir.”

Avaient-ils tort ?

Lison Benzaquen

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