Programme Cinéma-débat pour l’année 2018-2019

13 juillet 2018

Nos séances auront lieu au Cinéma LE SAINT-GERMAIN DES PRES, 22, rue Guillaume Apollinaire, 75006 Paris, de 9 h à 12h.

 

Mardi 16 octobre 2018

DANS LA CHALEUR DE LA NUIT

Film de Norman Jewison

Thème : le racisme anti-noir

 

Mardi 13 novembre 2018

MUSTANG

Film de Deniz Gamze Erüven

Thème : l’injustice faite aux femmes

 

Mardi 18 décembre 2018

L’AUTRE COTE DE L’ESPOIR

Film de Aki Kaurismaki

Thème : les migrants

 

Mardi 22 janvier 2019

LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX

Film de Marceline Loridan-Ivens

Thème : l’antisémitisme

 

Mardi 19 février 2019

LES HOMMES LIBRES          

Film de Ismaël Farroukhi

Thème : les justes musulmans         

 

Mardi 19 mars 2019

LA COUR DE BABEL

Documentaire de Julie Bertuccelli

Thème : l’éducation

 

Mardi 16 avril 2019

LA DESINTEGRATION

Film de Philippe Faucon

Thème : l’intégrisme religieux

 

 Mardi 14 mai 2019

ELEPHANT MAN

Film de David Lynch

Thème : l’exclusion

 

Réservations dès à présent en appelant le  01 46 44 57 21 ou par mail : memoire.2000@sfr.fr

(Programme établi sous réserve de changements indépendants de notre volonté.)

 

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Editorial d’Avril 2018 : Complot ? Vous avez dit complot …

9 avril 2018

 

Chacun tourne en réalité

Autant qu’il peut

Ses propres songes

L’homme est de glace aux vérités

Il est de feu pour les mensonges.

Ces vers de La Fontaine, qui clôturent Le statuaire et la statue de Jupiter sont toujours d’actualité. Une étude américaine du MIT parue dans la revue Science du 9 mars démontre que les fausses informations ont 70% plus de “chance” d’être retweetées en cascade que les vraies. Les mensonges vont plus vite et plus loin.

000_uf8n6Le MIT a étudié la diffusion d’informations vraies et fausses sur Twitter de 2006 à 2017. Le classement en fausses ou vraies a été confirmé par six organisations indépendantes de fact checking. Alors qu’une histoire vraie était rarement diffusée à plus de 1000 personnes, le 1% de fausses informations les plus virales se propageait facilement à des groupes compris entre 1000 et 100 000 individus. La vérité mettait six fois plus de temps qu’une fake news à atteindre 1500 personnes.

Quelles sont les causes des écarts entre la diffusion laborieuse de la vérité et la propagation virale des mensonges ? Parmi les hypothèses retenues, l’attraction émotionnelle des fake news, elles semblent plus originales elles inspirent de la peur, du dégoût de la surprise, bref du “sensationnel” alors que les vérités suscitent de la tristesse, de la joie, de l’anticipation. La réalité est moins excitante que les mensonges. Autre hypothèse, la plupart des gens recherchent des informations qui confortent leurs opinions antérieures. On échange des informations dans le cercle de ceux qui pensent comme soi si bien que l’on est moins regardant sur la rigueur de l’information dans cet échange entre soi pour conforter son opinion.

Fake news, nos démocraties menacées ? S’inquiétait Rose Lallier dans notre numéro d’octobre 2017. Depuis, l’enquête de l’IFOP sur le complotisme menée en décembre fait apparaître des résultats glaçants, particulièrement pour les jeunes. 56% des moins de 35 ans adhèrent à la théorie selon laquelle le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la vérité sur la nocivité des vaccins. 40% des 24 à 35 ans croient que les groupes djihadistes comme Al Qaïda et DAESH sont manipulés par les services secrets occidentaux.

L’inquiétude sur la puissance des fake news et la propagation des théories complotistes est prise en compte, Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique considère que L’éducation numérique est l’une des priorités du gouvernement.

Développer le sens critique, former au doute constructif, mettre en perspective une information vue sur la toile, tel est le rôle de l’Ecole, comme lieu d’éducation des citoyens. Former les professeurs aptes à tenir ce rôle est un défi majeur.

Quant à nous, Mémoire 2000, notre part de résistance aux théories du complot passe par les projections, les rencontres avec des témoins ou débatteurs informés et les visites de lieux de mémoire avec les jeunes du XXI° siècle pour informer sur les crimes produits par le XX° siècle.

Jacinthe Hirsch

 


Journal d’Avril 2018 : notre séance-débat sur « Au revoir les enfants »

9 avril 2018

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Au revoir les enfants

Séance du 16 janvier 2018

Thème : La Shoah

Débatteur : Elie Buzyn

 

 

 

 

 

Comme chaque année, en janvier, nous choisissons un film pour commémorer l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Cette année notre choix s’est porté sur le film de Louis Malle, “Au revoir les enfants”, qui raconte l’histoire d’un enfant juif caché dans un collège catholique et qui sera dénoncé ainsi que le directeur du collège.

Elie Buzyn, bien connu de Mémoire 2000 où, comme survivant d’Auschwitz, il a passionné et bouleversé des générations de nos élèves, a encore une fois accepté de participer au débat.

Par la qualité des élèves présents ce fut une séance tout à fait particulière : venus d’Afrique noire en majorité, depuis peu en France, accueillis en section UPE2 pour l’apprentissage du français.

La projection du film a été regardée dans le plus grand silence et, malgré leur français souvent hésitant, les élèves ont été nombreux à poser des questions.

Ces questions ont vite montré qu’ils n’avaient aucune notion de l’histoire européenne du siècle dernier. Comment s’en étonner : ils n’ont guère plus de 18 ans et leurs parcours ne leur a sûrement pas permis d’avoir une scolarité suivie.

La naïveté de certaines questions en témoigne : “Monsieur Hitler, pourquoi en voulait-il aux Juifs?”

“Est-ce que c’est seulement à cause des Juifs qu’on a déclenché la guerre ?”

A propos de l’épisode du restaurant où des miliciens demandent aux clients de montrer leurs papiers : ”Pourquoi on leur demande leurs cartes de séjour ?”

Ils veulent aussi savoir comment la France a réussi à se libérer des Nazis, eux qui ont fui leur pays où ils ne pouvaient plus vivre.

Guy, Joëlle, Jacinthe, répondent très clairement à tous ces points d’histoire : Hitler et la montée du nazisme, Munich, la guerre, les alliés, les résistants français.

Elie Buzyn raconte quelques bribes de sa terrible histoire : ”Le ghetto de Lodz quand il avait 11 ans, son frère de 22 ans fusillé devant ses yeux, Auschwitz où sont assassinés ses deux parents. “Moi, à Auschwitz, j’ai été sélectionné pour le travail dans une carrière de pierres. C’était un travail très dur où l’on mourrait sur le chantier. Il fallait ramener les corps jusqu’au camp sinon l’appel où l’on était debout immobile dans le froid glacial, au lieu de durer 2 heures, se prolongeait jusqu’à ce que le compte soit bon. Puis j’ai été transféré dans une exploitation agricole et enfin, après une terrible grande marche, j’ai rejoint le camp de Buchenwald. Il fallait ensuite regagner son pays d’origine. J’ai refusé absolument de retourner en Pologne où je n’avais plus aucune famille et c’est la France qui m’a accueilli. “

A une question sur le racisme de nos jours, il répond :

“Maintenant les dangers sont tout autre mais n’en sont pas moins graves: c’est l’islamisme le danger. Il s’attaque à toutes les religions, y compris à l’Islam”.

Le temps passe. Il faut se séparer.

Une professeure prend la parole : “Pour nos élèves, cette magnifique séance sera une expérience partagée qui nous permettra d’aller de l’avant dans leur connaissance du monde “.

A titre personnel j’ajoute : Merci à la France qui prend en charge, autant qu’elle le peut, de jeunes immigrés et les confie à des professeurs de grande valeur pour leur apprendre le français et en faire des citoyens. Mais n’oublions pas tous les autres qui, sans famille, errent de foyers en foyers en espérant obtenir un jour un permis de séjour.

Hélène Eisenmann

 

 

 

 


Journal d’Avril 2018 : notre séance-débat sur La controverse de Valladolid

9 avril 2018

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Séance du 13 février 2018

Thème : Les droits de l’homme

Débatteur : Kiko Herrero

 

 

 

 

 

 

 

60 élèves de 2nde et 13 élèves de classes d’accueil, ont vu ce film qui présente le débat sur la qualité de l’âme des indiens et la possibilité de les torturer et de les asservir au nom du Christ. Film difficile : pas d’action, dialogue à huis clos dans un monastère, lors de la conquête du Mexique mais loin des aztèques et des combats.

Kiko Herrero, écrivain espagnol, anime les échanges. Avant la séance nous nous demandons comment les élèves supporteront les déclarations du légat du pape qui clôt le débat en installant la légitimité du commerce des esclaves venus d’Afrique : “S’il est clair que les indiens ont une âme, il est sûr que les habitants des contrées africaines sont bien plus proches de l’animal. Ces habitants sont noirs et frustes, ils ignorent toute forme d’art. Ils ont toujours été soumis et domestiqués.” Paroles insoutenables devant notre public même en les remettant dans le contexte de cette controverse du XVI° siècle. Pour ouvrir le débat, nous demandons si quelqu’un se souvient de la dernière image.

Un garçon : Oui, un esclave invisible qui vient balayer la salle après le départ de tout le monde.

En effet, après le départ des protagonistes, la salle reste vide. Face à face, la statue Inca et le Christ. Entre alors un balayeur aux yeux baissés. Il est noir. Les élèves comprennent le choix du réalisateur de faire apparaître l’esclave en conclusion. Une élève demande : Est-ce que ça s’est passé comme ça, la Controverse de Valladolid ?”

Kiko : Cette controverse a bien eu lieu, mais pas sous cette forme, en trois jours et dans un monastère, cela a pris plusieurs années, cela s’est fait par courriers. C’est le talent du scénariste d’avoir condensé l’action en trois jours.

Un élève : L’homme en rouge a dit que les noirs n’ont pas d’âme.

Kiko : Oui, à cette époque, pour les noirs, on ne se posait même pas la question. Pour la valeur de l’âme des indiens, c’est le sujet de la controverse, le film y consacre une heure trente. Pour la question de l’âme des africains, c’est réglé en une minute. La principale préoccupation c’est l’argent : comment avoir suffisamment d’esclaves pour travailler dans les mines, pour exploiter les cultures. On ne peut plus exploiter les indiens, on installe le commerce des esclaves à partir de l’Afrique. C’est l’état d’ignorance de cette époque où l’on dit “les africains sont nés pour être esclaves“.

Une professeure : Attention à ne pas moraliser le débat, ce serait un anachronisme de juger les personnages avec notre regard du XXI° siècle.

On demande ensuite quelles preuves le légat du pape utilise pour établir la valeur de l’âme des indiens. Les élèves notent le rire : les indiens n’ont pas ri en présence des bouffons mais rient lorsque le légat du Pape trébuche. Ils citent aussi le bébé arraché aux bras de sa mère, menacé de mort devant sa mère horrifiée. Une fille se souvient de l’idole aztèque cassée à coups de masse pour faire réagir les indiens. Les étapes de la démonstration sont saisies.

Guy Zerhat note : ce film doit nous rendre très modestes, chrétiens, juifs et musulmans ont participé à l’esclavage.

Kiko Herrero : Et actuellement, on continue à juger les gens pour une appartenance raciale ou religieuse. La controverse de Valladolid, c’est la question de l’Autre, du regard porté sur l’Autre. Qui est le barbare ?

Quelles traces laissera cette séance ? Nous parions, comme toujours, que cette réflexion, poursuivie dans les classes, contribue à bousculer les préjugés.

 


Journal d’Avril 2018 : notre séance-débat sur « 24 jours » d’Alexandre Acardy

9 avril 2018

456482Séance du 20 mars 2018

Thème : l’antisémitisme

Débatteur : Alexandre Arcady

 

 

 

 

Dans le cadre de la “Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme” qui valorise les engagements de l’ensemble des institutions et de leurs partenaires en faveur des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous avons choisi le film “24 jours” pour projeter le mardi 20 mars 2018. Nous avons reçu le soutien de la Mairie de Paris qui l’a annoncé dans son programme et a ainsi permis l’inscription de classes.

Nous avons donc eu le plaisir d’accueillir 114 élèves : 2 classes de 3ème, du collège Camille Sée (15°), une classe de 1ère du lycée Voltaire (12°) et une classe de 3ème pro du lycée professionnel Beaugrenelle ainsi que leurs enseignants.

Le débat a été animé par Alexandre Arcady, réalisateur du film qui retrace, avec une grande précision, l’affaire Halimi qui a eu lieu en janvier 2006 et explique les raisons qui l’ont poussé à créer ce film : le livre de Ruth Halimi (la mère d’Ilan enlevé par le gang des “Barbares” et décédé des suites des tortures subies), l’insistance des sœurs d’Ilan pour que leurs prénoms soient conservés afin de montrer la véracité des faits, une recrudescence de faits antisémites dans les années 2010. Mais il faudra attendre la fin des jugements des responsables de la mort d’Ilan Halimi pour que le film puisse sortir en salle.

Alexandre Arcady déplore le manque d’aide pour créer ce film, l’accueil réservé et le non-achat des droits par la télévision alors que ce film est un véritable “donneur d’alerte”.

Cette phrase va déclencher un échange un peu “enflammé” entre quelques élèves, des enseignants et le réalisateur. Qui veut-on alerter et à propos de quoi, différence entre antisémitisme et antisionisme, place de l’islamophobie, critique des jeunes de banlieue…

Alexandre Arcady ramène le calme en explicitant le fait qu’il souhaite que ce film fasse réfléchir tout un chacun sur l’acceptation de l’autre quel qu’il soit, la solidarité, la dénonciation de tout acte de racisme.

“Ce n’est pas un combat communautaire mais c’est le combat de tous les citoyens responsables, et vous les jeunes qui utilisez les réseaux sociaux, ne vous laissez pas abuser par certains commentaires et utiliser ce mode de communication pour être solidaires dans le combat contre toutes les formes de discrimination”.

Il en profite pour parler d’autres films qu’il a réalisés “Là-bas…mon pays” et “l’Union sacrée” qui montrent que des personnes de culture, de religion différente peuvent œuvrer pour atteindre un même but : le respect des autres, la dénonciation des actes inacceptables.

Le calme revient et les questions qui suivront seront plutôt de l’ordre de techniques de film (comment rendre une histoire qui a duré 24 jours en 1h30, pourquoi avoir choisi de montrer le visage de Fofana à tel moment, la censure lorsque Ilan est brulé, la véracité des paroles de Fofana etc…)

Le réalisateur a répondu à toutes les questions, en explicitant les causes de son choix et les résultats escomptés.

Il les a ensuite interrogés sur leur ressenti pendant le déroulement du récit. Tous ont été unanimes (vifs applaudissements lors des prises de paroles) sur l’intérêt du film et l’émotion qu’il suscite.

La meilleure preuve est qu’à la sortie du cinéma, une classe restait encore pour continuer les échanges avec Alexandre Arcady et ont vivement remercié Mémoire 2000 pour leur avoir permis de voir et d’échanger sur cet évènement tragique. Un élève suggère de nous envoyer par écrit son ressenti sur les thèmes abordés.

Arlette Weber

 

 

 


Journal d’Avril 2018 : David Goldblatt. Importante rétrospective au Centre Pompidou jusqu’au 7 mai.

9 avril 2018
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David Goldblatt 

David Goldblatt nait en 1930 de parents juifs lituaniens émigrés en Afrique du sud pour échapper aux persécutions. Il commence la photographie dans les années 1960. Son œuvre est une exploration critique de la société sud-africaine pendant et après l’apartheid. Loin des images chocs, il décrit la complexité avec un regard saisissant d’humanité. Pour lui, “le photographe est un observateur, un observateur passionnément dépassionné qui doit être ouvert à la réalité qui se trouve devant lui.” Les légendes précises et factuelles, de sa main, font partie intégrante de son travail. Dans la série “The transported of KwaNdebele” de 1983, les images des passagers de la ligne Marabastad-Waterval restituent les très longs trajets quotidiens imposés aux journaliers. La légende d’un portrait de passagers endormis sur les banquettes, précise : “la plupart des passagers feront à nouveau le trajet le lendemain entre 2 et 3h du matin.”

tumblr_nbst7yMCXM1rouua1o1_1280Il observe les gens ordinaires, les employés des mines d’or, les townships mais aussi les relations complexes entre les blancs et les noirs. Le racisme des Afrikaners le désespère et il explore l’intimité complexe entre les fermiers et leurs domestiques. Il photographie aussi les constructions, l’architecture qui raconte une société.

Ne ratez pas cette première occasion de découvrir en France le travail de ce documentariste engagé dont le regard invite à comprendre plutôt qu’à juger.


Journal d’Avril 2018 : Ceija Stojka (1933-2013), une artiste rom à la Maison Rouge jusqu’au 20 mai.

9 avril 2018
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Ceija Stojka (1933-2013)

Ceija Stojka est une artiste rom autrichienne déportée à dix ans avec sa famille. Elle survit à Auschwitz, Ravensbrück puis Bergen-Belsen. Après la libération des camps, elle rejoint Vienne avec sa mère. 40 ans après, grâce à la rencontre avec Karin Berger, chercheuse et documentariste, elle commence à écrire puis à peindre.

Autodidacte, première voix féminine à évoquer le génocide des Roms en Autriche elle ne cesse plus d’écrire et de peindre. Après être entrée dans un processus mémoriel où cohabitent ses souvenirs et les connaissances d’adulte. 90% des Roms d’Autriche ont disparu dans ce génocide mais peu de témoignages existent dans cette culture à tradition orale.

ob_a21166_ceija-stojka-ohne-titel-4-05-2003-fotElle peint la vie d’avant, en roulotte, à travers la campagne. Puis la traque, la déportation les camps, ses peintures sombres. Ses peintures claires très colorées évoquent le retour à la vie, les champs de tournesol, la nature vivante et protectrice et les statues de la Vierge car sa foi l’a aidée à survivre. Les corbeaux aussi, intercesseurs entre les morts et les vivants battent des ailes dans ses images souvenirs. La Maison Rouge présente cent cinquante œuvres et un film documentaire sur cette artiste encore inconnue à Paris.

Jacinthe Hirsch