Journal de juin 2014: compte-rendu de notre séance-débat du 10 avril 2014

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Thème : le génocide des Tutsis du Rwanda

Débatteur : M. Delouvain.

Ce film a été réalisé en 2006 par Michael Caton-Jones, à partir de faits réels sur les lieux mêmes des événements et en présence de rescapés du génocide.

Il retrace l’histoire d’un prêtre catholique et d’un jeune assistant anglais qui vont tenter de sauver les Tutsis réfugiés dans l’école technique, avec la présence lointaine des forces de l’ONU qui ne parviendront pas à les sauver.

En l’absence des débatteurs prévus, empêchés de venir, les élèves présents, une centaine, ont eu la chance qu’un ami d’un des professeurs présents, Mr Delouvain (que nous remercions chaleureusement !) connaissait bien la question du génocide rwandais et puisse ainsi répondre à leurs questions.

Il leur a expliqué les raisons d’une guerre fratricide qui a fait un million de morts en cent jours.

Il précise que la minorité tutsi détenait les postes les plus importants, parlant même la langue du colonisateur belge. Il y avait déjà eu des violences en 1990. Mais le 6 avril 1994, la mort du Président Habyarimana dans un accident d’avion dont certains prétendent qu’il a été provoqué par le parti FPR (Front Patriotique Rwandais, fondé en Ouganda par les exilés tutsi) mais thèse contestée aujourd’hui, a déclenché une guerre impitoyable. Après cette explication historique qui replace le film dans son contexte, les questions des élèves fusent et notamment sur le rôle de la France et sur l’opération Turquoise qui a sauvé des génocidaires hutus.

Ce qui inquiète fortement les élèves, d’après le nombre de questions sur ce sujet, est de savoir ce qui se passe dans un pays après un génocide de cette ampleur et de cette atrocité.

— Comment faire pour s’en sortir après un tel massacre ?

—Tout d’abord, répond notre débatteur, le gouvernement du Président Kagame offre maintenant un minimum de démocratie. Il n’y a plus de séparation entre les deux peuples. Par ailleurs il y a un jugement demandé au Tribunal des Nations Unies. Enfin dans les villages, il existe une forme de justice traditionnelle : les gens discutent, il se “parlent” ou ils s’excusent en disant par exemple “on m’a dit : tue-la”…

Ce fut une matinée dure, mais qui a sûrement permis à nos jeunes spectateurs de mieux connaître l’un des massacres les plus terribles et sans doute les moins connus de notre époque.

Claudine Hanau

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