Cinéma et histoire

Cycle de conférences sur l’histoire et le cinéma, animé par Belleville en vue(s).

[Infos vues sur Belleville-Village]

du 18 novembre au 16 juin 2010
Belleville en vue(s) a choisi cette année de présenter des films ayant un lien avec l’Histoire et particulièrement avec des événements qui ont marqué le 20e siècle.

Au delà du « film en costumes », le cinéma, art de la reconstruction du passé comme du présent, est intimement lié à l’Histoire du 20e siècle, puisqu’il a grandi avec lui et qu’il en a gardé la trace en image. Comment le cinéma évoque, raconte ou parfois réécrit l’Histoire ?

Des événements pris sur le vif à la pure fiction, de l’évocation d’une figure historique au rapport entre l’individu et la mémoire collective, à travers la fiction, le documentaire ou le court métrage, comment l’Histoire influence le cinéma et vice-versa.

Programme du cycle :

Mercredi 18 novembre 2009
La France, de Serge Bozon (France, 2007, 1h42)
A travers l’errance d’un groupe de soldats dans des paysages ravagés par la Grande guerre, La France évoque la folie et l’absurdité de celle-ci, qui contrastent avec le profond besoin d’humanité des protagonistes. Loin du classique film de guerre, La France apporte une vision très contemporaine de la Première guerre mondiale.

Mercredi 16 décembre 2009
Quand passent les cigognes, de Mikhaïl Kalatozov (URSS, 1957, 1h40)
Tragique histoire d’amour sur fond de Seconde guerre mondiale, Quand passent les cigognes atteste d’un renouveau du cinéma soviétique à l’heure du Dégel. Rompant avec l’époque stalinienne en envisageant la guerre du point de vue des individus et en renouant avec une certaine audace esthétique, le film propose un autre regard sur l’histoire soviétique dont les enjeux sont à la fois cinématographiques et politiques.

Mercredi 20 janvier 2010
Monsieur Verdoux, de Charles Chaplin (Etats Unis, 1947, 2h13)
1945 : Procès de Nuremberg, premières images de l’horreur des camps. Un art avait perdu de son innocence, le cinéma, et ses grands auteurs ne feront plus jamais les mêmes films. Le personnage de Monsieur Verdoux, séduisant tueur de dames, froid et méthodique, fait echo à l’implacable système nazi. Monsieur Verdoux, ou comment Chaplin met à mort le « juif errant » qui est en lui.

Mercredi 17 février 2010
Récits d’Ellis Island, de Georges Perec et Robert Bober (France, 1979, 1h56)
De 1892 à 1924, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe sont passés par Ellis Island, îlot situé près de la statue de la Liberté, à New York. A partir d’une collecte de l’existant : documents et témoignages, les auteurs restituent un passé à ce lieu de mémoire collective qui questionne aussi leur identité.

Mercerdi 17 mars 2010
Général Idi Amin Dada : autoportrait, de Barbet Schroeder (France/Suisse, 1974, 1h32)
Tour à tour naïf ou lucide, drôle ou inquiétant, Amin Dada n’en finissait pas d’intriguer, voire d’inquiéter. Il était celui qui acclamait Hitler et faisait disparaître des milliers de personnes… Barbet Schroeder réalise un portrait stupéfiant en prenant le dictateur ougandais à son propre jeu. Il dévoile l’image mégalomane de ce dernier en détournant les règles du documentaire, et livre une oeuvre cinglante et indispensable.

Mercredi 21 avril 2010
Cinéma et anticolonialisme : Afrique 50 de René Vautier (1950, 17 min) et Algérie, images d’un combat de Jérôme Laffont (2009, 52 min).
Afrique 50, premier film anticolonialiste français, inaugure le combat de René Vautier, par le cinéma, contre le racisme et l’impérialisme. Caméra au poing, il s’engagera ensuite, avec d’autres cinéastes, aux côtés des combattants algériens pour garder trace de leur lutte. Ces images, reprises dans Algérie, images d’un combat, resteront longtemps interdites en France.

Mercredi 19 mai 2010
L’histoire en courts, sélection de courts métrages
Comment évoquer l’histoire en quelques minutes ? Comment raconter une réalité vécue et complexe en à peine quelques plans ? Films expérimentaux, fictions, animation, une sélection de courts métrages qui, par leur forme, parviennent à traduire l’essentiel d’une période ou d’un événement.

Mercredi 16 juin 2010
Tito et moi, de Goran Markovic (France/Yougoslavie, 1992, 1h50)
Zoran, petit garçon rondouillard de 10 ans, a deux amours : Jasna et… Tito ! A travers le regard candide de l’enfant qui perdra peu à peu ses illusions, G.Markovic réalise une tragédie burlesque qui oscille entre la dérision et le pathétique sur la Yougoslavie des années 50 tenue de main de fer par le Maréchal.

Pavillon Carré de Baudouin
Auditorium à 18h30.
Entrée libre, sur réservation au 01 40 33 94 15 (nombre de places limitées)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :