Notre séance du Jeudi 23 mai 2013: projection de «Les femmes du bus 678» de Mohamed Diab

9 octobre 2012


Les femmes du bus 678

un film de Mohamed Diab

Principaux acteurs: Naheb El Sebaï, Bushra Rozza

Egypte, 2012, 100 mn

Lieu de projection

Le Saint Germain des Prés, salle Beauregard – 22, rue Guillaume Apollinaire – 75006 Paris, Métro Saint Germain des Prés

Résumé : 

De nos jours, au Caire, les chemins de trois femmes se croisent. Fayza ne supporte plus de prendre le bus bondé où des hommes se livrent sur elle à des attouchements. Seba, violée un soir de match et délaissée par son fiancé, donne des cours d’autodéfense. Nelly, comédienne délurée, veut porter plainte contre l’homme qui l’a molestée. Fondé sur le premier procès pour harcèlement sexuel qui s’est tenu en Égypte en 2008, ce premier long métrage soulève des tabous sociétaux énormes. Il le fait avec un certain manichéisme, mais aussi avec une dose indéniable de courage et de justesse.

C’est le film qui a sans doute suscité le plus de débats et de larmes en Egypte depuis sa sortie. Projeté sur les écrans un mois avant la révolution, Les femmes du bus 678 a provoqué une onde de choc incomparable à propos d’un phénomène social, le harcèlement sexuel des femmes dans leur moindre déplacement quotidien.

Rien ne prédestinait le réalisateur Mohamed Diab, 34 ans, à devenir le porte-étendard d’un combat contre la violence faite aux femmes. Connu pour ses scénarios de film d’action c’est par le net, en 2005, qu’il va prendre conscience du phénomène du harcèlement collectif : le regroupement de dizaines d’hommes inconnus, qui, dans la rue, décident de fondre sur une proie, une femme, choisie au hasard, qui ne pourra en parler à personne sous peine d’être rejetée.

Ni les policiers qui participent parfois à des attouchements ou viols collectifs, ni la justice n’entendent les victimes. Phénomène de foule, frustration sexuelle, Mohamed Diab a frôlé le drame pendant le tournage quand l’actrice principale du film, filmée à la sortie d’un match de foot, a elle-même été agressée. Les femmes du bus 678 raconte la révolte de trois d’entre elles. En Egypte le film a suscité plusieurs procès (toujours gagnés) et rapporté deux millions de dollars de recettes.

Poignant, révoltant, porté par un trio de comédiennes qui ne lâchent rien, cet instantané dans la vie de trois Égyptiennes fissurées est le plus beau des combats de cinéma mené depuis longtemps pour la dignité de la femme. (Christophe Chadefaud Studio Ciné Live).

Thème :

La violence envers les femmes

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Débat :

La débattrice est le docteur Marie-France Hirigoyen, psychiatre-psychothérapeute, victimologue spécialisée dans l’étude de toutes les formes de violences (sexuelles, familiales, perverses etc), et auteur de plusieurs livres importants, notamment en 1998 Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien (réédition en poche chez Pocket). Son livre le plus récent est Abus de Faiblesse et autres manipulations (2012, Éditions Jean-Claude Lattès).

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Journal de Janvier 2011 : Omerta dans la police de Sihem Souid

25 janvier 2011

OMERTA DANS LA POLICE

Sihem Souid

Le Cherche Midi

Sihem Souid est dans la police (elle vient d’ailleurs d’être suspendue à cause de ce livre). Elle croit en la République, en la démocratie, aux valeurs que l’on croit être les nôtres.

Alors elle dénonce les abus de pouvoir, le racisme, la xénophobie qu’elle rencontre chaque jour dans son métier. Elle pense que la police se doit de respecter ces valeurs. Elle s’adresse à sa hiérarchie naïvement.

Elle n’est pas entendue alors elle écrit, elle croit encore qu’on peut dialoguer. Elle va être déçue, elle va être broyée, c’est presque fait.

Comment réagir? Au moins indignons nous comme le demande ce vieux monsieur qui a nom Stéphane Hessel dans un petit livre qu’il faut aussi lire.

Daniel Rachline

 


Festival de films de femmes

2 avril 2010

L’Afrique à l’honneur à Créteil

Destination Afrique. Le continent noir est à l’honneur pour la 32e édition du festival international de films de femmes de Créteil (Val-de-Marne), qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 10 avril. Sur une programmation d’environ cent cinquante films, quatre-vingts oeuvres sur l’Afrique sont à l’affiche. Pour la directrice du festival, Jackie Buet, l’objectif de cette édition est de montrer « les inquiétudes politiques et économiques » de ce continent et « l’urgence d’une création cinématographique » menacée par le manque de moyens. Ce focus débute ce soir à la Maison des arts de Créteil avec un concert de la chanteuse malienne Rokia Traoré. Il s’achèvera mardi sur la question du sort des homosexuels en Afrique. D’autres thèmes comme la lutte contre le sida ou les quarante ans du Mouvement de libération des femmes sont prévus. Dix longs métrages du monde entier sont en compétition officielle. Le grand prix du festival sera remis le samedi 10 avril.


« Machisme machinal »

29 janvier 2010

La voix des politiques appelant à la parité hommes-femmes aux conseils d’administration aurait plus de poids si les politiques respectaient eux même la parité…

Chronique de Gérard Courtois
LE MONDE | 25.01.10 | 13h42 • Mis à jour le 25.01.10 | 13h42

Sonnez trompettes et résonnez hautbois : depuis deux siècles et même un peu plus, la France est la patrie des droits de l’homme et du citoyen. C’est inscrit, en quelque sorte, sur sa carte d’identité nationale. Pour les droits de la femme et de la citoyenne, en revanche, c’est une autre histoire.

Sans doute, l’article premier de la Constitution proclame-t-il fièrement, depuis les réformes de 1999 et 2008, que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Ainsi, le 20 janvier, à l’initiative de l’UMP, les député(e)s examinaient une proposition de loi « relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance » des entreprises. Légitime ambition, ont déclaré, la main sur le coeur, tous les orateurs et oratrices. Et pour cause : les femmes représentent aujourd’hui près de 40 % des cadres des entreprises, mais n’occupent que 8 % des sièges des conseils d’administration ou de surveillance des 500 plus grandes sociétés françaises.

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Baromètre HALDE/OIT

29 janvier 2010

Augmentation des personnes s'estimant victimes de la discrimination au travail

Lu dans 20 Minutes :

ETUDE – La direction et les supérieurs hiérarchiques sont essentiellement désignés par les salariés…

La crise, un engrais pour les discriminations D’après le baromètre de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) révélé hier, le nombre de personnes s’estimant victimes de discrimination au travail serait en constante augmentation depuis trois ans : 36 % dans le privé en 2010 (contre 28 % en 2009) et 26 % dans la fonction publique (contre 22 % en 2009). « Ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité car beaucoup de personnes n’ont pas conscience d’être discriminées. Elles ont totalement interiorisé l’injustice qu’elles subissent », souligne Louis Schweitzer, président de la Halde. Sans surprise, l’origine reste le premier motif de discrimination cité par les salariés du privé, suivi par la grossesse et l’âge. L’ordre diffère dans la fonction publique où la grossesse arrive en premier, suivi de l’âge.

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Demain samedi : manifestation à la Maison des Métallos RECTIF: 14h30!!!

15 janvier 2010

Dénonçons l’agression contre l’artiste Rayhana !

Retrouvez-nous devant la Maison des Métallos
94 rue Jean Pierre Timbaud
Paris 11e
Métro Couronnes
demain samedi à 14h30 et non pas 17h30 comme annoncé

Appel lancé par Ni Putes Ni Soumises


Tentative de meurtre : suite…

15 janvier 2010

L’intégrisme frappe à Paris

Dans 20 Minutes :

INTEGRISME – Rayhana a été aspergée d’un liquide par deux individus qui lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, mardi soir…

«Je n’ai pas honte de ce que j’ai écrit, je n’ai pas peur d’eux.» Emue et les traits tirés, Rayhana entend poursuivre la représentation de son spectacle A mon âge, je me cache encore pour fumer, une pièce «contre l’intégrisme» religieux, jouée à la Maison des métallos (11e) depuis décembre. C’est pourtant cette pièce qui serait à l’origine de la tentative d’homicide dont cette jeune auteur algérienne a été victime mardi soir.

Selon ses dépositions à la police, elle a été aspergée d’un liquide – qui s’est révélé être du white spirit – par deux individus qui lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, sans l’enflammer, et lui ont lancé : «On t’avait prévenue».

Précédent

Le 5 janvier dernier, en sortant de chez elle, dans le 20e, Rayhana avait déjà été menacée par deux individus qui l’avaient traitée de «mécréante» dans un dialecte algérien. «Tu crois qu’on sait pas qui tu es?», lui avaient-ils dit.

«Je ne suis pas sûre à 100% que cela a un rapport avec la pièce, mais je n’ai aucun problème avec personne par ailleurs», a confié l’artiste féministe lors d’une conférence de presse.

«Crime en relation avec une entreprise terroriste»

La section antiterroriste de la brigade criminelle a été saisie de l’enquête pour «crime en relation avec une entreprise terroriste». Rayhana et les autres comédiennes ont été placées sous protection policière alors que quatre personnes de la Ville assurent désormais la sécurité des futures représentations.

«La présence dans le haut de la rue Jean-Pierre-Timbaud de nombreuses échoppes salafistes est pour le moins troublante», assure un conseiller du maire de Paris. «Raison de plus pour qu’une telle pièce puisse être jouée ici même s’il ne s’agissait pas de provoquer», confie le maire (PS) du 11e, Patrick Bloche. L’adjoint au maire de Paris en charge de la Culture, Christophe Girard, a, lui, appelé à «se garder de toute conclusion hâtive», tandis que Ni Putes Ni Soumises appelle à un rassemblement samedi.