Journal de Juillet 2015: François Hollande à Izieu

7 septembre 2015
© AFP JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

© AFP JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Le 6 avril 2015 François Hollande est allé à Izieu pour inaugurer une extension du musée, anciennement Maison d’Izieu et a rendu hommage aux 44 enfants juifs raflés avec les 7 adultes qui les accompagnaient, le 6 avril 1944. Le président y a prononcé un discours contre la montée des “fondamentalismes religieux” dont voici quelques extraits significatifs.

« Le mal ne s’est pas arrêté aux portes de cette maison, il renaît chaque fois que des idéologies totalitaires ou des fondamentalismes religieux s’emparent des passions et des peurs… A chaque fois, ce sont des juifs qui sont tués parce qu’ils sont juifs, des chrétiens parce qu’ils sont chrétiens, et des musulmans, parce qu’ils sont musulmans. La barbarie n’a pas d’âge, n’a pas de couleur, n’a pas de limite.…

Plus que jamais, l’Histoire nous livre des leçons pour le présent. Elle nous rappelle qu’il y a besoin de combattants pour prévenir et pour vaincre la barbarie…

Les lieux de mémoire sont là pour mettre les consciences en éveil…Dans notre civilisation de l’image et de l’information continue, les lieux de mémoire et les outils qu’ils proposent sont aussi une indispensable école du discernement et du rappel aux faits historiques face à toutes les falsifications…

Le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, prochainement présenté par le Premier ministre, fera une place essentielle à la mission éducative et prévoit que chaque élève entrera en contact avec un lieu de culture, d’histoire et de mémoire, à chaque temps de la scolarité, primaire, collège et lycée.…

Le tronc commun de formation de tous les futurs professeurs du premier comme du second degré fera également une place prioritaire à l’enseignement laïc du fait religieux et à la lutte contre les préjugés racistes et antisémites…

Puis, rappelant les “épreuves terribles” du début janvier à Paris, le Président a appelé les Français à “plus que jamais se réunir et à se rassembler”…

Et d’ajouter : Personne ne peut imaginer que la République serait à ce point fragile, que la France devrait se barricader, s’enfermer à double tour, fuir les échanges plutôt que de se rendre compte avec fierté de nos talents, de notre culture, de notre capacité industrielle, mais aussi de la richesse de notre diversité. »


Notre séance du Jeudi 17 octobre 2013: projection de «Le temps du ghetto» de Frédéric Rossif

3 octobre 2013

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LE TEMPS DU GHETTO

Documentaire de Frédéric Rossif

France – 1961 – 90 mn

Lieu de projection

Le Saint Germain des Prés, salle Beauregard – 22, rue Guillaume Apollinaire – 75006 Paris, Métro Saint Germain des Prés

Résumé : 

Témoignage original sur le ghetto de Varsovie. «Nous ne voulions pas faire une œuvre scientifique ou un documentaire d’histoire, nous voulions retrouver à travers la mémoire des hommes la réalité telle qu’elle est vécue.» (F. Rossif)

Thème :

La révolte du ghetto de Varsovie

TÉLÉCHARGEZ LE DOSSIER PÉDAGOGIQUE EN CLIQUANT ICI

Débat :

La débattrice  est Larissa Cain, écrivain, qui est rescapée du ghetto de Varsovie et a participé à l’insurrection de Varsovie de 1944.

ACCÉDEZ AU COMPTE-RENDU DE LA SÉANCE EN CLIQUANT ICI


Journal de Juillet 2012: Exposition « C’était des enfants » à l’Hôtel de Ville de Paris

3 septembre 2012

Du 26 juin au 27 octobre, une exposition gratuite à l’Hôtel de Ville retrace la vie des enfants juifs parisiens entre 1939 et 1945, sous l’Occupation.

Cette exposition regroupe de nombreux documents concernant aussi bien les enfants restés à Paris que de jeunes juifs internés dans les camps français et déportés. Archives personnelles et intimes, avec des lettres, dessins, jeux, photographies privées etc des enfants et de leurs parents et proches. Archives administratives, comme des registres de présence scolaire, des cartes d’internement dans les camps français etc….

Une exposition rigoureusement pensée et organisée, des documents rarement présentés au grand public. A ne pas manquer.


Journal d’octobre 2011: justice pour une Juste

12 octobre 2011

On le sait, la justice n’est pas de ce monde et certains héros ne seront jamais récompensés ou reconnus ici bas.

C’est le cas d’Iréna Sendler, récemment décédée à 98 ans.

Qui était-elle? Qu’a-t-elle fait d’extraordinaire? Et bien, pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette Allemande demanda à aller travailler dans le ghetto de Varsovie comme plombier, serrurier. Elle n’a pas demandé ce poste pour le plaisir, mais parce qu’elle connaissait les plans d’extermination des juifs par les nazis.

Elle sauva ainsi 2500 enfants de la mort  les faisant sortir du ghetto en les cachant dans sa boîte à outils ou dans des grands sacs à l’arrière de sa voiture. Pour éviter de faire repérer les enfants, elle avait  entraîné un chien à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient : Pas bête!

Elle a quand même été arrêtée et torturée copieusement par les nazis sans révéler aucun nom des enfants. Noms dont elle garda la liste dans une jarre en verre enterrée au fond de son jardin.

Après la guerre elle essaya de localiser les parents qui avaient pu survivre et de réunir les famille. Mais la plupart avaient été gazés et les enfants sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou adoptés.

Belle histoire non ?

Cette Juste parmi les Justes a été proposés pour le prix Nobel de la Paix, mais on lui a préféré Al Gore…

Pour lui rendre justice essayons au moins de conserver sa mémoire.

Lison Benzaquen


Nous vous recommandons : « Les cerises au kirsch » de Laurence Sendrowicz, prolongation en Mai et juin 2011

20 mai 2011

Nous sommes heureux de vous annoncer la prolongation du spectacle « Les cerises au kirsch – itinéraire d’un enfant sans ombre » de Laurence Sendrowicz  au Théâtre de la Vieille Grille : le dimanche 22 mai à 21h, le dimanche 29 mai à 15h, le dimanche 5 juin à 17h30, les mercredi 15 juin et 22 juin à 21h00

Durée du spectacle : 1 heure

Aller-retour entre passé et présent, questionnement sur la transmission d’une histoire familiale broyée par la grande Histoire, ce solo, interprété par son auteur, tisse deux voix d’aujourd’hui, celle du petit-fils et celle du  grand-père avec une voix d’hier, celle de l’enfant caché puis ballotté de home en home. Ces voix s’entremêlent, se complètent ou se démentent, sous le regard totalement démuni de la mère, qui ne peut jouer qu’un rôle muet  dans ce passage de relais.

Note de l’auteur et du metteur en scène :

« En 1942, personne n’aurait misé un sou sur le fait que je devienne grand-père un jour. »
Parce que soudain, acculée par l’urgence du temps qui passe, émerge une génération qui ne commence qu’aujourd’hui à comprendre de quel traumatisme elle est issue, nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure qu’implique la création d’un texte sur un sujet aussi dangereux (dans tous les sens du terme) que la transmission d’un passé déchiqueté par le plus grand drame du XXe siècle… Car parmi ces voix qui veulent à tout prix éviter les clichés et le pathos, qui oscillent, toujours en équilibre instable, entre embarras, rire et larmes et peuvent se briser à chaque pas, il y a la
nôtre – tentative de mettre en mots une famille anéantie, une mémoire qui se reconstruit.

Laurence Sendrowicz et Nafi Salah

Laurence Sendrowicz est auteur dramatique et interprète. Elle a traduit le théâtre de Hanokh Levin qu’elle a contribué à faire connaître et à diffuser dans les pays francophones.

Nafi Salah est metteur en scène et a fondé sa propre compagnie, le Théâtre haNoded, basée à Jérusalem. En 1988, il s’installe en France et décide de se consacrer totalement à la peinture.

Les Cerises au Kirsch marque son retour au théâtre.

Théâtre de la Vieille Grille, 1 rue du Puits de l’Ermite, 75005 Paris. Métro Place Monge ou Censier Daubenton. (cliquez sur le texte qui précède pour accéder au site internet du théâtre)

Réservation au 01 47 07 22 11

Tarifs : 18 € (tarif plein), 13 € (tarif réduit), groupe 13 € (à partir de 8 personnes)


Journal d’Avril 2011 : « Les enfants aussi » d’Arlette et Charles Testyler

5 avril 2011

LES ENFANTS AUSSI, d’Arlette et Charles Testyler, avec une préface de Tatiana de Rosnay, aux éditions Delattre

Avoir réussi à faire du récit de leur vie dans les camps, un grand livre d’amour, donne aux souvenirs d’Arlette et Charles Testyler un poids encore plus dramatique.

On n’oubliera pas la recherche par Charles dit Szlamek 15 ans, de son père adoré dans les camps de travail dépendant d’Auschwitz, ni le désespoir de la mère d’Arlette, qui ayant sauté d’un train en France avec ses deux enfants et qui a survécu avec les petites, est morte de chagrin très peu de temps après la guerre en 1946, ne voyant pas revenir son mari.

C’est une chose rare que l’amour, c’est encore plus bouleversant de le trouver à chaque page dans ce récit “pas comme les autres”.

Claudine Hanau

 


Notre Journal de juillet 2010: lettre des élèves de l’école Henri Hatrel sur leur voyage à Izieu

30 août 2010

Chers lecteurs,

Nous sommes des élèves de CM2 de l’école Henri Hatrel à Deuil la Barre. Cette année avec notre maîtresse, Mme Di Biase Séverine, nous avons travaillé sur un album de jeunesse qui s’intitule: “Ita-Rose”.

Cet album raconte l’histoire tragique d’une famille juive pendant la seconde guerre mondiale. Après avoir terminé la lecture de cette album, la maîtresse nous a dit que 2 des enfants d’Ita-Rose étaient encore en vie et qu’elle les connaissait.

Alors nous avons écrit à Alexandre Halaunbrenner pour qu’il vienne témoigner dans notre classe.

En parallèle, nous sommes allés visiter le camp d’internement de Drancy où les deux petites soeurs d’Alex ont été internées après avoir été raflées à Izieu par la gestapo de Lyon.

Notre rencontre avec Alexandre fut très émouvante et magique!!! Ce jour là, la maîtresse nous a appris qu’elle avait organisé pour la fin de l’année notre voyage à Izieu afin que nous puissions découvrir, en vrai, l’endroit où les enfants d’Izieu avaient vécu.

Le 20 et le 21 mai nous sommes donc partis pour Lyon où un car nous attendait pour aller à Izieu. Cette journée fut très intéressante! La visite de la maison nous a permis de nous confronter à la réalité et surtout de partager pour un court instant, la vie que ces enfants ont eue! Voir d’aussi beaux paysages rend encore plus dur d’imaginer qu’un tel drame ait pu s’y dérouler! Tout nous a plu, les projections, les dessins et les lettres des enfants, les photos, les panneaux explicatifs et la nature qui nous entourait!

Nous sommes revenus en classe avec des images plein la tête et surtout une énorme envie d’en savoir plus sur l’histoire des enfants d’Izieu et sur la seconde guerre en général.

Depuis notre retour nous lisons tout ce que nous trouvons sur le sujet et nous allons faire un journal de classe avec une expo photos pour expliquer tout notre travail! Nous profitons de ces quelques lignes pour remercier de tout notre coeur Mémoire 2000 sans qui nous n’aurions jamais pu partir. Et nous adressons aussi un petit coucou à notre ami Maxime avec qui nous nous sommes perdus en forêt lors de notre retour de la maison d’Izieu!!!


Notre Journal de juillet 2010 : Pour la mémoire et l’histoire, notre voyage à Izieu du 20 Mai 2010…

30 août 2010

Comme à l’habitude, la préparation de la visite des 23 élèves de CM2 du collège de Deuil-la-Barre a été très sérieusement assurée par Séverine Simon, l’institutrice, bien connue de Mémoire 2000.

Préalablement, pour sensibiliser les élèves à la Shoah, elle a organisé une visite à Drancy en compagnie du grand témoin Alexandre Halaunbrenner dont les deux petites soeurs, Mina 3 ans et Claudine 9 ans, figurent parmi les 44 victimes enfants du 6 avril 1944 et leurs sept éducateurs, arrêtés et déportés sur ordre de Klaus Barbie.

Alexandre bien que participant au voyage, a dû renoncer à dialoguer avec les élèves à la Maison d’Izieu, car trop fatigué par les épreuves subies pendant la guerre: internement à 15 ans au camp de Rivesaltes avec les réfugiés républicains espagnols, et puis au camp de Gurs. Au bout de plusieurs mois la famille est libérée puis 1944, son père est fusillé et son frère déporté. Il prend en charge sa mère Ita-Rosa et la petite dernière et vivent sous un faux nom jusqu’à la Libération…

Cependant, grâce à Alexandre, les élèves ont été particulièrement sensibles à la première partie de la visite, sur le rôle de Klaus Barbie et la part prise par Ita-Rosa pour le jugement dans des extraits du film du procès. En effet en plus du témoignage émouvant de Ita-Rosa, il est rappelé son rôle essentiel avec Beate Klarsfeld pour aller, à 68 ans en Bolivie faire capituler le gouvernement bolivien pour l’extradition de Barbie et permettre ainsi la tenue du procès et la condamnation pour crime contre l’Humanité. Horrifiés par l’attitude de Barbie refusant toute responsabilité dans la tragédie, plusieurs élèves ont posé la question de la réalité de sa mort en prison.

Le second film projeté, insistait sur le caractère raciste de l’extermination des juifs considérés par les nazis comme des sous-hommes, et dont il fallait interdire la reproduction en tuant les enfants pour préserver la pureté de la race aryenne.

Le troisième film démontrait bien la stupidité et l’horreur de pareille théorie par des images d’archives de la vie paisible des juifs polonais avant les massives mesures d’élimination dès le contrôle de la Pologne par les nazis en septembre 1930.

Le film fait également ressortir le peu d’empressement des autres pays occidentaux à accorder des visas aux juifs fuyant les persécutions avec toutefois l’attitude plus ouverte de la France avant la défaite de 1940 et les premières lois antijuives du gouvernement de Vichy.

Malgré tout en zone libre, profitant d’une certaine tolérance des autorités de Vichy et également du contrôle italien, sous l’impulsion de sa fondatrice Sabine Zlatin et de son mari, a été créée la Maison d’Izieu, petit village à 90 kms de Lyon. La maison a donc été légalement reconnue et abrita plus de 150 enfants juifs. L’enseignement et les conditions matérielles ont été relativement convenables comme en témoignent les lettres aux parents écrites par les enfants peu de temps avant le funeste 6 avril 1944.

Le retentissement du procès Barbie a permis à Sabine Zlatin de convaincre les autorités françaises de la nécessité d’un Mémorial sur les lieux mêmes pour qu’à jamais le souvenir de ce crime contre l’Humanité soit perpétué pour les générations futures et notamment les jeunes: d’où déjà la troisième participation de Mémoire 2000 au voyages d’Izieu.

Les élèves, très émus par la projection des films se sont presque “battus” pour avoir l’honneur de lire les plaques sur la façade extérieure de la Maison. La première dédiée aux fondateurs de la Maison, Sabine et Miron Zlatin, la seconde à l’inauguration par le président François Mitterrand en 1994 et la troisième, la plus émouvante, reprenant par liste alphabétique et par âge des 44 enfants et sept adultes victimes du 6 avril 1944.

Après ce moment d’intense émotion, les différentes pièces font revivre les activités de la Maison grâce à la photo des participants : élèves et leurs pupitres avec cartes de géographie accrochées aux murs et, en dépit du peu d’ameublement, les élèves ont bien apprécié tous les aspects de la vie de la maison.

Ainsi les pensionnaires et l’équipe d’éducateurs restent malgré tout, à jamais vivants et gravés dans la mémoire des visiteurs toujours plus nombreux de la Maison d’Izieu.

Maxime Perrault


Nos séances-débat : Le journal d’Anne Frank

19 avril 2010

Paru dans le journal d’Avril 2010

Anne Franck écrivant son journal

LE JOURNAL D’ANNE FRANK
Film de Jon Jones
Séance du 26 janvier 2010
Thème : la Shoah
Débatteur : Denis Peschanski

Tout le monde connait l’histoire du Journal d’Anne Frank. Il n’est pas question de la raconter ici.

Le séjour de la famille Frank en univers clos est devenu célèbre, grâce au Journal d’Anne,  sauvé et conservé par son père, le seul témoin revenu de l’enfer des camps.

Anne et sa famille ont vécu deux années cachés et finalement ont été arrêtés sur une dénonciation, on ignore exactement de qui.

Anne était une adolescente très éveillée qui désirait devenir journaliste ou écrivain et, par le biais de son journal, préparait son avenir.

Les jeunes qui assistent à la projection aujourd’hui paraissent très intéressés par cette tranche de vie d’une adolescente à peu près de leur âge. Parmi les classes présentes, 3ème et CM 2, nous avons remarqué que les petits étaient plus frappés que les grands et qu’ils posaient plus de questions à Monsieur Peschanski qui répondait avec gentillesse et compétence (on sent qu’il est passionné par le sujet).

Il fait un bref résumé de la situation des juifs en Allemagne et dans l’Europe occupée, il explique qu’ils craignent le départ vers l’Est, en Pologne et en Russie, puisqu’ au début de la guerre et jusqu’en Mai 1941 les Russes et les Allemands sont alliés. En France, les premières rafles de juifs étrangers ou apatrides ont lieu en zone libre, sous le régime du Maréchal Pétain, sur l’ordre de Laval et de la police française, sans que les Allemands y participent.

Les questions : Que se passait-il dans la tête d’Hitler?

—Une haine viscérale, un antisémitisme exacerbé, peut-être par la hantise de la défaite à venir, le juif était son bouc émissaire. Il a fait traquer les enfants juifs jusque dans les maternités.

Comment les soldats ont-ils accepté de massacrer les juifs?

—Ils étaient fanatisés par le régime et n’envisageaient pas de désobéir aux ordres de leurs supérieurs.

Pourquoi les juifs et pas les chrétiens?

—C’est une tradition ancestrale, quand ça va mal et qu’on recherche un bouc émissaire, les juifs sont en première ligne, peut-être à cause de la responsabilité présumée des juifs dans la mort du Christ.

Comment Hitler est-il arrivé au pouvoir ?

— Tout à fait légalement, à la suite de la défaite de 1918, l’Allemagne était très appauvrie et les Allemands très malheureux ont cherché l’homme providentiel qui leur ferait regagner leur puissance, leur richesse et leur dignité. Hitler le leur promettait. L’Allemagne était exsangue, après la guerre, dans les années 1922/1924, une terrible crise économique a précédé en Allemagne la crise mondiale de 1929.

Les enfants ont demandé comment cela s’était passé en France.

—D’abord il y a eu un statut spécial des juifs dès l’automne 1940, alors que les Allemands ne le demandaient pas. Les déportations de 1942, ont été faites sous la responsabilité de la police française (rafle du Vel d’Hiv’). A la demande de Vichy les juifs, à peu près en sécurité en zone sud, devaient être renvoyés en zone occupée pour y être arrêtés, envoyés à Drancy et déportés. En Novembre 42, après l’arrivée des Américains et des Anglais en Afrique du Nord, toute la France étant occupée, il n’y avait plus de différence.

La dernière question, très pertinente: Comment les Allemands savaient qui était juif ?

—Grâce à des listes établies au recensement dès 1940, grâce à des noms à consonance typique ou étrangère, grâce parfois à des dénonciations.

Denise Becker


Décès d’un Juste

11 avril 2010

Maurice Arnoult avait sauvé des Juifs sous l’Occupation. Il appartenait à ceux qu’on appelle les « Justes ». L’artisan bottier de Belleville vient de décéder à l’âge de 102 ans. En 2007, l’un des enfants qu’il avait sauvé, Joël Krolik, avait rendu hommage dans Paris Match à son sauveur.

Lire l’article ICI.


Visite à Izieu

17 mars 2010

Nouvelle visite d’un lieu de mémoire

Mémoire 2000 organise au mois de mai une visite à la Maison des Enfants d’Izieu avec une classe de CM2 de l’école Henry Hatrel de Deuil-la-Barre.

Nous sommes à votre disposition pour vous aider à organiser des voyages à Izieu, au Centre de l’Histoire de la Déportation et de la Résistance de Lyon, au camp du Strutthof, et aiutres lieux de mémoire. Merci de nous contacter ICI.


Deuxième guerre mondiale : pluie de films en salle

16 mars 2010

Quatre films à voir

La Rafle
Drame historique de Roselyne Bosch, 2009
Avec Mélanie Laurent, Jean Reno, Gad Elmaleh
Synopsis : 1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…
Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

Liberté
Drame de Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée, plus
Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s’arrange, avec l’aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés.
De son côté, P’tit Claude se prend d’amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l’épaule. Mais les contrôles d’identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n’ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés.
Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P’tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens – un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de vichy et de la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…

L’Arbre et la forêt
Comédie dramatique d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau
Avec Guy Marchand, Françoise Fabian, Sabrina Seyvecou
Synopsis : Frédérick fait pousser des arbres et, depuis près de soixante ans, cultive un secret.
Autour de lui, seuls sa femme et son fils aîné savent la vérité sur son histoire. La mort de ce fils, avec qui il entretenait des rapports conflictuels, le conduit à révéler enfin à ses proches ce qu’il n’avait jamais pu dire.

Les Convois de la honte
Documentaire de Raphael Delpard
Synopsis : Comment la SNCF a organisé et transporté les prisonniers notamment juifs de France en Allemagne, ainsi que les actes de résistance entrepris par des cheminots. De nombreuses scènes impressionnantes ont été reconstituées. De nombreux témoignages et documents complètent le film…


Tony Gatlif sur « Radio libre »

23 février 2010

A l’occasion de la sortie de son film Liberté

Retrouver l’émission ICI.
Et la critique de l’émission sur le blog des Clionautes ICI.


Paroles de témoin…

4 février 2010

Addy Fuchs parle de son travail de témoignage dans les écoles.

Vu au Café Pédagogique

Le point de vue du témoin
Par Nicole Mullier

Addy Fuchs est né le 26 février 1926 à Paris de parents polonais venus dans la France des droits de l’homme. Il est pris en voulant franchir la ligne de démarcation. Déporté en 1942 au camp de concentration de Blechhammer qui est rattaché au complexe d’Auschwitz en 1944, il passe au cours des marches de la mort par Gross-Rosen, le petit camp de Buchenwald, et Langenstein où il est sauvé par les Américains. Depuis longtemps, Addy témoigne dans les écoles, les collèges et les lycées.

Addy, tu témoignes dans les écoles primaires depuis longtemps, alors que les déportés étaient plutôt hostiles à cette action chez les petits. Comment cela se passe-t-il ?

Depuis que j’ai vu témoigner une enfant cachée au lycée Edgar Quinet, je me suis rendu compte qu’eux aussi avaient souffert. Cela m’a donné l’idée de faire témoigner dans une classe un enfant caché et un déporté.

Je fais partie d’une association, l’AMEJD (Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés) du Xe qui pose des plaques commémoratives dans les écoles avec les nom, prénom et âge des élèves nés juifs, déportés pendant la seconde mondiale.

Pour préparer cette cérémonie, nous rencontrons les professeurs des écoles, des parents d’élèves. Les enfants ont eu un cours d’histoire auparavant. Ils sont invités à poser des questions à un enfant caché et un déporté qui interviennent ensemble. Aussitôt une forêt de doigts se lèvent. Je montre aux enfants, mon étoile, mon tatouage et mon costume rayé.

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Les films sur la 2ème Guerre Mondiale en plan de métro

28 janvier 2010

Vu sur le site des Clionautes :

C’est une excellente initiative que nous propose le magazine Télérama sur son site internet. La rédaction a répertorié 150 films sur la Seconde guerre Mondiale, sous la forme d’un plan de métro interactif ; les films étant classés par thèmes et parfois en sous-genres : thème de la résistance, films de commandos, guerre sur le front de l’Est…

Le mode d’emploi est simple : en cliquant sur n’importe quel titre, vous aurez la description de la « famille » à laquelle appartient le film. Les « correspondances », c’est-à-dire les titres appartenant à plusieurs familles, font l’objet d’un développement. Il suffit également de cliquer dessus pour en saisir l’essentiel.

Pour accéder au plan, cliquer ICI.