Journal de Janvier 2017: Un des derniers…

20 décembre 2016

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès le 1er décembre dernier, de notre ami

 

Serge BOUDER

 

Serge Bouder a été, pendant de nombreuses années, un fidèle soutien de Mémoire 2000.

Très jeune il a été interné au camp de Drancy. Il a été un de ceux qui, en septembre 1943, ont tenté de s’évader du camp en creusant un tunnel.

Projet insensé qui n’a malheureusement pas abouti. Les Allemands ayant découvert le tunnel ont ordonné qu’il soit muré.  Mais les détenus chargés de fermer le “tunnel de la résistance” ont laissé, gravé sur une plaque de plâtre, un témoignage de leur courageux exploit. Cette plaque ne fut   mise à jour qu’en 1980.

Après la découverte du tunnel par les Allemands, les “responsables” du creusement, parmi lesquels se trouvait Serge Bouder, ont été enfermés et torturés avant d’être mis dans le convoi N° 62 du 20 novembre 1943 pour Auschwitz. C’était sans compter sur leur courage et leur détermination.

Quelques uns de ces “futurs déportés”, purent après avoir arraché, à la main, les barreaux des fenêtres, sauter du train et ainsi échapper à une mort certaine. Serge faisait partie de ces “évadés”…

Puis ce fut la Résistance…

Toute sa vie Serge Bouder a été un homme engagé et courageux.

Un des derniers de cette tragique époque…

Qu’il repose en paix.

Nous adressons à sa famille nos plus affectueuses pensées.

 

Lison Benzaquen

 

 

 


Journal de Janvier 2017: l’Assemblée Générale de Mémoire 2000

20 décembre 2016

Lundi 5 décembre 2016

Le président, Bernard Jouanneau, dans son rapport moral indique que année 2016 aura été marquée du sceau de la remise en question, de l’altération de la situation générale du monde confronté à l’intolérance, au racisme et aux discours de haine auxquels nous avons fait face par nos actions et par les décisions prises malgré les événements qui sont venus perturber gravement le fonctionnement de l’Association.

Le président développe chacun des points évoqués et les actions que nous avons menées, et conclut sur une note d’espoir pour l’année 2017.

Par ailleurs, le Trésorier Maurice Benzaquen qui a assuré l’intérim après le décès de Daniel Rachline, a présenté le bilan financier.

Il signale qu’il a pu remonter assez loin dans la gestion de la trésorerie et remis celle-ci en ordre de marche. Aujourd’hui, les difficultés rencontrées ont été surmontées.

La gestion de la trésorerie est désormais traitée avec rigueur et le plan-comptable porté chez l’expert-comptable (livre-journal, suivi général, pièces justificatives) a permis à celui-ci d’établir aisément le bilan.

A été joint au rapport, un tableau des recettes et dépenses consultable à tout instant au secrétariat.

Les deux rapports ont été adoptés à l’unanimité moins une voix.

Ils sont à la disposition des adhérents qui en feront la demande au secrétariat.

 


Considérations sur la condamnation de J.M. Le Pen par le Tribunal de Paris

7 avril 2016

Le tribunal de Paris vient de rendre sa décision dans les poursuites engagées par le Ministère public contre Jean-Marie LE PEN, pour les déclarations qu’il a faites le 2 avril 2015 a Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV qui l’interrogeait pour savoir s’il regrettait ce qu’il avait dit jadis sur les chambres à gaz.

Il avait déclaré: « A aucun moment, ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ça soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz » en ajoutant « Je maintiens ces propos parce que je crois que c’est la vérité ».

Jean-Marie Le Pen qui n’avait pas comparu à l’audience avait refusé de se défendre au fond et imparti à son avocat (Maître Wagner) le mandat de se borner à soulever son immunité de député européen.

Sur ce point, faisant droit au moyen soutenu par notre avocat (Maître Serge Tavitian) le tribunal a répondu que les propos tenus sur l’antenne de BFMTV ne l’avaient pas été dans le cadre de l’exercice de son mandat de député, avec lequel ils n’avaient aucun rapport. Il a donc écarté le moyen, puis statuant au fond, en dépit de son absence volontaire aux débats, le tribunal a considéré que Jean-Marie Le Pen s’était bien rendu coupable de contestation de crimes contre l’humanité, délit prévu et réprimé par l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 (Loi Gayssot), au motif que « Force est de constater, que sous couvert d’admettre à la fois la réalité et le caractère « assez ignoble » des chambres à gaz, Jean-Marie Le Pen n’avait eu de cesse d’en relativiser l’importance, par delà sa persistance à employer le terme de « détail » et que « cette analyse qui vise à mettre à égalité l’ensemble des épisodes dramatiques de ce conflit, n’en faisant que des péripéties inhérentes à toute guerre, est effectué en toute conscience par Jean-Marie Le Pen, alors même qu’il a déjà été condamné pour des propos de même nature et qu’il est sans conteste rompu aux interviews »… 

En répression, le tribunal l’a condamné à 30 000  € d’amende et a ordonné en outre, à titre de peine complémentaire la publication d’un communiqué faisant état de sa condamnation dans les quotidiens LE FIGARO, LE MONDE et LIBERATION dans la limite de 5000€ par insertion, tout en ordonnant l’exécution provisoire de cette mesure de publication.

Sur les constitutions de partie civile, le tribunal a octroyé aux associations déclarées recevables, l’indemnisation qu’elles demandaient et en particulier à Mémoire 2000 la somme de 5000 € de dommages et intérêts+ 1500 € de frais.

On retiendra de cette décision l’analyse particulièrement détaillée de la notion de contestation.

Après la reconnaissance par le Conseil constitutionnel de la parfaite constitutionnalité de la loi Gayssot, par sa décision du 6 janvier dernier, le jugement de la 17 ° chambre du tribunal de Paris en renforce la portée.

Le président

Bernard JOUANNEAU


Mémoire 2000 condamne les propos de Nadine Morano

5 octobre 2015

La déclaration de Nadine MORANO à l’émission de samedi soir  « ON  N’EST  PAS COUCHÉS » de Laurent RUQUIER  a dépassé toutes les bornes. D’abord elle est fausse. « La France n’est pas un pays de race blanche « . Elle est ensuite contraire aux valeurs fondamentales de la RÉPUBLIQUE. Elle est l’expression d’une idée raciste, odieuse et insupportable, mais elle n’est pas susceptible de poursuites pénales, puisqu’en FRANCE la diffusion d’idées racistes n’est pas un délit.  En revanche il est inadmissible qu’elle puisse se présenter comme tête de liste dans une circonscription pour les élections régionales,  sans compter qu’elle est désormais disqualifiée pour participer à des élections primaires d’un parti politique pour les élections présidentielles

MÉMOIRE 2000


• LE « PLAN ANTIRACISTE DU GOUVERNEMENT » : Une Peau de chagrin ?

21 septembre 2015

CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER LE TEXTE DE BERNARD JOUANNEAU, PRÉSIDENT DE MÉMOIRE 2000.

Annoncé le 17 avril dernier, le nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme du Premier Ministre apparaissait comme la mise en œuvre de « la réserve citoyenne » mis en avant par le Président HOLLANDE au lendemain des événements de janvier 2015. Présenté aux médias au sein d’un lycée de Créteil ce jour-là, il était restreint :

1/ A l’annonce du renforcement des sanctions du délit d’injures raciales et de leur transfert de la Loi sur la Presse dans la liste des infractions de droit commun et de la généralisation de la circonstance aggravante de racisme pour toutes les infractions.

2/ A l’intervention plus déterminée des pouvoirs publics dans la diffusion des messages de haine raciale sur internet et sur les réseaux sociaux.

3/ A l’octroi d’une dotation de 100 millions d’euros sur 3 ans sans qu’il soit précisé à quel usage ils seraient affectés.

4/ A l’importance du volet éducatif revenant aux enseignants relayés par les associations et les volontaires de la réserve citoyenne.

On n’en savait guère plus sans d’ailleurs que les médias ne s’en préoccupent comme s’il ne s’agissait que d’une nouvelle initiative –une de plus- faisant appel aux valeurs républicaines dont on avait enregistré le sursaut lors de la manifestation du 11 janvier. Il se présente comme «  Le Plan National 2015-2017 de la République mobilisée contre le Racisme et l’antisémitisme ». Il est sensé répondre a l’Urgence.

Urgence devant la résurgence d’un antisémitisme que l’on croyait éteint.

Urgence devant la fracture sociale, territoriale et identitaire.

Urgence devant le torrent de haine charrié quotidiennement sur internet et les réseaux sociaux.

Urgence enfin quand les insultes racistes et antisémites s’installent dans les cours d’écoles et sur les terrains de sport.

Urgence déclarée mais toute relative puisqu’il m’a fallu insister à plusieurs reprises pour y avoir accès étant donné qu’il n’était toujours pas accessible sur le site de la DILCRA. Un mois et demi après sa promulgation et que les quatre mesures phares annoncées par les médias sont loin de couvrir les quarante mesures qu’il comporte.

Urgence déclarée qui prend son temps puisque plusieurs des dispositions adoptées sont d’ores et déjà transférées au second semestre 2015 et que le démarrage annoncé pour le printemps se trouve déjà décalée à l’automne.

Mais l’ampleur de celles-ci justifie sans doute ces délais qu’implique la mise en œuvre de plusieurs créations annoncées. Parmi celles-ci :

  • Une campagne de sensibilisation grand public sur les grands médias, nationaux et locaux dans l’hexagone comme dans les territoires d’Outre-Mer… à l’instar de ce qui a été accompli en matière de communication sur la sécurité routière. On peut comprendre qu’il faille laisser le temps aux agences de communication consultées de faire des propositions (action n° 1),
  • Plus nébuleuse apparaît la « campagne participative et virale nécessitant un appel d’offres auprès des associations ainsi que des artistes, des créateurs, des influenceurs du WEB qui doivent être sollicités. Bénévolement ? Semble-t-il ? (action n° 2)
  • La mobilisation de « grands parrains », personnalités à même de porter des messages et d’engager des initiatives médiatiques, artistiques, culturelles ou associatives fait penser à           (action n° 3) des personnes physiques plutôt qu’à des organisations impersonnelles, de celles qui mobilisent les énergies et les faveurs du public telles que Bernard-Henri LÉVY, Alain FINKIELKRAUT ou Michel PLATINI et Djamel DEBBOUZE ou Isabelle ADJANI et Charles AZNAVOUR.

Ceux et celles qu’on voit mal se mobiliser du jour au lendemain et dans la durée pour bénéficier du « soutien logistique » des pouvoirs publics. On ne doute pas de leurs capacités à se mobiliser mais pas sur ordre, ni dans la durée, ni dans la précipitation.

  • La participation de ces « grands parrains » à un club de mécènes de la citoyenneté évoque leur rassemblement sous l’égide de bienfaiteurs de l’humanité tels que SPIELBERG ou Pierre BERGÉ qui n’attendent évidemment que cela pour ajouter à leur notoriété naissante.

Mais au-delà de l’appel personnel et bénévole aux bienfaiteurs, on envisage de créer un certain nombre d’organes ou d’organismes qui vont venir s’ajouter à ceux qui existent déjà parmi les nouveaux arrivants.

  • Les CORA (assistés opérationnels de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme) qui au niveau du département vont remplacer les COPEC (Commission pour la Promotion de l’Egalité des Chances et la Citoyenneté) dont la création remonte au 13 décembre 2009, et qui avait déjà remplacé la CODAC (Commission Départementale d’Accès à la Citoyenneté) chargée de définir les actions de prévention contre toute discrimination directe ou indirecte fondée sur l’origine, le sexe, le handicap, l’orientation sexuelle ou l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion (action n° 5),
  • Les plans territoriaux de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et pour la promotion de la citoyenneté qui devront désormais figurer dans les futures contrats de ville et faire l’objet d’avenants territoriaux opérationnels des conseils locaux, sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD) qui nécessite de recréer une capacité d’impulsion et d’animation autour des Préfets et de leurs collaborateurs (action n° 6),
  • Très imprégnée de la crainte de la diffusion sur internet des messages de haine, propose la création d’une Unité Nationale de Lutte contre la Haine sur Internet (UNLCHI) par la mise en place d’une agence dédiée à la lutte contre la haine sur internet qui aurait pour objet de coordonner les acteurs institutionnels chargés d’édicter et de faire respecter les normes relatives à la protection contre les discours de haine.
  • La mise en place dès le printemps (qui est déjà largement dépassé) d’un groupe de travail rassemblant quelques associations pilotes, les acteurs du net, mais aussi des influenceurs « des community managers », des acteurs de la « e-représentation », des chercheurs, psychologues et sociologues afin de prototyper une boîte à outil de riposte en ligne.

D’ici que l’on parvienne à mettre d’accord tous ces intervenants d’horizons divers, le net aura continué à faire des ravages.

  • La création d’un conseil scientifique (article 2B) auprès de la DILCRA qui se composera de chercheurs, d’universitaires et d’intellectuels représentant toutes les disciplines permettant de faire progresser l’état des savoirs sur le développement des comportements, idéologies et préjugés racistes ainsi que des praticiens de l’action publique et qui aura pour mission de « formuler des recommandations et des avoirs ».
  • La création d’un site internet (article 24) dédié qui permettra notamment la valorisation et la mutualisation des initiatives de terrain et de ressources nationales publiques (CNDCH Observatoire de la Laïcité, Ministères et défenseur des droits).
  • La création d’un réseau de référents antiracisme, antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur (article 27).
  • L’élaboration d’un guide de référence de rappel du droit et des sanctions à destination de l’ensemble des acteurs éducatifs (article 30).
  • La création d’un fonds d’intervention « MÉMOIRE ET HISTOIRES » pour mettre en réseau et mobiliser les institutions mémorielles (article 31).
  • La mise en place d’un parrainage citoyen cadre, un suivi personnalisé durant deux ans par un adulte volontaire issu de la réserve citoyenne qui permette aux jeunes d’approfondir leur appropriation des valeurs républicaines et de s’impliquer dans la vie de la collectivité sous diverses formes (article 34).
  • La formation de 1.000 ambassadeurs « valeurs du sport » qui bénéficieront d’une formation à la citoyenneté, la laïcité, la lutte contre les préjugés, contre le racisme et l’antisémitisme (article 39).
  • La mise en place d’un numéro vert dans chaque ligue sportive à destination de l’encadrement des clubs amateurs (article 40).

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Journal de Juillet 2015: Soral condamné…

7 septembre 2015
Statue allégorique de la justice. Chancellerie

Statue allégorique de la justice. Chancellerie

Dans notre précédent numéro, notre avocat, Maître Serge Tavitian, relatait le procès intenté à Alain Soral par un certain nombre d’associations (dont la notre), pour avoir effectué le geste de “la quenelle” devant le Mémorial de la Shoah de Berlin.

Et bien le jugement a été rendu le 12 mai dernier et le tribunal a déclaré “Alain Soral coupable du délit d’injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur race, de leur religion ou de leur origine, par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique, faits commis courant décembre 2013 et jusqu’au 8 janvier 2014 à Paris”.

Alain Soral est donc condamné à 100 jours/amende d’un montant unitaire de 100 euros.

En cas de non-paiement, les jours amende deviennent des jours de détention

Outre l’amende pour injures à caractère racial, le tribunal a condamné l’essayiste d’extrême droite à verser 14.001 euros de dommages et intérêts au profit des sept associations qui s’étaient constituées parties civiles.

Une victoire pour notre association et les autres parties civiles.

Justice est rendue…

 

Mémoire 2000

 


Journal de Juillet 2015: Triste année pour Mémoire 2000…

7 septembre 2015

Peu de temps après le décès de Janine Buhler, nous avons appris, avec stupeur, la disparition de Marc Naimark.

Marc a décidé volontairement de partir, et nous laisse désemparés…

Il a été l’un des fondateurs de l’association et c’est grâce à lui que Mémoire 2000 a eu accès aux “nouveaux” moyens de communication.

Marc était une personne rare : généreux, drôle, fiable… Mais plus que tout, d’une intelligence et d’une vélocité intellectuelle exceptionnelles.

Engagé dans de nombreuses autres associations, il était d’une efficacité redoutable.

Marc avait encore beaucoup à faire et à donner, mais il a préféré se retirer : c’est dommage, d’une infinie tristesse, mais totalement respectable.

Nous présentons nos plus attristées condoléances à sa famille et ses amis.

Nous penserons toujours à lui avec tendresse.

 

Les membres et amis de Mémoire 2000


Réflexions du Président de Mémoire 2000

5 mai 2015

Le Comité pour l’Élimination de la Discrimination Raciale (CERD), institué par la Convention internationale pour l’élimination de toute forme de discrimination raciale, a entamé ses travaux pour le compte de l’ONU à Genève  sur la situation de la FRANCE (le dernier rapport date de 2010)  en annonçant qu’il allait se pencher « sur le sort des ROMS  et sur la situation dans les banlieues  françaises ».

Selon les experts,  on regrette « une certaine banalisation du discours de la haine « sans autre précision.

La presse qui s’en est saisie a cru pouvoir déceler qu’il s’agissait seulement de la haine antisémite alors que le mot n’a pas été employé par le CERD (voir les défilants sur BFMTV)

Qu’en penser?

Bernard JOUANNEAU, Président de Mémoire 2000


Un Journal exceptionnel de Mémoire 2000 après les assassinats de Janvier 2015

2 mars 2015

Journal spécialCLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU JOURNAL EXCEPTIONNEL DE JANVIER 2015


Journal de Janvier 2014: Assemblée Générale de l’association du lundi 2 décembre 2013

15 janvier 2014

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du Lundi 2 décembre 2013

Bernard  Jouanneau dans son rapport moral, fait le constat que l’année qui s’achève a été marquée sous le signe de la velléité.

Le programme cinéma a été tenu avec rigueur et constance. Cependant, n’étant pas une association para-scolaire mais une association de lutte contre le racisme, l’année 2013 n’a pas montré dans ce domaine un renouveau perceptible.

Nous n’avons au cours de cette année, cessé de nous interroger sur des actions à mener dans divers domaines. Nous en sommes restés au stade des projets : ce n’est que partie remise.

Par ailleurs, le Trésorier Daniel Rachline a présenté le bilan financier.

Les comptes présentés sont contrôlés par un expert comptable et leur détail  sont déposés au secrétariat.

Cette année encore, les recettes (cotisations, dons, subventions) sont en léger excédent par rapport aux dépenses (salaire, locations de salles, films, journal, etc…) avec un bénéfice de 800€.

Nous disposons d’un compte réserve et pouvons assurer que dans l’immédiat nous avons une situation saine.

Les deux  rapports ont été adoptés à l’unanimité moins une voix.

Ils sont à la disposition des adhérents qui en feront la demande au secrétariat.

 

 

 

 


Communiqué de Mémoire 2000

15 janvier 2014

L’arrêt que vient de rendre le conseil d’état dans l’affaire DIEUDONNÉ confère au respect de la dignité de la personne humaine une place essentielle qui rejoint les positions de MÉMOIRE 2000 depuis des années.

Nous ne pouvons que nous en réjouir.  

Cet arrêt devrait nous permettre de poursuivre notre tâche  dans la contestation du négationnisme  et dans la lutte contre le racisme.

Je lance un appel à tous les adhérents de MÉMOIRE 2000  et aux autres associations de lutte contre le racisme et contre l’antisémitisme  pour leur demander de faire connaître  leur soutien à cette manière de mener la lutte contre le racisme.

J’attends avec ferveur votre réaction

Bernard JOUANNEAU – Président de MÉMOIRE 2000


Le communiqué de Mémoire 2000 suite aux injures racistes proférées à l’endroit du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Madame Christiane Taubira

7 novembre 2013

TÉLÉCHARGEZ LE COMMUNIQUÉ EN CLIQUANT ICI

COMMUNIQUÉ

Les insultes proférées à l‘encontre de Christiane TAUBIRA  sont intolérables  et ceux qui les ont laissé se propager devraient s’en excuser publiquement.

Elles constituent une offense à sa personne ; mais aussi à la RÉPUBLIQUE  qu’à la place qu’elle occupe, elle représente.

Mais ce qui est inadmissible  est bien davantage l’absence de réaction des députés de l’opposition  qui ne se sont ostensiblement pas levés lors de la séance de l’Assemblée Nationale à laquelle une protestation solennelle et symbolique a été émise.

On leur rappellera qu’en 1972, la loi sur le racisme  a été votée par l’Assemblée Nationale à l’UNANIMITÉ.

Mémoire 2000  attend de la représentation nationale qu’elle exprime sa réprobation devant de tels comportements.

  MÉMOIRE 2000


La lettre ouverte de Mémoire 2000 au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Manuel Vals

7 novembre 2013
TÉLÉCHARGEZ CETTE LETTRE EN CLIQUANT ICI

Paris le 30 Octobre 2013

                                                                                  Monsieur Manuel VALLS

    Ministère de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,

Notre association, œuvre depuis plus de vingt ans pour transmettre aux jeunes des lycées et collèges les valeurs républicaines qui font de notre pays ce qu’il est.

Ces valeurs de tolérance et d’hospitalité, inutile de vous les rappeler, nous savons qu’elles sont les vôtres.

Pourtant, Monsieur le Ministre, vos récentes prises de position concernant les Roms, vont véritablement à l’encontre de tout ce que nous tentons de transmettre aux générations qui feront la France de demain.

En effet, votre déclaration selon laquelle ces populations qui ont un mode de vie différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation avec les populations voisines… ont vocation à repartir en Bulgarie ou en Roumanie, non seulement remet en cause les valeurs qui sont le socle de notre pays, mais les arguments utilisés sont ceux, bien connus et pernicieux, de l’amalgame, de la généralisation, et de la stigmatisation par la désignation du bouc émissaire.

Nous estimons que cette déclaration tombe sous le coup de la loi.

En effet, vos propos « provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard  d’un groupe de personnes ( Les Roms) à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie,  » et il n’a pas fallu attenbdre bien longtemps pour qu’ils provoquent dans l’opinion des reactions hostiles aux Roms qui  ont choisi de vivre dans notre pays  et pas seulement à l’encontre de ceux qui sont en situation irrégulière.

Le plus grave est qu’outre le fait que vous n’avez exprimé aucun regret, vous ayez persisté en affirmant  que vous gérez une situation difficile et que vous ne pouvez pas faire autrement. Cette situation ne justifie  pas la dureté de vos propos.  On peut toujours faire autrement.

Les valeurs de la République qui font la grandeur de notre pays, ne doivent pas être bafouées au nom d’objectifs politiques, quels qu’ils soient.

Mieux encore, au lieu de vous acharner à démanteler des camps, expulser et désigner à la vindicte populaire une population faible et misérable, ne serait-il pas plus honorable de veiller à ce que les fonds octroyés par Bruxelles pour financer des programmes d’aide aux Roms, soient effectivement utilisés à cet usage?

Nous avons noté qu’en présence du Premier Ministre, puis en réunion avec d’importantes personnalités de la Majorité, vous auriez regretté avoir employé ces mots, et reconnu une maladresse.

Monsieur le Ministre, regretter des propos, reconnaître qu’on s’est trompé, ne diminue en rien l’homme politique, cela au contraire, le grandit. Faites le publiquement.

Les vertus pédagogiques de la reconnaissance d’une erreur sont immenses et frappent l’opinion.

Elle touche les jeunes au plus près.

Nous ne doutons pas que vous le ferez.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

  Le Conseil de Mémoire 2000            


Quelques éléments d’information et de réflexion sur les relations entre la France et le Rwanda à l’intention des adhérents de Mémoire 2000

3 octobre 2013

Pour accéder au dossier rédigé par Rose Lallier, CLIQUEZ ICI (Version PDF)


Journal d’octobre 2013: le coin des amis

3 octobre 2013

C’est avec une immense tristesse que Lison Benzaquen annonce le décès de son frère,

Jacky BENSIMHON

survenu le 23 août 2013.