Journal d’Octobre 2018 : Suède, une progression pour le moment contenue de l’extrême-droite

29 novembre 2018

Les résultats des élections législatives suédoises qui se sont déroulés le 9 septembre 2018 sont moins alarmants que ce que l’on craignait. Les électeurs de ce pays, connu pour sa solide tradition sociale-démocrate et son système de protection sociale parmi les plus fort au monde, ont résisté à plus de 80% aux sirènes d’un parti aux origines néo-nazies.

Ce parti d’extrême-droite suédois, les démocrates de Suède (DS), ont en effet obtenu 17,6% des voix, se plaçant ainsi en troisième position, après les sociaux-démocrates, qui conservent leur première place avec 28,4% des voix mais enregistrent une baisse de leur électorat et perdent 12 sièges et la droite modérée qui recueille 19,8% des voix et perd 14 sièges. Le Parti de gauche (proche des positions du parti de la France insoumise) arrive en 5° position et progresse avec 7,1% des voix et 8 sièges supplémentaires.

La progression de l’extrême-droite est donc pour le moment contenue. Mais ce soulagement pourrait n’être que de courte durée. Les politiques ultralibérales et de dérégulation mises en œuvre en Suède depuis la crise du début des années 1990 et renforcées après la crise de 2008 ont conduit à une croissance des inégalités avec une nette baisse de la fiscalité des plus aisés, une hausse de la pauvreté, le développement d’une bulle immobilière qui exclut des centres urbains les moins fortunés, la précarisation des emplois et la réduction des services publics. Même si l’Etat social suédois reste l’un des avancés au monde, les évolutions des deux dernières décennies ont conduit à la dégradation de l’accès à la santé et à la détérioration de l’éducation qui a été privatisée à plus d’un tiers, ce qui a conduit les deux grands partis traditionnels à vouloir réinvestir massivement dans la santé et l’éducation.

La dégradation relative des conditions de vie d’une partie de la population a fragilisé la cohésion de la société suédoise. S’ajoutent à cela les effets de la crise migratoire de 2015, année où la Suède a reçu la deuxième plus forte demande d’asile rapportée à sa population (après la Hongrie), ce qui a conduit la coalition gouvernementale à restreindre aux stricts minimums européens le système d’asile. L’extrême-droite a évidemment profité de la situation en désignant les étrangers et les nouveaux arrivants comme la cause principale des problèmes du pays…Et le DS a développé l’idée qu’il faudra choisir entre la préservation de l’Etat social et l’immigration…

Le nouveau Parlement suédois a refusé d’accorder sa confiance au gouvernement social-démocrate de Stefan Löfven, qui va devoir démissionner. Et les conservateurs ont gagné la Présidence de l’Assemblée le 24 septembre grâce aux voix de l’extrême-droite. L’arène politique suédoise n’a jamais été aussi fragmentée, ce qui pourrait mener à de nouvelles élections avant la fin de l’année. Là, comme ailleurs en Europe, l’évolution du paysage politique des prochaines années résidera dans la capacité des partis traditionnels de droite à refuser toute alliance avec l’extrême-droite.

R.L.

 

 

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Journal d’Octobre 2016: Il n’y a pas de racisme “mineur”…

27 septembre 2016
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Manifestation à Paris, le 4 septembre 2016, en mémoire de Chaolin Zhang (AFP/ François Guillot)

On ne peut pas dire que la communauté asiatique française fasse beaucoup parler d’elle ou qu’elle fasse souvent la une des journaux.

Si cette communauté souffre de racisme, il faut reconnaitre que jusqu’à présent elle le faisait dans la discrétion, en silence.

Mais, depuis l’agression le 7 août dernier de Chaolin Zhang, couturier de 49 ans, père de deux enfants, et de son décès quelques jours plus tard, les langues se sont déliées.

On apprend que les vols avec violence visant la communauté chinoise ont triplé en un an. Sachant que les asiatiques n’osent pas porter plainte, le chiffre doit être revu à la hausse.

D’autre part, il est très courant que les femmes dans la rue, se fassent traiter de “putes” et dans les collèges et lycées il n’est pas rare de rire de leur accent ou de leurs yeux bridés, tout en les traitant de “petit jaune”, de “sale chinetoque”, “bol de riz” et autre “jaune d’œuf”…

Pour certains, “le mobile racial” du crime de Chaolin Zhang “ne semble pas prégnant”, mais d’après le maire du 19° arrondissement de Paris, Olivier Wang, c’est bien parce que Chaolin Zhang était “chinois” qu’il a été agressé, car victime de l’idée reçue selon laquelle “les Chinois possèdent des espèces sur eux.”

Le racisme anti-asiatique ne passionne ni les foules, ni les médias, ni les associations. Il aura fallu la mort de Chaolin Zhang pour qu’éclate la colère d’une communauté habituellement si réservée.

Cette colère s’est exprimée lors de la manifestation du 4 septembre qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes venues dénoncer la violence et réclamer la “sécurité pour tous”.

La communauté asiatique demande donc davantage de protection de la part des autorités et une prise en main du problème par les acteurs sociaux et les associations car, même si, comme le souligne Alain Jacubowicz, “le racisme anti-chinois ne constitue pas l’un des grands problèmes à venir”, cela n’empêche pas Emmanuel Ma Mung, chercheur au CNRS, de mettre en garde contre “l’émergence au sein de la communauté chinoise, d’un mouvement visant à défendre spécifiquement ses droits”.

Une telle initiative aggraverait encore le risque de communautarisation de la société française.

Tout cela doit nous rappeler qu’il n’existe pas de racisme “mineur” et qu’il ne faut, jamais, rien laisser passer.

Lison Benzaquen

 

 

 

 


Journal d’Avril 2016: témoignages des élèves après notre séance-débat sur le thème de l’esclavage

30 mars 2016

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Le passage du milieu

Séance du 16 février 2016

Thème : l’esclavage

Débatteur : Pap D’diaye

 

 

 

 

Cette fois, nous avons demandé aux élèves présents, de nous faire part de leurs impressions par écrit : ce qu’ils ont fait.
Ces élèves sont issus de Bac professionnel électro-technique et rencontrent souvent des difficultés en expression.
Ils appartiennent à la classe : TELKB du Lycée Louis Armand à Nogent sur Marne.
Voici leurs textes.

 

« Par choix, Je n’ai pas l’habitude de regarder des films sur le thème de l’Esclavage, mais “Le passage du Milieu” m‘a permis d’en savoir davantage et d’ouvrir les yeux sur la question humaine. J’ai particulièrement apprécié le débat. »

Fabien

 

« Ce film m’a beaucoup perturbé, j’ai vu des scènes abjectes, des images lourdes et souvent insoutenables. Le débat aide à surmonter les sentiments de révolte que l’on ressent jusqu’à la fin, grâce aux échanges entre les débatteurs et les élèves. »

Ryan

 

« J’ai apprécié le film même si il avait des moments très durs (finalement toutes les scènes du film étaient poignantes). Je pense qu’il faut ce genre d’images pour secouer les gens et lutter contre le racisme. Merci pour le débat, j’ai personnellement appris beaucoup de choses, des éléments historiques. Il faut continuer! »

Mohamed

 

« J’ai souvent détourné le regard pendant la projection du film, je me concentrais sur la voix, c’était plus supportable. J’ai vraiment été intéressé par le débat et le fait de pouvoir poser des questions. Merci pour tout ce que j’ai appris. »

Damien

 

« Ce film est terrible. Il m’a révolté et dégoûté d’être Humain, je n’arrive pas à croire ni à accepter que l’homme puisse faire ça. »

Mamadou

 

« J’ai eu du mal au début à me concentrer. Il n’y avait pas de dialogue seulement des images terribles que l’on reçoit en pleine figure avec comme fond sonore une voix douce presque mélodieuse, c’était très perturbant. Je trouve tellement intéressant qu’il y ait un débat, que l’on puisse poser des questions et s’exprimer. Merci…Je reviendrai. »

Jonathan


• LE « PLAN ANTIRACISTE DU GOUVERNEMENT » : Une Peau de chagrin ?

21 septembre 2015

CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER LE TEXTE DE BERNARD JOUANNEAU, PRÉSIDENT DE MÉMOIRE 2000.

Annoncé le 17 avril dernier, le nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme du Premier Ministre apparaissait comme la mise en œuvre de « la réserve citoyenne » mis en avant par le Président HOLLANDE au lendemain des événements de janvier 2015. Présenté aux médias au sein d’un lycée de Créteil ce jour-là, il était restreint :

1/ A l’annonce du renforcement des sanctions du délit d’injures raciales et de leur transfert de la Loi sur la Presse dans la liste des infractions de droit commun et de la généralisation de la circonstance aggravante de racisme pour toutes les infractions.

2/ A l’intervention plus déterminée des pouvoirs publics dans la diffusion des messages de haine raciale sur internet et sur les réseaux sociaux.

3/ A l’octroi d’une dotation de 100 millions d’euros sur 3 ans sans qu’il soit précisé à quel usage ils seraient affectés.

4/ A l’importance du volet éducatif revenant aux enseignants relayés par les associations et les volontaires de la réserve citoyenne.

On n’en savait guère plus sans d’ailleurs que les médias ne s’en préoccupent comme s’il ne s’agissait que d’une nouvelle initiative –une de plus- faisant appel aux valeurs républicaines dont on avait enregistré le sursaut lors de la manifestation du 11 janvier. Il se présente comme «  Le Plan National 2015-2017 de la République mobilisée contre le Racisme et l’antisémitisme ». Il est sensé répondre a l’Urgence.

Urgence devant la résurgence d’un antisémitisme que l’on croyait éteint.

Urgence devant la fracture sociale, territoriale et identitaire.

Urgence devant le torrent de haine charrié quotidiennement sur internet et les réseaux sociaux.

Urgence enfin quand les insultes racistes et antisémites s’installent dans les cours d’écoles et sur les terrains de sport.

Urgence déclarée mais toute relative puisqu’il m’a fallu insister à plusieurs reprises pour y avoir accès étant donné qu’il n’était toujours pas accessible sur le site de la DILCRA. Un mois et demi après sa promulgation et que les quatre mesures phares annoncées par les médias sont loin de couvrir les quarante mesures qu’il comporte.

Urgence déclarée qui prend son temps puisque plusieurs des dispositions adoptées sont d’ores et déjà transférées au second semestre 2015 et que le démarrage annoncé pour le printemps se trouve déjà décalée à l’automne.

Mais l’ampleur de celles-ci justifie sans doute ces délais qu’implique la mise en œuvre de plusieurs créations annoncées. Parmi celles-ci :

  • Une campagne de sensibilisation grand public sur les grands médias, nationaux et locaux dans l’hexagone comme dans les territoires d’Outre-Mer… à l’instar de ce qui a été accompli en matière de communication sur la sécurité routière. On peut comprendre qu’il faille laisser le temps aux agences de communication consultées de faire des propositions (action n° 1),
  • Plus nébuleuse apparaît la « campagne participative et virale nécessitant un appel d’offres auprès des associations ainsi que des artistes, des créateurs, des influenceurs du WEB qui doivent être sollicités. Bénévolement ? Semble-t-il ? (action n° 2)
  • La mobilisation de « grands parrains », personnalités à même de porter des messages et d’engager des initiatives médiatiques, artistiques, culturelles ou associatives fait penser à           (action n° 3) des personnes physiques plutôt qu’à des organisations impersonnelles, de celles qui mobilisent les énergies et les faveurs du public telles que Bernard-Henri LÉVY, Alain FINKIELKRAUT ou Michel PLATINI et Djamel DEBBOUZE ou Isabelle ADJANI et Charles AZNAVOUR.

Ceux et celles qu’on voit mal se mobiliser du jour au lendemain et dans la durée pour bénéficier du « soutien logistique » des pouvoirs publics. On ne doute pas de leurs capacités à se mobiliser mais pas sur ordre, ni dans la durée, ni dans la précipitation.

  • La participation de ces « grands parrains » à un club de mécènes de la citoyenneté évoque leur rassemblement sous l’égide de bienfaiteurs de l’humanité tels que SPIELBERG ou Pierre BERGÉ qui n’attendent évidemment que cela pour ajouter à leur notoriété naissante.

Mais au-delà de l’appel personnel et bénévole aux bienfaiteurs, on envisage de créer un certain nombre d’organes ou d’organismes qui vont venir s’ajouter à ceux qui existent déjà parmi les nouveaux arrivants.

  • Les CORA (assistés opérationnels de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme) qui au niveau du département vont remplacer les COPEC (Commission pour la Promotion de l’Egalité des Chances et la Citoyenneté) dont la création remonte au 13 décembre 2009, et qui avait déjà remplacé la CODAC (Commission Départementale d’Accès à la Citoyenneté) chargée de définir les actions de prévention contre toute discrimination directe ou indirecte fondée sur l’origine, le sexe, le handicap, l’orientation sexuelle ou l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion (action n° 5),
  • Les plans territoriaux de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et pour la promotion de la citoyenneté qui devront désormais figurer dans les futures contrats de ville et faire l’objet d’avenants territoriaux opérationnels des conseils locaux, sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD) qui nécessite de recréer une capacité d’impulsion et d’animation autour des Préfets et de leurs collaborateurs (action n° 6),
  • Très imprégnée de la crainte de la diffusion sur internet des messages de haine, propose la création d’une Unité Nationale de Lutte contre la Haine sur Internet (UNLCHI) par la mise en place d’une agence dédiée à la lutte contre la haine sur internet qui aurait pour objet de coordonner les acteurs institutionnels chargés d’édicter et de faire respecter les normes relatives à la protection contre les discours de haine.
  • La mise en place dès le printemps (qui est déjà largement dépassé) d’un groupe de travail rassemblant quelques associations pilotes, les acteurs du net, mais aussi des influenceurs « des community managers », des acteurs de la « e-représentation », des chercheurs, psychologues et sociologues afin de prototyper une boîte à outil de riposte en ligne.

D’ici que l’on parvienne à mettre d’accord tous ces intervenants d’horizons divers, le net aura continué à faire des ravages.

  • La création d’un conseil scientifique (article 2B) auprès de la DILCRA qui se composera de chercheurs, d’universitaires et d’intellectuels représentant toutes les disciplines permettant de faire progresser l’état des savoirs sur le développement des comportements, idéologies et préjugés racistes ainsi que des praticiens de l’action publique et qui aura pour mission de « formuler des recommandations et des avoirs ».
  • La création d’un site internet (article 24) dédié qui permettra notamment la valorisation et la mutualisation des initiatives de terrain et de ressources nationales publiques (CNDCH Observatoire de la Laïcité, Ministères et défenseur des droits).
  • La création d’un réseau de référents antiracisme, antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur (article 27).
  • L’élaboration d’un guide de référence de rappel du droit et des sanctions à destination de l’ensemble des acteurs éducatifs (article 30).
  • La création d’un fonds d’intervention « MÉMOIRE ET HISTOIRES » pour mettre en réseau et mobiliser les institutions mémorielles (article 31).
  • La mise en place d’un parrainage citoyen cadre, un suivi personnalisé durant deux ans par un adulte volontaire issu de la réserve citoyenne qui permette aux jeunes d’approfondir leur appropriation des valeurs républicaines et de s’impliquer dans la vie de la collectivité sous diverses formes (article 34).
  • La formation de 1.000 ambassadeurs « valeurs du sport » qui bénéficieront d’une formation à la citoyenneté, la laïcité, la lutte contre les préjugés, contre le racisme et l’antisémitisme (article 39).
  • La mise en place d’un numéro vert dans chaque ligue sportive à destination de l’encadrement des clubs amateurs (article 40).

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Journal de Juillet 2015: Soral condamné…

7 septembre 2015
Statue allégorique de la justice. Chancellerie

Statue allégorique de la justice. Chancellerie

Dans notre précédent numéro, notre avocat, Maître Serge Tavitian, relatait le procès intenté à Alain Soral par un certain nombre d’associations (dont la notre), pour avoir effectué le geste de “la quenelle” devant le Mémorial de la Shoah de Berlin.

Et bien le jugement a été rendu le 12 mai dernier et le tribunal a déclaré “Alain Soral coupable du délit d’injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur race, de leur religion ou de leur origine, par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique, faits commis courant décembre 2013 et jusqu’au 8 janvier 2014 à Paris”.

Alain Soral est donc condamné à 100 jours/amende d’un montant unitaire de 100 euros.

En cas de non-paiement, les jours amende deviennent des jours de détention

Outre l’amende pour injures à caractère racial, le tribunal a condamné l’essayiste d’extrême droite à verser 14.001 euros de dommages et intérêts au profit des sept associations qui s’étaient constituées parties civiles.

Une victoire pour notre association et les autres parties civiles.

Justice est rendue…

 

Mémoire 2000

 


Journal d’octobre 2014: la montée de l’extrême droite

3 novembre 2014

“Oui, nous avons une responsabilité”, a répondu le président de la République lors de sa conférence de presse semestrielle, “parce que nous ne répondons pas suffisamment aux angoisses, aux inquiétudes de ceux qui vivent dans des quartiers populaires, au vivre-ensemble menacé”.

“Oui, nous sommes responsables de cette perte de sens, de repères”, a poursuivi le chef de l’État, parlant des Français qui se sentent dépossédés de “leur destin”, qui “craignent l’immigration”, qui “ne supportent plus ceux qui pensent différemment”.

A ces électeurs du Front national qui “ne se considèrent pas d’extrême droite” a-t-il souligné, il “faut dire la vérité: c’est quoi la solution ? Sortir de la zone euro ? Mettre des barbelés aux frontières ? Chasser ceux (étrangers, ndlr) qui travaillent ?”

François Hollande a plutôt mis en avant “le respect des règles” et les “sanctions contre les manquements à l’exemplarité”, une “laïcité préservée”, mais aussi les “gestes” fiscaux envers les foyers modestes pour 2014 et 2015.

Il a au passage pointé la part de responsabilité du traitement de l’information “où tout se vaut”, et des réseaux sociaux où l’on “peut tout charrier”, faisant le lien avec le fait d’avoir “assisté en France à une manifestation où on a crié mort aux juifs” et dénonçant des “comportements communautaires multiples qui ont attisé la haine de l’autre”.

Évoquant l’exaspération d’une partie de Français, “je préfère une colère à un silence”, a assuré le Président, “parce qu’une colère c’est encore un contact qui se fait, un silence c’est quand il n’y a plus d’espoir”.

“Notre responsabilité, la mienne, n’est pas de vendre de l’illusion mais de bâtir l’espoir et de dire combien nous devons être fiers de la France parce que ceux qui se laissent entraîner dans les dérives extrêmes pensent que la France n’a plus d’avenir. Eh bien, si”.


A titre exceptionnel, Mémoire 2000 a changé le thème de la séance-débat du 11 février 2014 qui portera sur la situation faite aux Roms

15 janvier 2014

En raison de l’actualité et des valeurs fondamentales qui inspirent Mémoire 2000 depuis sa création, l’association a décidé de remplacer la projection du film NO de Pablo Larrain sur le thème de la lutte contre la dictature par le film « Caravane 55 » de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun sur les Roms.

Mémoire 2000 est particulièrement préoccupée par les discriminations et les graves atteintes aux droits de la personne dont les Roms sont aujourd’hui victimes en Europe. Notre association est aussi préoccupée par le climat général en France et certains discours politiques, y compris au plus haut niveau de l’État français, contre ces populations particulièrement pauvres et vulnérables. (CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA LETTRE QUE MÉMOIRE 2000 A ADRESSÉ AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR)

Mémoire 2000 fera une séance-débat autour de l’excellent film de Pablo Larrain (« No », Chili, 2013) ultérieurement en 2014-2015.

affiche-du-film-caravane-55Documentaire réalisé par Valérie Mitteaux et Anna Pitoun

France,  2003

Durée:  52 min

Vous pouvez vous rendre sur le site dédié du film « Caravane 55 » en cliquant ici.