Ouganda : la loi contre l’homosexualité menace les libertés et les défenseurs des droits humains

2 novembre 2009

Kampala, 15 octobre 2009 – Le projet de loi contre l’homosexualité soumis au Parlement ougandais le 14 octobre bafoue les libertés fondamentales et doit être immédiatement retiré, a déclaré un collectif de 17 organisations locales et internationales de défense des droits humains.

« Ce projet de loi est un coup porté à la progression de la démocratie en Ouganda, a indiqué David Kato de Sexual Minorities Uganda (SMUG). Il va à l’encontre de l’esprit d’ouverture dont nous avons besoin pour notre développement économique et politique. Son essence est profondément anti-démocratique et aux antipodes de la culture africaine. »

Dans le cadre d’une attaque contre la liberté d’expression, une nouvelle disposition d’envergure prohibe la « promotion de l’homosexualité », et interdit notamment de publier des informations et de fournir des fonds, des lieux ou toute autre ressource pour mener des activités sur ce sujet. Toute personne reconnue coupable d’une telle infraction est passible d’une peine allant jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

« Il s’agit sans conteste de diviser et d’affaiblir la société civile en frappant l’un de ses groupes les plus marginalisés, a accusé Scott Long, directeur du programme sur les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres de Human Rights Watch. Le gouvernement n’en est qu’à ses débuts, qui seront les suivants ? »

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Foot : des musulmans refusent de jouer contre des homos

6 octobre 2009

NOUVELOBS.COM | 06.10.2009 | 09:11

Parce que « nos convictions sont de loin plus importantes qu’un simple match de foot », a expliqué le club de « musulmans pratiquants » du Créteil Bébel, « nous ne pouvons jouer » contre le Paris Foot Gay.

C’est l’indignation dans l’équipe du Paris Foot Gay depuis qu’un club musulman, le Créteil Bébel, a refusé de jouer contre elle, dimanche 4 octobre, en raison de son homosexualité revendiquée.

Dans un communiqué, le club demande à sa ligue, « la Commission Football Loisirs (CFL), signataire de la charte contre l’homophobie, des sanctions adéquates », et envisage de porter plainte, rappelant que « l’homophobie est passible de poursuite pénale au même titre que le racisme. »

Le comité organisateur de la rencontre s’est quant à lui dit « stupéfait », selon les informations de France Inter, et a convoqué le Créteil Bébel pour lui demander de s’expliquer.

« Nos convictions, plus importantes qu’un match de foot »

Samedi 3 octobre, le Paris Foot Gay recevait un mail signé du Créteil Bébel annulant le match entre les deux équipes prévu le lendemain.

« Désolé mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu’un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard », écrivait le Créteil Bébel.

Une lettre somme toute très polie, remarque le Paris Foot Gay, qui constate néanmoins que « cette équipe a tout simplement refusé de se déplacer pour ne pas avoir à jouer contre des homosexuels. » Pourtant, « le Paris Foot Gay n’est pas un club communautariste », tient-il à souligner, et « il est ouvert à tous, hétéros comme homos, heureux de lutter ensemble contre les préjugés et les discriminations. »


Agression de Melun

19 septembre 2009

Communiqué de presse de l’Inter LGBT :

Jeudi 10 septembre, l’Inter-LGBT apprenait qu’une agression homophobe particulièrement violente à l’encontre d’un couple d’homosexuels s’était déroulée à Melun dans la nuit du 9 au 10 septembre.

Dans la journée du 11 septembre, plusieurs informations contradictoires circulaient jusqu’à aboutir en fin d’après-midi à l’annonce par le Procureur de la République de Melun d’une possible mise en garde à vue d’une des deux victimes, sur laquelle selon lui pesaient des soupçons particulièrement lourds.

Aucune garde à vue n’ayant été ordonnée de source sûre, le Procureur ne se serait-il pas imprudemment avancé alors que l’enquête reste à ce jour inachevée ? Il a ainsi désigné comme coupable l’une des victimes qui s’est retrouvée livrée à la vindicte publique, alors qu’elle a subi un traumatisme grave où l’homophobie a peut-être joué un rôle déterminant.

La prise de position publique du Procureur l’a alors assurément empêchée d’être soutenue pleinement par les associations de lutte contre les LGBTphobies, soucieuses à juste titre de ne pas commettre l’imprudence d’en appeler à l’homophobie trop vite et trop fort. Elles n’en seront que plus regardantes sur les conclusions de l’enquête et n’hésiteront pas à dénoncer la calomnie si celle-ci était démontrée.

En tout état de cause, l’Inter-LGBT entend rappeler que la présomption d’innocence doit profiter à tout justiciable. Elle s’interroge sur les raisons qui ont poussé un procureur, censé connaître la loi, à l’ignorer délibérément.


Metz et Moscou, même combat ?

18 septembre 2009

De Tetu :

Gay Pride de Metz: la municipalité épinglée par la Halde
Par Rédaction mercredi 16 septembre 2009, à 12h19 | 1382 vues
Plus de: Metz, lesbian & gay pride, manifestation

Mise à jour 17h50. En refusant à la Marche des fiertés messine, en 2004, le passage par le centre piétonnier de la ville, la mairie s’est rendue coupable de discrimination. C’est l’avis rendu par la Halde, juste avant le procès en appel intenté par l’association Couleurs gaies.

Lorsque, en 2004, le maire de Metz Jean-Marie Rausch (divers droite) a refusé à la lesbian & gay pride d’emprunter le plateau piétonnier du centre-ville, il agissait de façon discriminatoire. C’est ainsi qu’a tranché lundi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Un avis rendu in extremis, juste avant le procès en appel qui a été avancé à demain, le 17 septembre.

La Fédération des associations LGBT ironise sur «l’orgueil des magistrats craignant la Halde»… En effet, c’est avec six mois d’avance que les juges vont se prononcer sur ce cas. Comme s’ils avaient craint de prendre en considération l’avis, promis en octobre, de la Halde, les magistrats ont opté pour cette date tout début septembre, explique Couleurs Gaies, l’association plaignante devant le tribunal administratif de Nancy (elle a perdu en première instance en décembre 2008). Heureusement, la Haute autorité ayant pu se prononcer en avance sur la date prévue, les juges ne pourront ignorer cet avis déterminant.

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Attaque homophobe dans le quartier gay de Rome

2 septembre 2009

Vu sur Yagg :

Grosse panique hier soir en plein quartier gay de Rome. Deux individus non identifiés ont lancé des cocktails molotov peu avant minuit avant de prendre la fuite, rue San Giovanni in Laterano, plus connue sous le nom « Gay Street », à la hauteur du Colosseo Bar et du Coming Out. Dans ce quartier très fréquenté à cette heure de la nuit, l’attaque a fait un blessé léger mais des dégâts matériels: plusieurs scooters ont été brûlés.

Cet acte homophobe intervient dans un climat déjà très tendu pour le milieu LGBT italien. Ces dernières semaines, à Rome, les violences homophobes se sont multipliées. L’agression presque mortelle au tesson de bouteille d’un couple gay par un néo-nazi et l’incendie criminel contre le club Qube, qui accueille Muccassassina, la plus grosse soirée gay italienne, en aout dernier ne sont que les derniers exemples.

Les associations et collectifs LGBT appellent à un grand rassemblement ce soir à 22 heures, sur Gay Street, pour manifester contre le climat de plus en plus hostile à la communauté et rappeler l’urgence de mesures concrètes contre l’homophobie. Aurelio Mancuso, le président d’Arcigay va encore plus loin en appelant à une « mobilisation nationale ».


Les gays irakiens victimes d’homophobie meurtrière

17 août 2009

Un rapport de l’association Human Rights Watch [lire en anglais] dénonce une campagne meurtrière, qualifiée de « nettoyage social ». Les meurtres seraient commis en toute impunité.

Des miliciens s’en prennent en toute impunité aux homosexuels irakiens, torturés et assassinés dans une campagne systématique qui, après Bagdad, frappe plusieurs autres villes, rapporte Human Rights Watch (HRW) dans une étude rendue publique lundi 17 août. L’association exhorte le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre ce « nettoyage social ».

« Les meurtres sont commis en toute impunité »

Au début de l’année, les cadavres de plusieurs homosexuels ont été retrouvés dans Sadr City, principal quartier chiite de Bagdad, avec inscrit sur la poitrine les mots de « pervers » ou d’autres termes péjoratifs arabes désignant les homosexuels.

Selon l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York, qui publie un rapport de 67 pages sur le sujet, les violences, menaces et abus ont gagné Kirkouk, Najaf et Bassorah. « Les meurtres sont commis en toute impunité, comme des avertissements, les cadavres jetés dans les ordures ou pendus comme des menaces dans la rue », écrit HRW. Si des chiffres fiables sont impossibles à obtenir, entre échec des autorités à enquêter sur de tels crimes et tabou empêchant les familles de porter plainte, un haut responsable de l’ONU évoquait en avril un bilan de « centaines ».

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