Journal d’octobre 2011 : Made in U.S.A.

9 octobre 2011

Elle a des cheveux magnifiques, de grands yeux verts, un teint et une silhouette de rêve… bref, elle a tout d’une“movie star” américaine, mais quand on entend son discours, on regrette qu’elle n’en soit pas une.

Il s’agit de Michelle Bachmann, la nouvelle égérie du mouvement ultra-conservateur américain le Tea Party.

Plus charismatique que Sarah Palin elle semble aussi plus toxique. Cette jeune femme de 55 ans (elle en paraît 40!), Républicaine, se dit directement inspirée par Dieu qui s’est d’ailleurs, dit- elle, déjà adressé directement à elle au moins cinq fois ! Elle est tombée en religion à 16 ans, et depuis elle se prend pour un porte-parole divin…

Elle a eu comme mentor intellectuel  le professeur, John Eidsmoe, qui n’était rien d’autre qu’un proche de la Suprématie Blanche…

Cela ne serait rien si, candidate à l’investiture républicaine pour les présidentielles de 2012, elle n’était déjà arrivée en tête en Iowa, lors d’un vote-test informel pour désigner les futurs adversaires d’Obama. Obama qu’elle considère avoir des “idées anti-américaines”. Elle est, bien entendu, farouchement hostile aux réformes entreprises et propose un programme simpliste mais populaire auprès de nombreux électeurs américains.

En substance, elle soutient l’enseignement du créationnisme, souhaite supprimer progressivement la sécurité sociale et le Medicare (système d’assurance santé géré par le gouvernement au bénéfice de personnes de plus de 65 ans, répondant à certains critères), et bien sûr interdire le mariage homosexuel. Elle n’y va d’ailleurs pas avec le dos de la cuiller en qualifiant l’homosexualité d’“œuvre de Satan”.

Nonobstant l’indigence de son programme, cette évangéliste de talent a le discours convaincant et sait capter l’anxiété des gens en cette période de crise et de doute. Elle partage avec ses supporters ce que le journaliste américain Brian Lambert appelle “une vision apocalyptique de l’avenir du pays”, d’où sa popularité. En outre, comment résister à quelqu’un qui susurre aux oreilles des gens : “Vous êtes les citoyens de Dieu, vous êtes l’avenir de l’Amérique”?

Nous ne sommes pas très loin du fascisme et même s’il a un joli visage il n’en demeure pas moins effrayant. Il confirme la tendance mondiale de la montée rapide et vertigineuse, d’une extrême droite qui se développe sur un substrat religieux.

Cela confirme aussi autre chose : c’est que finalement, la femme est un homme comme les autres : it’s a pity!

Lison Benzaquen


Journal de Janvier 2011 : Omerta dans la police de Sihem Souid

25 janvier 2011

OMERTA DANS LA POLICE

Sihem Souid

Le Cherche Midi

Sihem Souid est dans la police (elle vient d’ailleurs d’être suspendue à cause de ce livre). Elle croit en la République, en la démocratie, aux valeurs que l’on croit être les nôtres.

Alors elle dénonce les abus de pouvoir, le racisme, la xénophobie qu’elle rencontre chaque jour dans son métier. Elle pense que la police se doit de respecter ces valeurs. Elle s’adresse à sa hiérarchie naïvement.

Elle n’est pas entendue alors elle écrit, elle croit encore qu’on peut dialoguer. Elle va être déçue, elle va être broyée, c’est presque fait.

Comment réagir? Au moins indignons nous comme le demande ce vieux monsieur qui a nom Stéphane Hessel dans un petit livre qu’il faut aussi lire.

Daniel Rachline

 


Témoignage du dernier déporté homosexuel connu

23 septembre 2010

Le 25 septembre 2010 est dévoilé eau camp de Natzweiler-Struthof une plaque honorant les déportés pour motif d’homosexualité. À 97 ans, Rudolf Brazda serait le seul survivant de la déportation homosexuelle et il évoque, dans un long entretien vidéo à Yagg, ses années de détention au camp de Buchenwald. Son témoignage, précis et bouleversant, il l’avait d’abord livré à partir de 2008 à Jean-Luc Schwab, de l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire, qui en a tiré un livre rigoureux et documenté, Itinéraire d’un Triangle rose.

CONDAMNÉ DEUX FOIS POUR HOMOSEXUALITÉ
Fils d’émigrés tchèques en Allemagne, Rudolf Brazda a tout juste 20 ans quand Hitler accède au pouvoir. Rudolf vit ouvertement son homosexualité et très vite, il subit la répression, liée au durcissement de la loi criminalisant les actes homosexuels, le fameux Paragraphe 175.

En avril 1937, alors qu’il vit à Leipzig, Rudolf est arrêté une première fois au titre du Paragraphe 175 et condamné à six mois de prison ferme. Exilé dans les Sudètes, devenu territoire allemand, Rudolf est à nouveau condamné en 1941, et une fois la peine purgée et en raison de son homosexualité, déporté au camp de concentration de Buchenwald, où il arrive le 8 août 1942. Il porte le matricule 7952 et on l’affuble d’un triangle rose.

Les conditions de détention sont extrêmement difficiles dans ce camp situé en territoire allemand et où seront d’abord enfermés des prisonniers allemands puis, lorsque la guerre éclate, ceux en provenance des pays occupés. Bien que Buchenwald n’ait pas été un camp d’extermination, le nombre de morts y est très élevé puisqu’on estime que plus de 56000 prisonniers (sur les 238000 qui y furent incarcérés) sont décédés dans le camp, soit exécutés, soit par épuisement ou maladie.

Lire la suite sur Yagg ICI.


Rassemblement de soutien: agression transphobe au parc de Belleville

7 mai 2010

Presque 200 personnes présentes ce matin au belvédère surplombant le parc de Belleville et tout Paris, pour ce rassemblement. Prouesse étant donné le peu de préavis (moins de 24 heures). Mme Frédérique Calandra, maire du 20e a pris la parole, suivi de Daniel Chabannes et les représentants de partis et associations du 20e et ailleurs.

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
suite à l’agression transphobe survenue dans le 20e mardi 27 avril 2010, le producteur Daniel Chabannes et deux des comédiennes transsexuelles de son film « Mourir comme un Homme » ont été victimes d’une agression de la part de 3 individus, au niveau de la rue des Envierges dans le 20e arrondissement de Paris. Ces individus auraient proféré des insultes homophobes et transphobes puis auraient eu un comportement violent à l’égard du producteur et des
comédiennes.

Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, condamne fortement cette agression et appelle les citoyen-nes à participer à un rassemblement organisé en présence de Daniel Chabannes et des élu-es du 20e :
SAMEDI 8 MAI A 11H
Entrée du parc de Belleville
croisement rues des Envierges – Piat – Transvaal
M° Pyrénées


Festival de films de femmes

2 avril 2010

L’Afrique à l’honneur à Créteil

Destination Afrique. Le continent noir est à l’honneur pour la 32e édition du festival international de films de femmes de Créteil (Val-de-Marne), qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 10 avril. Sur une programmation d’environ cent cinquante films, quatre-vingts oeuvres sur l’Afrique sont à l’affiche. Pour la directrice du festival, Jackie Buet, l’objectif de cette édition est de montrer « les inquiétudes politiques et économiques » de ce continent et « l’urgence d’une création cinématographique » menacée par le manque de moyens. Ce focus débute ce soir à la Maison des arts de Créteil avec un concert de la chanteuse malienne Rokia Traoré. Il s’achèvera mardi sur la question du sort des homosexuels en Afrique. D’autres thèmes comme la lutte contre le sida ou les quarante ans du Mouvement de libération des femmes sont prévus. Dix longs métrages du monde entier sont en compétition officielle. Le grand prix du festival sera remis le samedi 10 avril.


Deuxième guerre mondiale : pluie de films en salle

16 mars 2010

Quatre films à voir

La Rafle
Drame historique de Roselyne Bosch, 2009
Avec Mélanie Laurent, Jean Reno, Gad Elmaleh
Synopsis : 1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…
Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.
Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

Liberté
Drame de Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée, plus
Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s’arrange, avec l’aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés.
De son côté, P’tit Claude se prend d’amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l’épaule. Mais les contrôles d’identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n’ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés.
Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P’tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens – un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de vichy et de la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…

L’Arbre et la forêt
Comédie dramatique d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau
Avec Guy Marchand, Françoise Fabian, Sabrina Seyvecou
Synopsis : Frédérick fait pousser des arbres et, depuis près de soixante ans, cultive un secret.
Autour de lui, seuls sa femme et son fils aîné savent la vérité sur son histoire. La mort de ce fils, avec qui il entretenait des rapports conflictuels, le conduit à révéler enfin à ses proches ce qu’il n’avait jamais pu dire.

Les Convois de la honte
Documentaire de Raphael Delpard
Synopsis : Comment la SNCF a organisé et transporté les prisonniers notamment juifs de France en Allemagne, ainsi que les actes de résistance entrepris par des cheminots. De nombreuses scènes impressionnantes ont été reconstituées. De nombreux témoignages et documents complètent le film…


Plaque à la mémoire de Pierre Seel et aux déportés pour motif d’homosexualité

22 février 2010

Communiqué des Oublié(e)s de la Mémoire

Paris, le 19 février 2010

Inauguration à Mulhouse d’une plaque à PIERRE SEEL et aux déportés pour motif d’homosexualité

Comme nous l’annoncions le 24 novembre dernier, le jour précédant le quatrième anniversaire de la disparition de Pierre Seel, Monsieur Jean-Marie Bockel, Ministre et Maire de Mulhouse, a accédé à la demande de notre association et des associations gaies et lesbiennes locales.
Ainsi, une plaque commémorative sera apposée dans la ville où la vie de Pierre Seel a basculé à cause de la repression de l’homosexualité durant la période nazie.

Cette plaque sera placée en façade du théâtre municipal, côté square Steinbach, et rappellera Pierre Seel et les autres mulhousiens anonymes, déportés pour motif d’homosexualité.
Elle sera financée par une souscription ouverte aux associations identitaires et institutions mémorielles de toute la France qui souhaiteront s’associer à cet hommage.

La date prévue pour son dévoilement a été fixée au samedi 15 mai et sera l’occasion d’une manifestation commémorative traitant de la déportation des homosexuels.
Cette manifestation s’articulera autour de l’inauguration et se veut ouverte à tout public. C’est pourquoi elle comprendra, entre autres, une projection publique d’un film documentaire sur le témoignage d’homosexuels déportés, dont Pierre Seel, ainsi qu’un concert vocal des choeurs gays de Paris et Strasbourg.

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Violences homophobes : 2ème partie

19 février 2010

Menaces de mort contre des jeunes gays de Montpellier

L’association d’aide et de soutien aux homosexuels de Montpellier, le Refuge, a reçu plusieurs lettres menaçant des jeunes que la structure héberge.

Les responsables du Refuge, une association d’aide et de soutien à de jeunes homosexuels à Montpellier, ont annoncé jeudi 18 février qu’ils allaient porter plainte après avoir reçu des menaces de mort à l’encontre des jeunes que la structure héberge. Avant cela, très inquiets pour la sûreté des jeunes, ils réclament « le soutien de la classe politique et des responsables associatifs ». Ils souhaitent notamment que le maire (PS) de Montpellier, Hélène Mandroux, prenne des dispositions « pour assurer la sécurité des résidents ».

Structure unique en France, le Refuge accueille temporairement, dans plusieurs appartements qu’elle loue à Montpellier, des jeunes homosexuels, souvent rejetés par leur famille en raison de leur homosexualité.

« On va les ‘criblés’ de plombs »

« Avant, toutes ces personnes on les enfermait dans les asiles vu qu’il leur manque des neurones, ils ont la tête creuse, ils préfèrent aimer contre nature », écrit notamment l’auteur d’un courrier. Il menace : « On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les ‘criblés’ de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir ».

La lettre est signée mais l’écriture du nom pouvant donner lieu à plusieurs lectures. Les responsables du Refuge ont déclaré à l’AFP qu’ils porteraient plainte lundi auprès du procureur de la République.

Le Refuge a fait l’objet de nombreux reportages dans les médias. Le photographe Jean-Marie Périer a recueilli récemment des témoignages de personnes hébergées qu’il a réunis dans un livre, « Casse-toi ».


Violences homophobes, 1ère partie

19 février 2010

Communiqué de l’Inter-LGBT

Depuis le kiss-in de dimanche dernier, l’Inter-LGBT a été interpelée et contactée à plusieurs reprises par des personnes présentes au même moment sur le parvis de Notre Dame, victimes et témoins d’actes de violences homophobes.

Pour mémoire, les organisateurs du kiss-in parisien du 14 février ont décidé de déplacer leur happening du parvis de Notre-Dame vers la fontaine Saint-Michel. En effet, les jours précédents, des mouvements catholiques intégristes les avaient menacé, ainsi que les participants à l’évènement, de violences graves. Là où l’on aurait pu attendre que la Préfecture de Police de Paris assure la sécurité d’une action symbolique bon enfant qui ne dure que quelques minutes, celle-ci avait cru bon d’inquiéter les organisateurs en leur expliquant n’être pas en mesure de le faire. L’Inter-LGBT avait alors dénoncé et condamné cette attitude, et déploré qu’elle ait dû conduire à une telle délocalisation, tout en appelant ses associations membres à venir témoigner de leur soutien à cette initiative en y participant nombreux et nombreuses.

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Baromètre HALDE/OIT

29 janvier 2010

Augmentation des personnes s'estimant victimes de la discrimination au travail

Lu dans 20 Minutes :

ETUDE – La direction et les supérieurs hiérarchiques sont essentiellement désignés par les salariés…

La crise, un engrais pour les discriminations D’après le baromètre de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) révélé hier, le nombre de personnes s’estimant victimes de discrimination au travail serait en constante augmentation depuis trois ans : 36 % dans le privé en 2010 (contre 28 % en 2009) et 26 % dans la fonction publique (contre 22 % en 2009). « Ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité car beaucoup de personnes n’ont pas conscience d’être discriminées. Elles ont totalement interiorisé l’injustice qu’elles subissent », souligne Louis Schweitzer, président de la Halde. Sans surprise, l’origine reste le premier motif de discrimination cité par les salariés du privé, suivi par la grossesse et l’âge. L’ordre diffère dans la fonction publique où la grossesse arrive en premier, suivi de l’âge.

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Les films sur la 2ème Guerre Mondiale en plan de métro

28 janvier 2010

Vu sur le site des Clionautes :

C’est une excellente initiative que nous propose le magazine Télérama sur son site internet. La rédaction a répertorié 150 films sur la Seconde guerre Mondiale, sous la forme d’un plan de métro interactif ; les films étant classés par thèmes et parfois en sous-genres : thème de la résistance, films de commandos, guerre sur le front de l’Est…

Le mode d’emploi est simple : en cliquant sur n’importe quel titre, vous aurez la description de la « famille » à laquelle appartient le film. Les « correspondances », c’est-à-dire les titres appartenant à plusieurs familles, font l’objet d’un développement. Il suffit également de cliquer dessus pour en saisir l’essentiel.

Pour accéder au plan, cliquer ICI.


Devoir et mémoire à l’Arc de Triomphe le 29 janvier

19 janvier 2010

Les "Oublié(e)s » de la Mémoire

Dans le cadre du 65ème anniversaire de la Libération des Camps et à l’invitation du Comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire, déposera une gerbe de fleurs sur la Dalle Sacrée et ravivera la Flamme de l’Espérance en l’Avenir, en hommage à toutes les victimes de la Déportation, le vendredi 29 janvier 2010 à 18h30.

Carton d’invitation ICI.


Expo/débats : « Les condamnés » à la Mairie du 3e

14 janvier 2010

Les condamnés
Ils habitent le Cameroun, le Yémen, la Malaisie ou la Jamaïque. Ils n’ont pas choisi de naître là, ils n’ont pas choisi d’être gay.

Ils sont chrétiens, musulmans ou athées. Grâce aux sites de rencontres sur Internet, Philippe Castetbon a recueilli les témoignages et les photos d’hommes gay vivant dans 51 pays (de A comme Afghanistan à Z comme Zimbabwe) où l’homosexualité est interdite par la loi.

Condamnés à l’exclusion, aux violences, à la fuite, quand ce n’est pas à la mort, ils racontent la peur, le mensonge et l’humiliation. Dans ces pays où leur sexualité est un crime, chacun a réalisé un autoportrait original en se mettant en scène, le visage caché, pour ne pas être reconnu ni puni. Une exposition sur la liberté d’être et d’aimer.

Exposition du 28 janvier au 25 février
Vernissage le Jeudi 28 janvier 2010 à 18h30
Péristyle de la Mairie du 3e

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Rapprochement troublant…

14 novembre 2009

Un coup de gueule…

En tant qu’administrateur de la Fédération internationale des Gay Games, j’ai été invité aujourd’hui au « match contre toutes les discriminations » organisé par le club Paris Foot Gay et la Ville de Paris après l’affaire du refus du club Créteil Bébel de jouer contre PFG. C’est une opération méritoire, amusante, où des gens de tous bords se sont retrouvés pour témoigner de leur refus de l’homophobie et toutes les discriminations.

L’après midi est long, je fais une pause pipi. Et dans la cabine des toilettes du stade Charléty, que vois-je écrit sur la porte ? Un joli message : DSC08333
Pour ceux qui ne peuvent lire l’inscription, la voici : « BOUGNOULES = RACE de pUTE / de pd SIDAIQUE DENCULES / DEHORS la VERMINE / la RACAILLE ».

Je pourrais m’emporter contre celui qui a écrit ses paroles. Ou contre ses parents. Ou ses enseignants (du moins ses profs de français). Mais aujourd’hui je vais m’emporter contre la Ville de Paris.

En effet, quelle que soit la cabine que j’aurais utilisée, j’aurais trouvé un message semblable. Et ce n’est pas uniquement dans les stades ou gymnases qu’on trouve ces mots doux. J’en ai vu en mairie d’arrondissement et ailleurs.

La Ville dispose d’une équipe qui nettoie des tags sur des bâtiments privés. Ne faudrait-il pas qu’elle veille un peu sur ce qui se passe dans ses propres locaux ?


Compte-rendu de séance du 13 octobre 2009 : La journée de la jupe

13 novembre 2009

Séance du 13 octobre 2009
La laïcité
La Journée de la jupe
Date de sortie : 25 Mars 2009
Réalisateur : Jean-Paul Lilienfeld
Débattrice : Elisabeth Martin
Avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette
Film belge, français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2008

Résumé :
Un collège difficile, quelque part en banlieue. Une enseignante (Isabelle Adjani) tente d’y faire apprécier à sa classe les vertus de Molière. Elle ne recueille qu’indifférence, quolibets et insolences. Un pistolet s’échappe soudain du sac d’un petit caïd. A bout de nerfs, la prof s’en empare et prend sa classe en otage. La peur change soudain de camp. Tandis que le Raid investit l’établissement et commence à négocier à l’aveuglette, Sonia l’enseignante se lance dans un long cours de morale civique, clouant au pilori les croyances rétrogrades et le machisme des petits durs qui font régner la terreur.

Compte rendu de séance :
Film choc, s’il en faut et débattrice tout aussi choc ! Tout était réuni pour que la première séance du programme 2009/10 consacrée à la projection du film de J.P. Lilienfeld, soit une vraie réussite.

On connaît le scénario du film : une jeune enseignante, interprétée par Isabelle Adjani, confrontée à l’insubordination de sa classe, la prend en otage et oblige ses élèves à lui obéir sous la menace d’un révolver appartenant à l’un d’eux. Succès du film sans doute un peu caricatural, mais qui traite sans complexe des questions qui se posent aujourd’hui aux enseignants, aux responsables politiques et aux parents. Succès aussi du à la personnalité et à la compétence de notre débattrice, Elisabeth Martin, enseignante et Coordonnatrice des dispositifs relais de l’académie de Versailles. D’emblée elle a suscité d’innombrables questions des élèves et de certains professeurs présents, y a répondu sans faille. Elle a mené le débat jusqu’à la conclusion à laquelle elle souhaitait aboutir : souligner l’importance de l’éducation dans le « devenir » de chacun, ne laisser personne sur la route et, sans nier la responsabilité du corps enseignant, insister sur celle des élèves qui doivent se prendre en charge…

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