Nous rappelons que nous avions déjà prévu à notre programme de séances mensuelles 2008-2009 le film « Le Chemin de la liberté » sur les enfants volés en Australie…
Tiré de Sud Radio :
«Pour les Aborigènes, c’est comme la chute du mur de Berlin»
Le 13-02-2008 :: Actu
« Pardon »: Tant attendu par les Aborigènes et finalement consenti par le gouvernement australien pour les injustices passées, le mot a électrisé la foule rassemblée mercredi devant le Parlement. Blancs ou Noirs, sur les pelouses ou massés devant des écrans géants, ils étaient des milliers à écouter les excuses nationales présentées par le Premier ministre travailliste Kevin Rudd aux premiers habitants du pays pour les injustices et les mauvais traitements subis pendant deux siècles.
Beaucoup d’Aborigènes avaient parcouru des milliers de kilomètres pour se rendre dans la capitale Canberra. En costumes traditionnels et le corps orné de peintures ancestrales, des danseurs se mêlent à des hommes d’affaires ou des étudiants tous présents devant le Parlement.
Certains Aborigènes lèvent le poing, symbole du « Black Power » (pouvoir noir) ou arborent des photos de leur proches qui n’ont pu faire le déplacement.
Et le mot ardemment espéré est enfin prononcé: « Pardon ». « Nous demandons pardon pour les lois et les politiques des parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une peine, une douleur et une perte profondes à nos compatriotes australiens », déclare M. Rudd, soulevant une grande émotion parmi le public.
« C’est le moment le plus lourd de sens pour notre communauté dont j’ai été témoin au cours de ma vie », confie à l’AFP Darryl Towney.
« Pour nous, c’est comme la chute du mur de Berlin », dit-il. Et bien qu’à son sens, ce pardon officiel arrive « 200 ans trop tard », « Rudd l’a fait et cela signifie beaucoup pour le peuple aborigène ».
Dans son discours historique, le chef du gouvernement a fait acte de repentance, en particulier pour « la douleur et les souffrances subies » par les « générations volées ».
