Journal d’octobre 2019 : Les manifestations à Hong Kong

11 janvier 2020

Rappelons que Hong Kong fut cédé aux Anglais en 1842 lors du traité de Nankin, premier d’une série de traités inégaux signés dans le cadre des guerres de l’opium qui ont ruiné la Chine pendant près de 100 ans, le “siècle de la honte” comme l’appellent les Chinois.

A l’issue de longs pourparlers en 1984 entre le dirigeant chinois Deng Xiaoping et la première ministre britannique Margaret Thatcher, il fut décidé que Hong Kong, colonie britannique, serait rétrocédé à la Chine en 1997. La République populaire de Chine et le Royaume-Uni décidèrent alors d’adopter le principe de “un pays, deux systèmes”. L’économie libérale et capitaliste de Hong Kong, sa monnaie, son système politique, son appareil judiciaire indépendant, ses langues officielles (Anglais et Cantonnais), sa culture occidentalisée, la liberté de mouvement et de pensée furent préservés et Hong Kong devint une région autonome spéciale. Cette phase de transition doit durer jusqu’en 2047, date à laquelle l’île devra intégrer le système continental chinois. Précisons aussi que la population de Hong Kong, composée de Chinois qui ont fui le continent après la victoire de Mao Zedong en 1949, la Révolution culturelle de 1966 et la répression de Tienanmen de 1989, est particulièrement sensible aux questions identitaires et attachée aux libertés civiques.

Au printemps dernier, Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong, a déposé un projet de loi autorisant l’extradition. Jusqu’alors, les criminels réfugiés sur l’île ne pouvaient être extradés, ni jugés. D’un point de vue strictement juridique, le projet de la loi excluait tout crime politique et comprenait de nombreux garde-fous, mais les avocats et les défenseurs des droits humains ont vu dans ce projet une nouvelle mise en cause de l’indépendance de la justice hongkongaise et la population hongkongaise s’est mobilisée dès le début juin, manifestant chaque samedi, jusqu’à ce que le projet de loi soit retiré.

Depuis lors, les manifestations continuent pour protéger l’identité hongkongaise et obtenir des nouvelles avancées démocratiques, les manifestants réclamant des élections au suffrage universel, cela malgré la répression du pouvoir local et les menaces des dirigeants chinois.

A cette crise identitaire s’ajoute une crise sociale. Hong Kong est très inégalitaire et près de 20 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, certaines personnes âgées étant dépourvues de retraite ou des employés précaires habitant des logements-cages de moins de 5 m2. Cette crise du logement s’est aggravée avec l’arrivée de riches Chinois qui ont fait grimper les prix de l’immobilier. Les jeunes Hongkongais voient avec inquiétude l’arrivée de jeunes cadres chinois du continent, formés dans les meilleures universités américaines, qui occupent les postes les plus intéressants et les mieux rémunérés. A ces frustrations sociales s’ajoute la peur de l’avenir : si Hongkong reste un hub financier essentiel, l’île est désormais dépassée par la ville voisine de Shenzhen, où se sont implantés les entreprises technologiques (Tencent Holdings, Huawei etc.). Cette situation explique que la mobilisation de la population soit aussi massive. Et qu’une partie des manifestants se radicalisent, parfois violemment.

Alors que la République populaire de Chine va fêter son 80ème anniversaire le 1er octobre 2019, la situation reste plus que jamais délicate pour la Chine et Hong Kong. Les dirigeants chinois craignent qu’une répression trop violente entraîne un rejet de la Chine continentale par les Hongkongais, avec une évolution vers l’indépendance. De leurs côtés, les Hongkongais craignent de voir leur identité disparaître. Les autorités américaines, si elles soutiennent les aspirations démocratiques des manifestants, évitent de jeter de l’huile sur le feu. En dehors des bellicistes, personne ne souhaite que la situation dégénère…

Rose Lallier


Journal d’octobre 2019 : Un rêve? Le Paradis ?

11 janvier 2020

Rémy Ourdan, journaliste, correspondant de guerre au journal Le Monde, a publié du 11 au 16 août 2019, une “reportage” en six volets intitulé “Sarajevo-Jérusalem”.

Ce reportage qui fait un parallèle entre deux villes, Sarajevo et Jérusalem, est un petit bijou qui nous rappelle ce que nous savions, mais que nous avons vite fait d’oublier.

S’agissant de Sarajevo, elle a toujours eu la réputation d’une ville particulièrement accueillante ; elle est le symbole d’une cohabitation “multiethnique”. Accueillante, elle l’a été pour les juifs, ce qui lui a valu le surnom de “petite Jérusalem”. On y trouve rassemblés, des juifs venus s’installer là après l’Inquisition, et des non juifs, majoritairement musulmans qui vivent dans une harmonie et une amitié extraordinaires et naturelles.

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Enluminure de la Haggadah de Sarajevo, rédigée à Barcelone vers 1350

Cette ville a l’habitude des envahisseurs. Son passé “ottoman puis austro-hongrois a façonné son identité si particulière entre Orient et Occident”. C’est une ville provinciale à majorité musulmane, mais également chrétienne et “très juive”. Les religions s’y côtoient tranquillement et la vraie religion qui s’y pratique avec ferveur, est la douceur de la coexistence et surtout ce que les Sarajeviens appellent “komsiluk”, le voisinage. Rien ne peut surpasser la relation aux voisins, ni la religion, ni la nation, ni la communauté. A Sarajevo on se soucie avant tout de sa famille et de ses voisins, dans le respect des traditions et religions de chaque communauté.

Cette valeur cardinale a permis, durant la guerre, à des juifs de Sarajevo d’échapper aux nazis, car cachés et protégés par des “voisins” musulmans qui les ont accueillis et les ont inclus à leurs propres familles.

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Derviš Korkut (1888-1969), humaniste et orientaliste musulman qui sauva la Haggadah juive de Sarajevo

C’est grâce au “voisinage” que le fameux et inestimable manuscrit du 14e siècle connu sous le nom de “Haggadah de Sarajevo”, convoité par les nazis en 1942, a pu échapper à la destruction. Ce sauvetage on le doit au courage du bibliothécaire du musée de Sarajevo, Dervis Korkut, homme cultivé aimant l’histoire et les traditions, qui a caché ce livre au péril de sa vie.

Cette Haggadah une fois encore a été sauvée en 1992, alors que Sarajevo est bombardée par l’armée serbe et que le musée est en première ligne. Cette fois, Enver Imamovic, archéologue et historien, accompagné de Hamo Karkelja, conservateur de musée, arrivent après maintes péripéties à mettre l’ouvrage en sécurité dans un coffre de la Banque centrale, l’endroit le plus sûr de la ville.

C’est toujours cet état d’esprit qui a dicté à la communauté juive pendant la guerre de Bosnie, de lancer une “incroyable opération humanitaire organisant l’évacuation de 2500 Sarajeviens et portant assistance aux assiégés.” Ainsi, de nombreux “juifs sarajeviens”, en réalité surtout des musulmans ou des chrétiens, ont pu trouver refuge en Israël. A Sarajevo, on a une façon très particulière de pratiquer la religion : sans fanatisme, ni sectarisme.

Ces dernières années, il y eut certes, quelques graffitis antisémites sur des tombes juives, mais il y a été vite mis bon ordre.

Depuis tant de temps, et tant de guerres, Sarajevo a su conserver cette “paix ethnique” et son caractère universaliste.

Il semble que cette “grâce” propre à cette ville ne soit ni exportable, ni partageable : on peut le déplorer.

Imaginons un instant que toutes les villes puissent fonctionner comme Sarajevo… Ce serait un rêve, ou …le paradis!!!

Lison Benzaquen


Journal d’octobre 2019 : un livre à ne pas manquer, Les Amnésiques de Géraldine Schwarz

11 janvier 2020

Les-Amnesiques

 

 

 

Les Amnésiques

Livre à ne pas manquer 

Les trous de la mémoire européenne

 

Géraldine Schwarz est journaliste, auteure et réalisatrice de documentaires.  Franco-allemande, elle interroge l’histoire de sa famille sur trois générations. Côté allemand, des Mitlaüfer, ni victimes, ni bourreaux qui “marchaient avec le courant” sous l’ordre nazi. Côté français, un grand-père gendarme sous Vichy. Ce faisant, elle analyse les lacunes mémorielles sur lesquelles s’est construite l’Europe, en France mais aussi en ex-RDA, en Autriche et en Italie. Rendre les citoyens victimes de l’Histoire au lieu de les responsabiliser, n’est-ce pas ouvrir la voie aux populistes ?

Le livre est digne de la note d’intention qui en fait l’ouverture : “Ne pas me perdre dans le labyrinthe de la mémoire, dans ses oublis et ses mensonges, ses replis et ses trop pleins. Vaincre les violeurs de mémoire, les faussaires de l’histoire, les bricoleurs de fausses identités et de fausses haines, les cultivateurs de fantasmes narcissiques.” Elle croise les fils de l’histoire familiale et de la grande Histoire en soumettant son récit “à la sagesse des historiens, ces détecteurs de mensonges et de mythes.”  Elle ne veut pas moins que “comprendre ce qui était pour savoir ce qui est, rendre à l’Europe ses racines que les amnésiques tentent de lui arracher.”

Sorti en 2017 chez Flammarion, Les Amnésiques vient de sortir en poche dans la collection Champs. Il a obtenu le Prix du Livre Européen en 2018.

Jacinthe Hirsch

 


Journal d’octobre 2019 : Mon identité n’est pas un cliché

11 janvier 2020

Agir contre le racisme dans les collèges.

Le 21 juin 2019, au collège Camille Claudel de Villepinte a lieu la projection d’un clip de sensibilisation contre les discriminations ”Mon identité n’est pas un cliché.”

Les élèves de la 4ème Bien-Etre, acteurs des trois séquences, sont entourés de Mme Manijean, professeur de français et Mme Jean-Alphonse, assistante sociale. Ils voient l’aboutissement du travail d’une année entière.

Discrimination, un mot compliqué pour des élèves qui entrent en 4ème bien qu’ils soient nombreux à pouvoir en témoigner.

Au cours de l’année, ils vont s’approcher des idées reçues liées à la couleur de peau, au physique, à l’appartenance sociale. Durant le premier trimestre ils étudient L’île des esclaves et s’initient au jeu théâtral. Durant le second trimestre, ils participent à un atelier théâtre animé par l’association Les Konkisadors pour vivre et éprouver leurs réactions autour des discriminations. Le troisième trimestre est consacré à écrire le scénario et à le mettre en scène. Les élèves, à cette étape du projet, sont très impliqués et réussissent à tourner les trois séquences en une journée.

Pas si simple, à cet âge, d’oser jouer devant une caméra et d’affronter le regard des autres. Mais le pari est réussi, déjouer les clichés autour de l’identité.

Le conseil d’administration du collège est présent, les applaudissements sont chaleureux. Le clip réalisé avec l’aide du Conseil Régional pourra être utilisé auprès d’autres publics scolaires. Dans de nombreux établissements, des professeurs agissent pour rendre les jeunes sensibles aux clichés sur l’identité, c’est chaque fois un marathon pour mener à bien ces projets. Nous saluons leur engagement.

J.H


Journal d’octobre 2019 : Homophobie dans le sport et racisme anti-blanc

11 janvier 2020

Depuis quelques années déjà, l’homophobie est un sujet récurrent dans tous les stades où se déroulent des compétitions sportives. En août 2019, un match de football a été interrompu suite à des chants visant la Ligue Professionnelle de Football et à la présence de banderoles homophobes dans les tribunes.

Or, s’il y a une volonté louable de s’attaquer à l’homophobie dans les stades, on note surtout l’absence de travail préparatoire de cette même Ligue auprès des supporters. Car le chant insultant “la Ligue, la Ligue, on t’enc’…” est un chant récurrent.

Les supporters ultras se sentent discriminés. Ils dénoncent des huis-clos partiels prononcés par la LFP après l’utilisation de fumigènes, mais aussi des interdictions et restrictions de déplacement. Quand les matches sont arrêtés, les supporters ne vivent pas cela comme une mesure de lutte contre l’homophobie, mais comme une volonté supplémentaire de les écarter des stades. Donc, d’un côté des supporters qui se sentent agressés par les autorités, et de l’autre des dirigeants de clubs décidés à être plus sévères par rapport à certains comportements.  A partir de là, les chants insultants redoublent, manière de contester non pas la lutte contre l’homophobie mais la politique des autorités à leur égard.

Il faut sortir rapidement de cette spirale négative, ce que tente de faire la Ministre des Sports Roxana Maracinaenu, en dialoguant avec les associations de supporters, ceci en présence de la DILCRAH (Délégation Interministérielle pour la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme). Il  faut un plan d’action globale rassemblant les clubs, les Centres de Formation, les Associations de Supporters ; agir dans le sens de la prévention et de l’intégration des homosexuels dans le foot-ball (à ce jour, un seul ancien joueur pro a déclaré son homosexualité, car cet aveu n’est pas facile pour un joueur pro !) et le sport en général. Faire disparaître les comportements et les banderoles où l’agressivité, la grossièreté et une ironie affligeante et lamentable rivalisent de façon pitoyable. Et puis, pourquoi ne pas responsabiliser les clubs, les punir au portefeuille en déclarant le huis-clos pour certains matches, voire en leur infligeant des amendes substantielles ? La faiblesse et les discussions ne suffisent pas, il faut frapper fort. Les supporters y réfléchiraient à deux fois avant de récidiver, et les dirigeants feraient là un acte d’autorité, une autorité qui jusque là n’a été qu’illusoire.

Autre problème préoccupant : ces derniers mois, il a été fait état d’un prétendu “racisme anti-blanc” dans des quartiers de certaines villes de France. Des insultes (sale blanc, sale Français…), et même une chanson “Pendre les Blancs”.  Mais parle-t-on là vraiment de « racisme » ? Après tout, tous les racismes se ressemblent. Or, dans le cas qui nous intéresse, il ne s’agit nullement de discrimination à l’embauche ou au logement, pas de discours politique anti-blanc, pas de contrôles au faciès. Et pourtant, l’expression a fait florès, et certains faits incontestables donnent à réfléchir : à l’Université de Saint-Denis, on a pu lire des inscriptions du genre “Mort aux Blancs”, “Français= PD”, “Fuck White people”. Le terme “Français de souche” a été évoqué. En 2010, un sociologue a pu faire un état des lieux de cette forme de racisme qui se développerait dans certains quartiers de certaines villes de France. Il ne faut donc pas se voiler la face, et prendre conscience de ce phénomène qui existerait dans certaines villes, ce qui reste à vérifier.

Egalement à vérifier, cette affirmation d’un commentateur de football selon laquelle existe un racisme anti-blanc dans certains clubs de football de la région parisienne, où les jeunes joueurs blancs seraient maltraités (on ne leur parle pas, on ne leur passe pas la balle, on ne leur permet pas de se doucher avec les autres), c’est-à-dire des jeunes issus de l’immigration. Difficile à croire, mais comment est-ce possible ? Certes, particulièrement dans la région parisienne, la plupart des jeunes joueurs sont issus de l’immigration et adorent le football. D’autre part, beaucoup d’entre eux ne sont pas scolarisés, et le foot les passionne. Ils se rêvent en footballeurs pros, émules du grand Zinedine Zidane. Il est donc possible qu’ils ne voient pas d’un très bon œil des concurrents d’une autre origine. Donc, tout cela demande confirmation.

Un dernier mot, car décidément le football est à l’honneur : depuis les exploits de l’équipe de France féminine de football, le nombre de jeunes filles licenciées a bondi (de 55.000 à plus de 200.000). Décidément, Jean Ferrat avait raison : la Femme est l’Avenir de l’Homme.

Guy Zerhat


Journal d’octobre 2019 : Nouveau Musée de la Libération de Paris

11 janvier 2020

Un Musée de la Libération de Paris, ce n’est pas nouveau. Il en existait déjà un à Montparnasse depuis 1994. Mais, mal signalé et peu commode d’accès ce musée était peu visité. Il a donc été “transféré.”

Désormais le Musée de la Libération de Paris est installé dans les pavillons Ledoux à Denfert Rochereau dans le 14° arrondissement. (CLIQUEZ SUR LE LIEN POUR ACCEDER AU SITE DU MUSEE)

On y retrouve des pièces et documents très intéressants sur Le général Leclerc et Jean Moulin exposées dans l’ancien Musée. De plus, la nouvelle scénographie va permettre aux visiteurs qui vont suivre la vie de ces deux hommes, de découvrir l’histoire de la seconde guerre mondiale à travers eux, mais aussi le PC du Colonel Rol-Tanguy et l’abri secret des FFI, au sous-sol du Pavillon.

Ce site jamais visité, maintenant accessible au public, était à l’origine un abri de défense passive construit en 1938 pour permettre aux services administratifs de fonctionner en cas de bombardements. Inutilisé sous l’Occupation, il a été choisi par Rol-Tanguy pour abriter son état-major au début de l’insurrection parisienne. C’est ici, qu’il a discrètement installé son poste de commandement et coordonné l’insurrection de la capitale durant une semaine de l’été 1944, il y a juste 75 ans avant l’inauguration, le 25 août dernier, du nouveau Musée.

Pour accéder à ce PC, il est conseillé de ne pas être claustrophobe. Situé à 26 mètres sous terre, ce sous-sol est parcouru d’un labyrinthe de galeries.

Pour immerger encore plus le visiteur dans ce passé historique, le musée propose une visite en réalité mixte, avec des lunettes dédiées.

Le guide est un personnage fictif : un hologramme qui fait découvrir au visiteur équipé de casque à réalité augmentée, les événements qui se sont déroulés dans cet abri.

Ce parcours ludique s’accompagne de multiples éléments pédagogiques : “Le but était d’avoir un musée plus contemporain et accessible à tous”, explique Marianne Klapisch, la scénographe.

Pour accéder à cette visite gratuite de 45 minutes par petits groupes d’une dizaine de personnes, il convient de s’inscrire à l’avance.

Voilà bien un nouveau type de visite et une nouvelle manière de transmettre et de rendre l’histoire plus vivante. On n’arrête pas le progrès!

Lison Benzaquen

 


Journal d’octobre 2019 : Un mot du Trésorier

11 janvier 2020

Mémoire 2000 vous le savez, est une offre de débat ouverte à des jeunes pour résister aux discours de haine, aux mensonges des négationnistes, au regain inexorable du racisme et de l’antisémitisme, à l’exclusion de l’autre.

Face à une jeunesse en perte de repères dans une actualité pleine de périls, le combat inlassable de Mémoire 2000 est plus que jamais nécessaire.

Votre association mène depuis 1992 cette action indispensable pour vivre ensemble dans notre société.

Inviter des collégiens et lycéens à venir débattre des atteintes aux Droits de l’Homme, aujourd’hui et dans l’Histoire, les sensibiliser aux sujets qu’ils rencontrent, les injustices, discriminations qu’ils côtoient dans leur environnement, qu’ils en soient victimes ou témoins, voilà le rôle de Mémoire 2000.

Les séances de cinéma, toujours riches de participation de la part des élèves et de leurs professeurs, les visites de lieux de Mémoire, notre journal que vous lisez en ce moment, tous les thèmes que nous abordons dans la défense des droits humains, contribuent à donner aux jeunes de meilleures armes pour accéder à une citoyenneté active.

Cette énergie déployée sans relâche, a nécessairement un coût.  Sans moyens, cela devient impossible.

Par votre adhésion et votre soutien financier, vous permettez à notre association de bénévoles de continuer son action.

Les subventions que nous recevons des organismes publics ne sont pas suffisantes pour assurer le fonctionnement minimum de l’association, déjà réduit à sa plus simple expression. Nous ne pouvons poursuivre que grâce à votre générosité et à votre fidélité. Nous comptons sur elles.

Votre cotisation pour 2019, qui n’est pas arrivée, nous fait cruellement défaut. Il est encore temps pour vous de la régulariser.

Merci d’avance

Maurice Benzaquen