Journal de Juillet 2019 : Visite à Pithiviers… circulez, il n’y a rien à voir….

16 juillet 2019
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Mémorial à l’entrée du camp de Pithiviers (2019)

Lundi 27 mai 2019, par un crachin automnal, avec 25 élèves du collège Lucie Aubrac de Champigny-sur-Marne et leurs professeurs de français et d’histoire, nous arrivons à Pithiviers pour découvrir le camp de rétention de la rafle des billets verts. 14 mai 1941, 1ère rafle de juifs en France : la rafle du “billet vert”. A Paris des milliers de juifs étrangers reçoivent une convocation, de couleur verte, pour les inviter à se rendre le lendemain matin “pour examen de leur situation”. Persuadés qu’il s’agissait d’une simple formalité, ils s’y rendent, confiants et sont immédiatement arrêtés et transportés dans les camps du Loiret : Pithiviers et Beaune la Rolande.

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Camp de Pithiviers en 1941

Notre guide du Cercil, (Le Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement du Loiret ou Cercil est une association loi de 1901 qui siège à Orléans dans le département du Loiret et la région Centre-Val de Loire. L’association perpétue la mémoire des camps d’internement de Beaune-la-Rolande, de Jargeau et de Pithiviers) nous attend devant la gare avec un caddie plein de photos. C’est une véritable course d’orientation qui commence sous la pluie pour trouver le camp. À l’aide des repérages pris par les élèves nous refaisons le trajet suivi par les 1700 hommes arrivés le 14 mai 1941. Mais… nous ne verrons rien du camp. En 1947, le camp de Pithiviers fut totalement démantelé. Les “baraques” ont été vendues aux enchères, achetées par des cultivateurs, des paysans, des carrossiers etc…comme s’il fallait effacer les preuves d’une honte absolue, gommer les stigmates de l’histoire…Chaque baraque en bois mesure 180m2. Dans chaque baraque une centaine d’hommes dorment sur des châlits. Fin 1941 on compte 18 baraques à Pithiviers.

Les élèves ne semblent pas trop déçus car durant le trajet à travers les photos, les explications ils ont réussi à s’imaginer les faits qui se sont déroulés sur ce lieu de “mémoire”.

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Camp de Pithiviers en 1941, le gendarme surveillant des hommes arrêtés lors de la « rafle du billet vert ». Ce gendarme fut « effacé » par un effet de cadrage jusqu’en 1997 dans le film « Nuit et Brouillard » d’Alain Resnais 

Ils ont appris également à “lire les images”  et ils ont vu comment une photo redécoupée peut devenir une image de propagande pour les allemands et/ou le régime de Vichy.

À la fin du circuit nous passons devant des stèles (érigées en 1992, grâce au CERCIL), porteuses des noms des enfants arrivés à Pithiviers, dans un second temps, suite à la rafle du Vel d’hiv. Notre guide demande à chacun de retenir un nom et prénom d’enfant, certains utilisent leur mémoire, d’autres un papier, la majorité leur téléphone portable.

Après un rapide pique-nique à Orléans nous nous rendons au Musée-Mémorial des enfants du Vel d’hiv où nous découvrons une partie de baraque et où nous recevons un complément d’informations par rapport à la matinée.

Dans la partie “Mémoire” les élèves retrouvent avec beaucoup d’émotion la photo de l’enfant dont ils ont mémorisé le nom et le prénom.

L’atelier mémoire peut alors commencer. Des dossiers sont remis aux élèves qui par groupes de deux ou trois doivent rechercher dans les documents historiques proposés, la réponse aux questions.

À notre grand étonnement, les élèves ont bien retenu et intégré la douleur des familles déportées et avec beaucoup de sérieux se sont prêtés à l’exercice en posant des questions très pertinentes à l’animatrice.

Un grand merci à notre conférencière très pédagogue bien documentée qui, malgré la pluie a su captiver les collégiens.

Arlette Weber et Joëlle Saunière

 


Journal de Juillet 2019 : Il y a mille ans exactement: l’exode des Rroms

16 juillet 2019
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Le drapeau du peuple Rrom

Comme le rapporte l’historien britannique Cunningham: « La situation est dominante et avant l’utilisation du canon, la hauteur à elle seule du fronton de la ville devait avoir fait de Kannauj une forteresse puissante et impressionnante ». Kannauj avait été la capitale du nord de l’Inde au 7ème siècle de notre ère (à l’époque de l’empereur Harsha) et était demeurée depuis un centre culturel, spirituel, artistique et économique majeur, et même une pomme de discorde entre les trois principales dynasties indiennes: les Pala, les Rashtrakuta et les Gurjara-Pratihara.

En fait, le sultan venait dans cette ancienne ville impériale à la recherche d’artistes et d’artisans, dont il avait besoin pour élever sa capitale locale Ghaznī au Zaboulistan au rang de plus belle ville du monde. Auparavant il avait seulement pillé les petits royaumes voisins pour des biens matériels mais après 1010 il change: apparemment la visite du poète Abdul Qasim Firdousi à sa cour en 1010 a modifié sa conception, puisqu’il se décide à plonger au cœur de l’Inde pour y capturer des artisans et des artistes de haut niveau.

Le 21 décembre 1018, il pénètre dans les sept forteresses de Kannauj (une cité de 6 km de long sur les rives du Ganges), ses hommes saccagent et pillent toute la ville, riche et célèbre pour ses 10 000 temples de toutes tailles, et après quelques semaines d’affrontements dans les zones environnantes, il retourne à Ghaznī avec 53 000 prisonniers « riches et pauvres, de teint clair et sombre […] pour la plupart des nobles, des artistes et des artisans, par familles entières », 385 éléphants et 16 énormes chars remplis de bijoux.

Ces captifs déplacés de force – en particulier des musiciens et des danseurs de temple, mais également des artisans, des architectes et des parfumeurs hors pair, formeront le noyau de ce qui deviendra par la suite le peuple rrom. Du fait qu’ils n’ont pas répondu aux exigences du sultan en matière artistique, ils ont été vendus à de riches familles du Khorasan, où ils ont rencontré les Turcs (dynastie des Seljouks) alors en route pour l’Asie mineure, la Turquie d’aujourd’hui.

Après la bataille de Dandanaqan (1040), toutes les trois populations (Indiens, Khorassaniotes et proto-Turcs) ont poursuivi leur route vers l’est, sur Bagdad, puis vers le nord, vers les terres byzantines, où les soldats pouvaient enfin piller librement, car ce n’était pas des pays musulmans.

Les preuves linguistiques indiquent que la région d’origine des Rrom était relativement restreinte (le royaume de Kannauj) et que le départ s’est produit en une seule fois. Cependant, d’autres populations (perses, turques, etc.) se sont mêlées par la suite aux prisonniers de Kannauj et en ont gonflé le nombre.

C’est en 1064 qu’ils arrivent à Ani, capitale de l’Arménie d’alors, que les Seljouks prennent, puis en 1071 ces derniers prennent Manzikert, petite mais significative forteresse byzantine. C’est là que se changent toutes les relations entre l’Asie et l’Europe, puisque la terreur ainsi semée (notamment avec la prise de Jérusalem par les Seljouks en 173) va déclencher les croisades.

On connaît la suite…

Marcel Courthiade, Professeur à l’Inalco

Yasmina Bouhafs-Chicotot


Journal de Juillet 2019 : En ce temps-là, l’amour, de Gilles Segal

16 juillet 2019

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En ce temps-là, l’amour

de Gilles Segal

Mise en scène : Christophe Gand

Au théâtre de la Contrescarpe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un spectacle bouleversant, une écriture sublime, à ne pas rater.

Z. vient tout juste d’être grand-père. Il décide d’enregistrer pour son fils, sur bandes magnétiques, un épisode de sa vie gravé à jamais dans sa mémoire, mais qu’il n’a jamais révélé ; sa rencontre avec un père et son jeune garçon, dans le train… qui les conduisait aux camps de la mort.

Le temps du trajet, ignorant le chaos qui s’installe de jour en jour dans le wagon, ce père va profiter de chaque instant pour transmettre à son enfant l’essentiel de ce qui fera de lui un homme !

Tous les thèmes philosophiques sont abordés : la liberté, la solidarité, le travail, la persévérance… la leçon va durer sept jours, le temps d’arriver à Auschwitz.

L’acteur, David Brécourt, seul en scène, est prodigieux.

Joëlle Saunière


Journal de Juillet 2019 : Memoria, 1939-2019, les 80 ans de l’exil espagnol. Les oubliés de l’histoire

16 juillet 2019
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Réfugiés espagnols arrivant en France (Le Perthus à la frontière franco-espagnole), 1939

De nombreuses associations ont organisé des événements pour commémorer le triste anniversaire de la Retirada, lorsque des milliers d’espagnols contraints de quitter leur pays en prise aux griffes du fascisme, ont traversé les Pyrénées dans les conditions hivernales très dures pour y recevoir un “accueil” indigne.

C’est en février 1939 qu’environ 500 000 espagnols ont fui la mort semée sur leur terre par le dictateur Franco et ses acolytes. Avec femmes et enfants, ils traversèrent les Pyrénées dans l’espoir d’être accueillis en France. Les autorités françaises  ouvrent alors des camps de concentration pour les recevoir (Argelès, Rieucros, forteresse de Colioure etc…) ainsi que des camps disciplinaires en Algérie et Tunisie, pour les plus “rebelles” !

Ces camps sont dans un état d’hygiène déplorable, rats, puces, pas de point d’eau, rien à manger, bagarres, enfants orphelins laissés seuls, errant, s’accrochant aux barbelés dans l’espoir sans doute d’être soutenus ?

En 1939, quand la seconde guerre mondiale éclate, nombreux sont ceux qui décident de combattre le fascisme européen, leur ennemi depuis 1936.

Peu d’alternatives s’offrent à eux : la Compagnie de Travailleurs Etrangers (CTE) affectés à la construction d’ouvrages militaires et construction de routes (la route des Espagnols). D’autres s’évadent et prennent le maquis. Ils sont les premiers poursuivis par la police de Vichy et déportés à Mathausen, un des camps les plus durs (aucun survivant en 1945).

Ils portent le fameux triangle bleu des apatrides et la lettre S pour Spanien. C’est l’élimination par l’épuisement au travail.

A partir de 1941, les espagnols sont parmi les premiers gazés (kommando de Mathausen).

Les médecins nazis les utilisent, comme cobayes pour leurs expériences médicales qui menèront à la solution finale. Ces assassinats sont répertoriés dans les registres comme “morts spéciales”, désignées sous le code “14f13”, les convois sont appelés transfert vers le “sanatorium de Dachau” et plus tard “camp de convalescence” !

Ils ont pris part aux luttes contre le fascisme, pour la liberté et ont continué à lutter contre toutes les dictatures, en particulier la dictature franquiste qui a sévi en Espagne jusqu’en 1975 !

Ne les oublions pas !

Ce wagonnet, témoin de cette période, honore les travailleurs espagnols qui ont contribué à l’empierrement des routes dans le Briançonnais.

Merci à la ville de Pontis (04) de remettre ce courage à l’honneur.

Joëlle Saunière


Journal de Juillet 2019 : Le foot au féminin…

16 juillet 2019
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Crédit : FRANCK FIFE / AFP

Ces derniers temps, il aurait fallu être sourd et aveugle pour échapper aux commentaires et images concernant la coupe du monde de football féminin.

L’équipe de France féminine a remporté un énorme succès sans doute mérité, et c’est très bien ainsi. Ce sport naguère essentiellement masculin, se féminise comme bien d’autres. Est-ce bien? Mal? On n’est pas là pour en juger.

Que des jeunes femmes aient envie de jouer au foot, au rugby ou qu’elles s’exercent à l’haltérophilie, c’est leur choix, il n’y a rien à dire et c’est tout à fait respectable.

Ce qui, personnellement, me parait plus gênant, ce sont les commentaires : l’accès des femmes à ce genre de sports est devenu le symbole de la conquête de l’égalité homme/femme. Enfin les femmes sont des “hommes comme les autres”!

Comme si, pour certains, les femmes, pour accéder à l’égalité doivent en passer soit par le reniement, soit par l’effacement de toute différence. Il convient de faire comme si la différence des sexes n’était pas structurelle, mais “fabriquée” ou culturelle et à ce titre, destinée à être gommée.

En ce sens je suis totalement d’accord avec Alain Finkielkraut qui a été voué aux gémonies pour n’avoir rien dit d’autre que ce qui parait être une évidence, mais qu’il est malvenu de voir aujourd’hui, à savoir que l’égalité ne doit pas mener à l’indifférenciation.

Est-ce vraiment misogyne, et rétrograde que de reconnaitre qu’il existe bien des différences entre les hommes et les femmes ? L’interchangeabilité est-elle possible ou souhaitable ?

Comme toutes les différences, la différence des sexes devrait être considérée comme une richesse et son abolition ou sa négation, comme une perte pour nos sociétés.

Aussi, si nous devons être intransigeants et lutter farouchement pour accéder à l’égalité des conditions, ne devrions nous pas également essayer de préserver la différence des sexes et accepter d’accorder à chacun d’entre eux un espace particulier ?

« La pluralité humaine a le double caractère d’égalité et de distinction », disait Hannah Arendt.

Et Saint-Exupéry notait aussi fort joliment : “Nos différences, loin de nous léser, doivent nous enrichir.”

Avaient-ils tort ?

Lison Benzaquen


Journal de Juillet 2019 : Usage excessif de la force contre les Gilets Jaunes

16 juillet 2019

ob_daa405_flash-ballLes techniques de maintien de l’ordre lors des manifestations des Gilets Jaunes ont fait l’objet de condamnations internationales, que ce soit par des ONG comme Amnesty International, mais aussi par des institutions comme le Conseil de l’Europe et le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU en la personne de l’ancienne Présidente du Chili, Michelle Bachelet, qui demande une “enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force”.

Les violences auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre, violences qui les visent parfois directement, ne doivent pas être minimisées.

Mais le nombre élevé de blessés et la gravité des blessures causées posent la question des techniques de maintien de l’ordre en France.

Selon le recensement non exhaustif réalisé par le journaliste David Dufresne, l’usage de la force par les policiers et gendarmes français lors des manifestations des Gilets jaunes a causé un décès, 308 personnes blessées à la tête dont 24 éborgnées, des centaines de blessés dont 5 personnes qui ont perdu une main.

Parmi les 843 personnes qui ont déposé plainte contre les forces de l’ordre, notamment pour des blessures causées par des tirs de LBD, se trouvent 115 journalistes (y compris des correspondants étrangers), 47 personnes mineures, 27 passants et 33 Médics (médecins ou infirmiers soignant bénévolement les blessés pendant les manifestations).

L’usage du lanceur de balles de défense (LBD), utilisé par l’armée britannique en Irlande du Nord dans les années 1970 et 80 et par la seule police et gendarmerie françaises en Europe, doit être condamné. Le Conseil de l’Europe a demandé la suspension immédiate de son utilisation. Mais le ministre de l’Intérieur et et le secrétaire d’Etat à la sécurité ont continué de défendre son usage…

Dans ce contexte, Amnesty International recommande et soutient le documentaire “Gilets jaunes, histoire d’une répression d’Etat” que l’on peut visionner sur internet à l’adresse suivante :  https://www.youtube.com/watch?v=3MjuoDpKLfI

Si l’ONG de défense des droits de l’homme (et nous-même) ne partage pas l’intégralité des analyses et points de vue exprimés dans le film, elle le recommande en raison des nombreux témoignages de manifestants, mais aussi de journalistes, d’avocats et de sociologues, d’un syndicaliste policier et d’un ancien ministre de l’Intérieur, qui éclairent l’inquiétante dérive sécuritaire et punitive en France depuis plusieurs années, et particulièrement depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

Le ministère de l’Intérieur a lancé le 17 juin dernier une grande réflexion sur le maintien de l’ordre “à la française”. Nous suivrons avec attention la publication en septembre prochain d’un nouveau “schéma national” pour les forces de l’ordre. C’est du droit de manifester sans être blessé, et donc du droit de manifester tout court, dont il est tout simplement question.

Rose Lallier


Centième éditorial

18 avril 2019

 

Juin 1992, naissance de Mémoire 2000 créé par un groupe de militants antiracistes. Janvier 1993, numéro 1 du journal.

Avril 2019 numéro 100. Drôle de titre : Mémoire 2000, en 2019.

 

Vous avez dit Mémoire ?

L’Histoire du XX° siècle a produit des crimes sans commune mesure avec les siècles précédents. “N’oubliez pas que cela fut *” dit Primo Lévi dans le poème qui ouvre Si c’est un homme paru en 1947. Pour les fondateurs, il s’agit de transmettre la mémoire aux jeunes. Leur projet : mettre en actes la lutte pour les droits de l’homme, faire prendre conscience des dangers du racisme, de l’antisémitisme, des discriminations. Une fois par mois, les élèves parisiens et de proche banlieue viennent voir un film et poser leurs questions aux spécialistes ou témoins que nous invitons. Dans ces années 90, Mémoire 2000 écrivait : “les jeunes ont tout à découvrir de ce que la télé ne leur montre pas”. Aujourd’hui, les jeunes sont submergés de fausses informations accessibles par les réseaux sociaux. Que fait-on ? On continue, une séance après l’autre avec les professeurs, les films et les débatteurs.

 

Vous avez dit 2000 ?

En 1992, 2000 paraissait loin, on ouvrait des bars de l’an 2000, on fondait Mémoire 2000 et l’on rêvait de pourfendre l’intolérance et les préjugés. Le troisième millénaire  allait tirer les leçons des horreurs de l’Histoire du XX° siècle. Le 11 septembre 2001, le monde entier assiste en direct à l’effondrement des tours du World Trade Center. Crime spectaculaire mis en œuvre par des adeptes d’une intolérance majeure, qui veulent anéantir devant l’humanité entière les rêves des droits de l’homme. Les jeunes que nous accueillons aujourd’hui sont nés après le 11 septembre. Beaucoup croient aux théories du complot et sont persuadés que les attentats sont une machination des juifs, ou des Américains. Il importe toujours de sauvegarder la mémoire des mécanismes toujours renaissants qui conduisent à la haine,  au rejet de l’autre. Mémoire 2000 continue.

Pour ce centième numéro, nous avons feuilleté les archives de Bernard Jouanneau, Président de Mémoire 2000 qui nous a quittés en juin 2017. Aperçu dans les pages intérieures.

Jacinthe Hirsch

(* “N’oubliez pas que cela fut” est le titre du documentaire de Stephan Moskowicz présenté aux élèves lors de notre séance-débat du 19 mars 2019)