Hommages à notre Président

LEGIPRESSE

 

Bernard JOUANNEAU est décédé le 6 juin. Ce fut un immense avocat et un très bon spécialiste du droit de la presse.

En cette matière, il s’est surtout distingué par ses combats répétés pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, notamment au sein de la LICRA, dont il a animé les travaux pendant de nombreuses années.
Ses combats contre FAURISSON resteront célèbres. Il est décédé juste le jour où fut rendu ce très beau jugement de la 17e chambre dans l’affaire qui opposait ce dernier à Madame Ariane Chemin, reconnaissant à la journaliste la vérité de la diffamation qui lui était reprochée pour, en l’occurrence, avoir dit que FAURISSON était « un faussaire, un menteur et un manipulateur ». Je pense qu’après avoir plaidé contre ce dernier, dans une affaire retentissante pour Robert BADINTER, à raison des mêmes assertions, il aurait été très heureux de voir que, c’est sur le terrain de la vérité du fait diffamatoire que le tribunal a, cette fois-ci, relaxé la prévenue.
Il s’était battu aussi avec beaucoup de constance pour que la négation du génocide arménien soit pénalisé. Il aura eu la joie de voir cette réforme enfin adoptée, dans la loi Egalité et Citoyenneté du 27 janvier dernier.
Bernard JOUANNEAU était un lecteur fidèle de Légipresse, depuis les premières heures de notre revue. Il a été surtout un de ses contributeurs marquants, en particulier sur toutes ces questions. Sa plume était vive comme l’était sa parole. Elle était brillante, provocatrice, innovante et surtout percutante.
Nous disons à tous ses proches, notamment à mes amies Christine COURREGE et Mathilde JOUANNEAU, notre peine et toute notre affection.
Basile ADER
***

L’ORDRE DES AVOCATS

 

Hommage à Bernard JOUANNEAU

Avocat honoraire depuis 2015, Bernard Jouanneau est décédé le 6 juin.

Il appartenait à notre barreau depuis 1963 et était devenu presque aussitôt Secrétaire de la Conférence (1964-1965).

Pendant un demi-siècle, Bernard Jouanneau a défendu, avec sa chaleureuse éloquence et une énergie inépuisable, la mémoire des victimes de tous les génocides.

Inlassable pourfendeur des négationnistes dans les prétoires, il était aussi le créateur et le Président de « Mémoire 2000 », association qui a pour mission de sensibiliser les plus jeunes à toutes les formes d’atteintes aux droits de l’Homme.

Aujourd’hui, nous partageons la douleur et la tristesse de toute sa famille et nous adressons nos pensées confraternelles à sa femme Christine avec laquelle il a partagé plus que sa vie, la terrible épreuve d’un procès injuste au seul motif initial de devoir défendre librement et généreusement, et à sa fille Mathilde.

Nous pensons aussi à sa première épouse, notre consœur Claudine Boitard.

Par ses convictions et par ses combats, qui ont valeur d’exemple, Bernard Jouanneau sera toujours avec nous.

***

 

THE TIMES OF ISRAËL

Bernard Jouanneau, l’avocat qui combattait les négationnistes est mort

L’avocat s’est éteint à l’age de 76 ans. Cet ami de Robert Badinter était un infatigable combattant de la mémoire et de la lutte contre les racismes

Capture d_écran 2017-06-19 à 14.10.33L’avocat Bernard Jouanneau s’est éteint le 6 juin 2017 (Crédit: capture d’écran Vilmeo/Franck Dubuc)

Bernard Jouanneau fut l’avocat de grandes causes dans plusieurs affaires médiatiques.

Il fut l’avocat de l’association anti-raciste de la Licra contre Jean-Marie Le Pen dans l’affaire du « point de détail » en 1987 ; celui de Jean Frydman qui accusait François Dalle, le PDG de l’Oréal, de l’avoir évincé du conseil d’administration de l’entreprise pour satisfaire les desiderata de la Ligue arabe qui boycottait toutes les entreprises ayant un rapport avec Israël.

Il fut aussi le conseillé de son ami Robert Badinter, qui l’avait fait entrer à la Licra, contre Robert Faurisson en 2007.

Badinter avait ce jour-là prononcé des phrases qui eurent, il y a une semaine à peine des répercussions historiques d’un point de vue légal.

Il ne fut cependant pas uniquement le défenseur de l’anti-racisme. En 2004, il s’était mis au service du complotiste Thierry Meyssan contre le journal Le Monde qui avait qualifié son livre « L’Effroyable imposture » dans lequel il remettait en cause la version officielle des attentats du 11 septembre.

Gardien de la mémoire de tous les génocides, Jouanneau s’était battu aux côtés des Arméniens, et s’était impliqué dans la mise en cause de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.

« J’ai rencontré beaucoup d’avocats dans ma vie, j’en ai connu peu de vrais. Lui était un véritable avocat, » disait de lui Robert Badinter, dans un film consacré à son ami.

 

***

 La CEC, Commission d’Enquête Citoyenne, pour la vérité sur l’implication française dans le génocide des Tutsi

Bernard Jouanneau

Avocat au barreau de Paris, Bernard Jouanneau est mort le 6 juin 2017. Avec l’association Mémoire 2000, il contribua à faire appréhender les droits humains dans les milieux scolaires à travers des événements marquants de l’histoire récente,  dont le génocide des Tutsi. C’est donc tout naturellement qu’il fut invité à participer à nos travaux en mars 2004 : une semaine publique d’exposés de recherches sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi et de débats. On peut retrouver ses interventions dans notre rapport édité chez Karthala : « l’horreur qui nous prend au visage ».  On trouve notamment celle-ci dès le premier jour de nos travaux :

« Vous nous appelez effectivement à une réflexion approfondie dans un domaine qui nous est difficilement accessible et la responsabilité que nous assumons en faisant ce travail ne s’accommoderait pas d’un à peu- près ou d’un amalgame entre la formation traditionnelle que l’armée française peut assumer dans certains territoires où elle désire assurer sa présence et la participation à la préparation, voire même à l’exécution d’un génocide. Quelle que soit la volonté de la Mission parlementaire d’occulter cette curiosité, la nôtre doit être essentiellement prudente et approfondie. »

Il présida notre présentation des complicités financières dans le financement des armes pendant le génocide.

Il contribua aussi aux travaux juridiques français pour des lois mémorielles et défendit notamment Robert Badinter face à Robert Faurisson et ses thèses négationnistes de la Shoah.

***

Le CRIF rend hommage à Bernard Jouanneau

En hommage à Me Bernard Jouanneau, décédé la semaine dernière et inhumé aujourd’hui, nous republions 2 articles qu’il avait écrits, témoignage de son inlassable lutte contre le négationnisme.

NEGATION & APOLOGIE : « LA PERMISSION DES JUGES »

Par le Président de Mémoire 2000, Maître Bernard Jouanneau
La chambre criminelle de la cour de cassation vient de donner la permission de faire l’apologie de l’esclavage, en considérant que la loi TAUBIRA du 21 mai 2001, qui a reconnu la traite négrière et l’esclavage comme constituant un crime contre l’humanité, n’était pas une loi normative qui pouvait de servir de fondement légal à une poursuite pour apologie ( Cass. Crim. 5 février 2013). Ce faisant, elle casse un arrêt rendu par la Cour de Fort de France qui a condamné de ce chef les propos tenus en février sur Canal + Antilles qui évoquaient  « les bons côtés de l’esclavage et les colons qui étaient très humains avec leurs esclaves, qui les ont affranchis et qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier ». De tels propos peuvent désormais avoir libre cours. Ils ne constituent ni une provocation, ni une apologie, ni une négation; Ils sont libres, tandis que les esclaves, eux, ne l’étaient pas. CLIQUEZ SUR LE LIEN POUR ACCEDER A L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

 

POURSUIVRE LES NEGATIONNISTES. BERNARD JOUANNEAU, AVOCAT, MEMBRE DE LA LICRA ET PRESIDENT DE MEMOIRE 2000

par Bernard Jouanneau, avocat, membre de la Licra et président de Mémoire 2000

Les députés et sénateurs qui ont saisi le Conseil constitutionnel d’un recours à propos de la loi contre le négationnisme (et singulièrement contre la négation du génocide arménien) étaient évidemment en droit de le faire. Et c’est seulement au regard de la Constitution que cette loi, dite Boyer, doit être examinée. Pour autant, tous les arguments qui ont pu être tirés de la contestation des lois mémorielles doivent ici être écartés : la loi Boyer n’est pas une loi mémorielle, mais bien une loi normative au sens de l’article 34 de la Constitution, qui détermine des délits et des peines.

Certains contestent la constitutionnalité de cette nouvelle loi au regard de la liberté d’opinion et d’expression. Or, la dignité humaine a une valeur constitutionnelle tout aussi importante que cette liberté. La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) en fait le principe fondateur de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Par deux décisions de 1994 et 1995, le Conseil constitutionnel a rappelé que le respect de la dignité de la personne humaine était un principe de valeur constitutionnelle (décision du 27 juillet 1994). Dans l’ordre interne, le principe de dignité prévaut même sur le respect de la liberté d’expression. Ainsi, la loi du 30 septembre 1986, relative à la liberté de communication, prévoit-elle expressément que l’exercice de cette liberté par les diffuseurs puisse se trouver limité, dans certains cas, par le respect de la dignité de la personne humaine. CLIQUEZ SUR LE LIEN POUR ACCEDER A L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

***

Des anciens déportés n’oublient pas le combat de Bernard Jouanneau à leurs côtés

Isabelle Choko :

Bernard Jouanneau était un de mes meilleurs amis et ma peine est immense.

Comment me consoler quand à chaque instant je tombe sur ses écrits que cela soit à titre personnel pour les problèmes qu’il m’a aidé à résoudre, ou sur des sujets qui concernaient nos associations.

Parmi nos relations, c’est un des hommes que j’ai le plus admiré, tout comme son implication à Mémoire 2000 comme Président.

Bernard Jouanneau a consacré sa vie à défendre les causes qu’il jugeait justes, sans jamais se préoccuper des finances.

Sa force de caractère et sa capacité de travail étaient remarquables, et j’ai souvent reçu des messages à une heure tardive de la nuit, alors qu’il continuait à travailler.

Cet homme savait toujours à qui s’adresser pour arriver à réaliser l’objectif recherché et comment agir au mieux dans le respect de chacun.

Dans la transmission de la Mémoire de la Shoah sa participation était constante, comme d’ailleurs dans d’autres génocides dans le monde.

J’ai travaillé avec mon ami Bernard Jouanneau pendant environ une quinzaine d’années concernant divers domaines sans jamais échanger un mot plus haut que l’autre et en accord sur pratiquement tous les sujets.

Tout d’abord nous avons collaboré afin d’obtenir quelques compensations pour les déportés d’ailleurs que de France.

Ensuite, pour des témoignages sur la Shoah, et enfin Bernard Jouanneau m’a demandé d’être témoin aux procès de Soral et de Le Pen, ces fascistes notoires.

Enfin, Bernard Jouanneau a accepté d’écrire un avant-propos pour mon livre “La Jeune Fille aux Yeux Bleus”.

Jamais je ne l’oublierai.

Nicolas Roth :

Tu nous as quitté Bernard! Pourtant il était bon de te consulter, de t’écouter, d’admirer ton bon sens.

Ça nous a donné à réfléchir.

Tu nous as rassurés par le fait que tu donnais sens à nos luttes pour les générations à venir. On essaiera de suivre le sens que tu as donné à nos activités.

Salut Bernard.

Elie Buzyn :

Pour nous anciens déportés, rescapés des camps de la mort (institués par le régime nazi allemand entre 33 et 45) évoquer la mémoire de Me Bernard Jouanneau c’est souligner l’importance de son engagement de longue date dans une double direction.

L’une c’est de défendre les victimes de tous les génocides du 20° siècle en s’appuyant sur des solides éléments juridiques et jurisprudentiels pour obtenir gain de cause…

L’autre comme Président-Fondateur de Mémoire 2000 était de transmettre la Mémoire de ces génocides aux jeunes générations, lesquelles auront pour devoir de perpétuer cette mémoire dans l’avenir..

Pour toutes ces actions humanistes nous lui exprimons notre profonde gratitude…

 

***

Robert Badinter témoigne

Bernard Jouanneau avait une passion assez forte en lui pour inspirer l’essentiel de sa vie et de son action : la Justice, celle qui se joue dans les Palais, dans cette diversité de procès qui rend la vie judiciaire si passionnante – ou si décevante. Mais pour Bernard Jouanneau, sa passion, celle de la défense des justes causes, était l’engagement de toute sa vie. Il était avocat et ce métier était pour lui le plus beau des états. Il en aimait tous les aspects. L’écoute du client, l’analyse des faits, la préparation du dossier, autant de moments qu’il vivait avec bonheur. Et bien sûr l’audience avec ses rites et ses rythmes, l’audience toujours recommencée et si souvent imprévisible.

Bernard et moi nous connaissions depuis l’hiver de 1966, où nous fondâmes, avec Jean-Denis Bredin, le cabinet qui portait nos noms. Tous ceux qui ont eu le privilège d’y travailler en ont gardé un souvenir heureux, car l’amitié y régnait en maîtresse. S’il était interdit d’ennuyer les autres avec ses dossiers, il était recommandé d’en rire. Nous vécûmes là, Bernard et moi, quinze années de bonheur professionnel partagé. Et je vis Bernard se transformer et devenir l’un des meilleurs spécialistes du droit de la presse, un virtuose du droit d’auteur reconnu par tous.

Mais Bernard Jouanneau ne pouvait se contenter des grandeurs et servitudes de la vie judiciaire. Il lui fallait aussi trouver dans la Cité de grandes causes à soutenir. Il devint ainsi un des champions de la lutte contre toutes les formes de racisme, et notamment de la lutte contre l’antisémitisme. Passionné d’histoire, soucieux de préserver la Mémoire contre tous les faussaires et les menteurs, Bernard joua un rôle considérable dans les poursuites et la condamnation des révisionnistes. Toujours ardent, précis et éloquent, Bernard Jouanneau remporta bien des victoires. C’est aussi à lui que nous devons bien des progrès du droit dans ce domaine si chargé de passions. Qu’il me soit permis d’ajouter que j’ai toujours vu Bernard du bon côté de ces combats, jusqu’à son dernier jour.

Aujourd’hui, il nous a quittés mais son souvenir demeure vivant en nous dans notre panthéon personnel comme un compagnon de lutte et un homme de toutes les justes causes. Au revoir, cher Bernard. Et merci d’avoir partagé avec nous ces moments incomparables. Je ne t’oublierai pas, mon ami.

 

***

Jean Frydman se souvient

En 1989, Bernard Jouanneau plaidera pour Jean Frydman, contre François Dalle de l’Oréal. Affaire difficile qui à l’époque fit grand bruit. Jean Frydman n’a rien oublié. Voici ce qu’il en dit lors des obsèques de Bernard le 12 juin.

Du fond de mon cœur, je veux vous parler de mon ami Bernard Jouanneau, de ses qualités humaines et de ses qualités professionnelles, de son courage, de son désintéressement.

Bernard fut un être rare, avec une vie consacrée au bien, à l’humanité et à ses convictions si profondes.

Sans lui, sans cet homme très particulier et si précieux, je ne me serais pas attaqué à ceux, qui depuis la guerre possédaient l’Oréal.

C’est mon conseil et ami Robert Badinter qui m’a dit : “Va voir Jouanneau, c’est le plus courageux et le plus sûr”.

Il n’a pas hésité à risquer sa carrière et son cabinet, en affrontant ceux dont nous avions découvert ensemble, le passé nazi.

De cela je lui ai été et je lui resterai toujours très reconnaissant.

J’ai été fier d’avoir été son ami et je sais que de son côté il a aimé combattre à mes côtés.

Depuis la résistance, et ensuite tout au long de ma vie, j’ai divisé les gens en deux catégories (c’est peut-être un peu réducteur, mais croyez-moi, ça marche !) ceux avec lesquels on peut aller à la guerre et les autres.

Bernard était définitivement de ceux avec lesquels on pouvait aller à la guerre et la gagner.

Sa détermination et sa lutte constante pour préserver la Mémoire de toutes les atteintes aux droits de l’homme, et de la transmettre aux générations futures, ont fait de lui l’avocat de la LICRA, puis le Président de Mémoire 2000.

La LICRA fut un autre exemple de son courage et de ses convictions profondes.

Car la Licra des années 90, ne l’a pas aidé pendant notre combat dans l’affaire l’Oréal et Bernard l’a quittée pour des raisons de principe, malgré le coût très lourd de cette décision.

Je tiens à dire à sa famille, qui vient de perdre son pilier, toute ma solidarité, ma profonde tristesse et ma sympathie, qui restera permanente.

Je leur dis également, qu’ils doivent conserver à tout prix, l’exemple qu’il leur a, toute sa vie, enseigné: la morale, l’humanisme et la fidélité aux valeurs auxquelles on croit.

Suivez son exemple !!!

 

***

Bernard Jouanneau : un Juste, un Mensch par Alain Jakubowicz

La Licra est en deuil. Elle a perdu un membre de sa famille. Bernard Jouanneau, notre ami, notre frère s’en est allé.

Arrivé à la Licra à l’invitation de Robert Badinter, dont il fut l’associé, Bernard était l’archétype de l’avocat-militant, celui qui met sa robe et son talent au service d’une cause, la plus belle et la plus noble qui soit : celle de la défense des droits de l’Homme. Qui ne l’a pas entendu plaider ne sait pas ce qu’est une plaidoirie.

Qui n’a pas entendu ses “coups de gueule” ne sait pas ce qu’est l’engagement. Défenseur inlassable de la mémoire des génocides, de TOUS les génocides, Bernard incarnait les combats de la Licra, dont il fut vice-Président durant de longues années.

J’aurai l’occasion de revenir sur son parcours, sur le modèle qu’il fut pour de nombreux avocats, dont je suis, sur l’exemple qu’il a été et qu’il restera pour nous.

Pour l’heure, seule domine notre indicible tristesse. Au nom de la Licra et en mon nom personnel, je veux dire mes pensées fraternelles à son épouse, Christine Courrégé, à ses enfants et aux membres de sa famille.

Adieu l’ami, adieu mon frère.

 

***

Pour Maître Bernard Jouanneau, par Marc Knobel

Ce matin, un ami m’a envoyé un email. Le genre de courriel que vous ne voulez pas lire, que vous ne voulez pas voir. Quelques mots pour m’informer que maître Bernard Jouanneau est décédé.

J’avais pour Bernard Jouanneau une profonde estime et une grande admiration. Lorsque, dans les tribunaux, lors de colloque ou ailleurs pour la Licra ou Mémoire 2000, je l’entendais parler de sa voix grave, de son timbre, avec une si grande expertise et une si belle éloquence, maniant la langue avec force et talent, y ajoutant le geste, du bras et des mains se levant au ciel, je voyais en lui, le maître.

Parce qu’il savait, parce qu’il avait la conviction de dénoncer cette petite « secte » : les négationnistes.

Parce qu’il avait affronté avec une détermination rare les falsificateurs de l’histoire, ceux qui crachent inlassablement sur nos tombes.

Il y avait consacré sa vie. Pour la mémoire et l’honneur, pour l’Homme, pour la fraternité et l’amour de son prochain

Je perds aujourd’hui un ami, un frère de combat.

Le Crif exprime à la famille Jouanneau nos plus sincères condoléances.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :