Journal d’Octobre 2018 : Valeurs de footballeurs, Champions du monde

29 novembre 2018

Plus que jamais, nous restons fidèles à nos engagements comme à notre raison d’être : sensibiliser les jeunes à toutes les atteintes aux droits de la personne humaine, leur apprendre à respecter l’Autre et à honorer son pays. Or, l’été sportif que nous venons de connaître nous a montré combien l’équipe de France de football, championne du monde, est composée de jeunes gens qui ont parfaitement intégré ces valeurs, et cela au cours d’une compétition qui les a vus surclasser tous leurs adversaires. Evidemment, cela n’a pas été du goût de tout le monde, mais ces esprits chagrins – et jaloux – en seront quittes pour ravaler leur rancœur et leur amertume.

France-Champion-du-Monde-Il faut bien connaître l’histoire de cette équipe de France : jusqu’à la Coupe du Monde 1998, remportée par les coéquipiers de Zidane et Deschamps (déjà !), la France était regardée comme une équipe de seconde zone, bien loin des cadors européens et sud-américains. Or, depuis près de 40 ans, le football français a tiré les leçons de ses échecs et progressé de façon fulgurante. L’accent a été mis sur la formation, l’esprit de corps, la détection et le recrutement de jeunes qui, finalement, n’étaient pas moins bons que les autres. Cette fameuse “équipe black-blanc-beur” de Zidane et du capitaine Deschamps a montré au monde que désormais, il faudrait compter avec elle. Certes, dans cette progression, rien n’a été linéaire ni facile – la crise du mondial 2010 est oubliée, joueurs et cadres n’ont pas ménagé leurs efforts, et aujourd’hui, ils en sont brillamment récompensés. Les joueurs de cette équipe -oui, on a assisté à la naissance d’une vraie équipe – nous ont gratifiés d’un spectacle réjouissant : sur le terrain tout d’abord, en pratiquant un jeu moderne et réaliste, mais aussi hors du terrain : c’était alors à qui exprimait sa fierté d’être Français, citoyen de la République, fierté de porter ce maillot à une étoile (deux désormais, grâce à eux). Et tous exprimaient pour leurs dirigeants, à commencer par leur sélectionneur et entraîneur, Monsieur Didier Deschamps, un respect et une reconnaissance sans limites. Respect et reconnaissance étendus à tous les membres du staff français, médecins, kinés, préparateurs physiques, etc… Même les remplaçants, dont certains n’ont pas joué une seule minute au cours de cette Coupe du Monde, ont entretenu une ambiance festive et fraternelle, heureux d’être ensemble et de vivre une aventure grandiose.

Or, il se trouve que cette belle mentalité, cet esprit d’équipe, cet amour du pays et du maillot et cette fierté d’être Français vont probablement se manifester et s’accentuer dans les mois qui viennent, plus précisément dans l’année 2019, qui verra la Coupe du Monde de football féminin se dérouler en France ! Et notre pays y sera représenté par des joueuses admirables qui font que la France figure aujourd’hui parmi les 4 meilleures équipes du monde. Alors, bienvenue à vous, les filles, on vous attend avec impatience, et on vous soutiendra. Rendez-nous heureux, comme vos copains les garçons, et ne tenez aucun compte des écrits misérables des frustrés, jaloux et surtout incompétents, qui ne manqueront pas de se manifester, comme certains l’ont fait avec eux.

A l’avance, merci à vous toutes, nous sommes déjà très fiers de vous !

Guy Zerhat

 

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Agora du sport

23 janvier 2010

Débat à Nanterre sur sport, racisme, et discriminations.

Comment lutter contre le racisme ou la discrimination dans le sport », tel était l’intitulé du débat auquel j’ai été invité à participer en tant que président de la commission Sports de la Fédération internationale des Gay Games. Ce débat était organisé par l’Agora du sport avec le soutien de Sport et citoyenneté, dans le cadre de sa rencontrer annuelle, tenue cette année à l’Université de Paris X à Nanterre. Le débat était présidé par Lilian Thuram, et comportait des chercheurs, universitaires, sportifs engagés, et journalistes.

Dans le cadre de l’Agora 2010, un sondage a été effectué. Parmi les résultats, on apprend que :
34% des personnes interrogées disent qu’il y a du racisme dans le sport, 30% pensent que le racisme y diminue. Et alors que 69% des interrogés disent ne pas être racistes, ils sont 78% à estimer que nos équipes nationales ne sont pas représentatives des origines ethniques des français, 55% à trouver qu’il y a « trop de noirs », et 63% qu’il y a « trop d’étrangers »… ce qui peut étonner lorsque l’on se rappelle que pour jouer en équipe de France, il faut être… français.

Lilian Thuram évoque des chiffres tout aussi troublants d’un sondage réalisé par sa fondation, et notamment les réponses à la question « quelles sont les qualités des noirs ? ». On peut remercier les 33% qui indiquent qu’il n’y en a pas, mais la majorité estime qu’ils sont athlétiques, et dotés de traits de caractère particuliers. Et seulement 3% des interrogés associent « noir » et « intelligence ». Cela étant, il estime que c’est « dans le sport, c’est l’endroit où il y a le moins de racisme ; c’est un lieu de rencontres où les préjugés tombent ».

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Pologne/Euro-2012: un centre de surveillance du racisme en Europe de l’Est

14 octobre 2009

Lu dans Le Monde :

Un Centre de surveillance du racisme en Europe de l’Est, parrainé par l’UEFA, a été lancé en Pologne dans la perspective de l’organisation par ce pays et par l’Ukraine de l’Euro-2012 de football, a-t-on appris mercredi auprès des responsables de ce centre. « Notre projet est parrainé et cofinancé par l’UEFA », a déclaré à l’AFP Jacek Purski, chef adjoint du centre.

Son lancement s’inscrit dans le projet Football against racism in Europe (Football contre le racisme en Europe, FARE), soutenu par l’UEFA. Le centre doit superviser la situation, éduquer et intervenir contre des attitudes racistes en Pologne et en Ukraine, pays organisateurs de l’Euro-2012, mais aussi en Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Russie, au Bélarus et en Moldova.

« Les fédérations de football nationales, les responsables des championnats nationaux, les clubs, les organisations de supporteurs, des organisations non gouvernementales et de minorités nationales sont nos principaux interlocuteurs », a indiqué M. Purski, responsable en Pologne d’une campagne locale « Coup de pied au racisme dans les stades ». En mars, l’UEFA avait organisé à Varsovie une conférence internationale « Unis contre le racisme ».