La SNCF fait ses excuses : impavide devant la moralité, elle cède aux dollars

12 novembre 2010

Il aura fallu le risque de perdre un marché, mais la SNCF finit par laisser tomber son argument d’irresponsabilité. Juridiquement valable, sans doute, mais moralement abject. Sur RTL: dr :

C’est une première. La SNCF a présenté des excuses pour avoir transporté des Juifs dans les camps de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est le patron de l’entreprise, Guillaume, Pépy qui les a formulées en personne lors d’un voyage Outre-Atlantique, début novembre. Le groupe français a cédé à la pression des Etats-Unis, qui menaçaient de lui refuser l’accès à des appels d’offres pour la construction de plusieurs lignes ferroviaires en Floride et en Californie.

SOCIETE – Son président a dit sa «profonde peine» et ses «regrets» à des élus américains et à des associations juives…

La SNCF a cédé. L’entreprise, par la voix de son patron, Guillaume Pépy, a pour la première fois présenté des excuses pour avoir transporté quelque 76.000 Juifs vers les camps de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale, rapporte ce vendredi RTL.

Guillaume Pépy s’est rendu Outre-Atlantique début novembre, pour rencontrer des élus de l’Etat de Floride et des associations juives. Il leur a remis une déclaration solennelle, et leur a dit sa «profonde peine» et ses «regrets» pour les conséquences des actes de la SNCF «effectués sous la contrainte de la réquisition».

Appel d’offres

La SNCF a ainsi cédé à la pression des Etats-Unis, qui menaçaient de lui refuser l’accès à des appels d’offres pour la construction de plusieurs lignes ferroviaires en Floride et en Californie. Ce voyage est en effet intervenu au moment même où étaient organisées les présentations des projets en lice pour la ligne Tampa-Orlando en Floride, qui pourrait être achevée en 2014.

L’entreprise avait jusqu’à présent insisté sur le fait que «les cheminots étaient sous le joug de l’occupant nazi, sous menace de mort». Guillaume Pépy envisagerait également selon la radio d’aménager l’an prochain un lieu de mémoire près de la gare de Bobigny, d’où partaient les convois emmenant les prisonniers du camp de Drancy.


La laïcité mise à mal au barreau de Créteil

20 septembre 2010

Lu dans Le Parisien Val-de-Marne de ce jour :

CRÉTEIL
La messe du bâtonnier sème le trouble au tribunal

Des fonctionnaires couverts « en cas d’accident de trajet » pour se rendre…à une messe ce matin.C’est un des effets de l’invitation envoyée par le bâtonnier au personnel du tribunal.

C’est un mail envoyé par le bâtonnier du Val-de-Marne au tribunal de grande instance de Créteil qui a mis le feu aux poudres. Jeudi, Arnauld Bernard demande à la directrice de greffe de relayer auprès des fonctionnaires du tribunal son invitation à une messe célébrée ce matin, à 11 h 30, en la cathédrale de la ville-préfecture, pour « le monde judiciaire du département ».

Une première dans les annales du barreau de Créteil qui fait rapidement grincer des dents parmi ses collègues avocats. « A moins qu’il ne souhaite relancer la guerre des religions au tribunal de Créteil, l’initiative est maladroite, estime ce conseil, spécialisé en droit pénal. Tout cela relève du domaine de la vie privée. Il n’a pas à faire de prosélytisme au nom du barreau de Créteil. » Penaud, Arnauld Bernard rectifie rapidement le tir. Dans un second mail diffusé le lendemain, craignant sans doute de bafouer le principe de laïcité de l’ordre, il fait son mea culpa : « Je tiens à présenter mes excuses (…) Je reconnais avoir commis deux erreurs. La première en communiquant cette information au moyen du papier en-tête de l’ordre et en ma qualité de bâtonnier. La seconde en utilisant l’expression pratiquant ou non. Pour que les choses soient claires, je rappelle qu’il s’agit d’une initiative qui m’était tout à fait personnelle ».

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Arménie…tête de turc?

19 avril 2010

Paru dans le journal d’avril 2010

Arméniens massacrés à Angora - 1915

En 1939, pour justifier son plan d’invasion brutal de la Pologne dont on lui disait qu’il serait du plus mauvais effet, Hitler rétorquait : “Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens?”

Et bien n’en déplaise à cette haineuse prophétie, 95 ans après le drame subi par les Arméniens en 1915, non seulement on s’en souvient toujours, mais — et ce n’est que justice — les Américains, après les Français et bien d’autres encore, ont enfin décidé de reconnaître comme génocide, l’abominable crime dont les Arméniens ont été les victimes.

En effet, le 4 mars dernier, après le vote par la commission des Affaires étrangères américaines, décision fut prise d’une résolution reconnaissant le génocide arménien sous l’Empire Ottoman. Bonne résolution s’il en est…Certes elle n’a pas force de loi, mais c’est déjà un début.

Les Arméniens qui luttent depuis des années pour cette reconnaissance, ne peuvent que se réjouir de cette avancée.

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Un ministre de l’intérieur coupable d’injure raciale ?

17 avril 2010

Publique peut être pas, mais injure raciale, certainement…

Lu dans Le Point :

Des paroles qualifiées d' »outrageantes » par le procureur mais pas de condamnation requise : le parquet a joué les équilibristes pour analyser les propos adressés en septembre à un jeune militant UMP d’origine arabe par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, jugé par le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur François Cordier a en effet émis un doute sur le caractère public de l’échange au cours duquel Brice Hortefeux s’est exprimé avec ces mots, à l’université d’été de l’UMP à Seignosse (Landes). A ses yeux, il n’est pas établi que le ministre avait connaissance qu’il était filmé et enregistré par une caméra de télévision. Or le ministre de l’Intérieur, absent à l’audience, était cité à comparaître par le Mrap pour « injure publique et raciale ».

Si le tribunal, qui a mis sa décision en délibéré au 4 juin, est d’avis que les propos poursuivis n’étaient pas publics, il peut requalifier les faits en « injure raciale », une infraction qui relève de la contravention, et non plus du délit. Sur la nature des paroles du ministre, le procureur a été sans ambiguïté. « Il me semble que le délit d’injure raciale est constitué au sens de la loi », a-t-il déclaré, parlant de « propos outrageants » et « méprisants ». Il a critiqué une conversation entamée sur un ton familier et qui « dérape ».

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L’Eglise catholique de plus en plus abjecte…

3 avril 2010

Mais tant qu’on parle de clichés antisémites meurtriers, si l’on parlait de ceux véhiculés par l’Eglise ?

Du Nouvel Obs :

Réactions indignées après les propos du prédicateur de la maison pontificale

Les critiques pleuvent depuis que le père Raniero Cantalamessa a rapproché les attaques contre le Pape dans les scandales de pédophilie à l’antisémitisme.

Pour le secrétaire général du Conseil central des juifs d’Allemagne, Stephan Kramer « Il s’agit d’une impertinence et d’une insulte vis-à-vis des victimes des abus sexuels ainsi que des victimes de la Shoah ». Le Vatican « a recours aux méthodes habituelles utilisées depuis des décennies pour étouffer et cacher les histoires qui éclaboussent » l’Église catholique, poursuit-il.

Une association américaine de victimes de prêtres pédophiles ainsi que des représentants du judaïsme ont exprimé leur désapprobation vendredi après des propos d’un prêtre du Vatican rapprochant le scandale de pédophilie dans l’Église et l’antisémitisme.

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Rapport d’Amnesty sur la peine de mort

30 mars 2010

Les Etats Unis responsables d’environ 2% des exécutions

DROITS DE L’HOMME
Peine de mort : Amnesty publie son rapport annuel
NOUVELOBS.COM | 30.03.2010 | 10:44
La Chine est particulièrement mise en cause pour son manque de transparence sur le nombre d’exécutions. Quels que soient les véritables chiffres, ils sont de l’ordre de plusieurs « milliers ».

A l’occasion de la publication de son rapport annuel [ICI] sur l’état de la peine de mort dans le monde, Amnesty International a, mardi 30 mars, appelé la Chine à la transparence sur le nombre d’exécutions auxquelles elle procède chaque année. L’organisation de défense des droits de l’homme s’est refusée à publier ne serait-ce qu’une estimation du nombre des exécutions en Chine, pays le plus peuplé au monde, considérant que les chiffres habituellement avancés sont loin de correspondre à la réalité. Quels que soient les véritables chiffres, ils sont de l’ordre de plusieurs « milliers » et « la Chine a exécuté (en 2009) plus de gens que dans le reste du monde entier », écrit Amnesty dans son rapport. « Aucune personne condamnée à mort en Chine ne bénéficie d’un procès équitable, en accord avec les normes internationales », accuse l’organisation. « Les autorités chinoises prétendent que moins d’exécutions ont lieu (que par le passé). Si c’est vrai, pourquoi ne disent-elles pas au monde combien de personnes l’Etat envoie à la mort ? », s’est interrogé Claudio Cordone, secrétaire général par intérim d’Amnesty.

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Baromètre HALDE/OIT

29 janvier 2010

Augmentation des personnes s'estimant victimes de la discrimination au travail

Lu dans 20 Minutes :

ETUDE – La direction et les supérieurs hiérarchiques sont essentiellement désignés par les salariés…

La crise, un engrais pour les discriminations D’après le baromètre de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) révélé hier, le nombre de personnes s’estimant victimes de discrimination au travail serait en constante augmentation depuis trois ans : 36 % dans le privé en 2010 (contre 28 % en 2009) et 26 % dans la fonction publique (contre 22 % en 2009). « Ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité car beaucoup de personnes n’ont pas conscience d’être discriminées. Elles ont totalement interiorisé l’injustice qu’elles subissent », souligne Louis Schweitzer, président de la Halde. Sans surprise, l’origine reste le premier motif de discrimination cité par les salariés du privé, suivi par la grossesse et l’âge. L’ordre diffère dans la fonction publique où la grossesse arrive en premier, suivi de l’âge.

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Carte d’identité nationale

24 janvier 2010

Paru dans le Journal de Janvier 2010

Je suis né en 1936. Mon père était étranger, il a été naturalisé en 1938. Le gouvernement de Vichy lui a retiré la nationalité française en 1942.

Vichy n’était plus la république, mais c’étaient des Français qui administraient, délivraient les papiers, faisaient fonctionner la police…

En 1945 la République a été rétablie, les décrets pris sous Vichy abolis (pas tous).

La carte d’identité de mon père rétablie. Elle portait même le N°2, le N°1 étant celle du général de Gaulle.

Qu’est-ce qu’être français? Il ne faut pas oublier que c’était aussi cela. Depuis lors, je n’accepte plus d’avoir une carte d’identité infalsifiable : on ne sait jamais.

— Daniel Rachline


Identité nationale : un défouloir à la portée de tous

24 janvier 2010

Paru dans le Journal de Janvier 2010

Alors, Monsieur le Ministre, « il paraît que l’identité nationale est un sujet dangereux (sic) »?

Que se passe-il donc en France depuis qu’Eric Besson a ouvert un débat sur le net pour connaître l’opinion des Français? Des horreurs que l’on croyait d’un autre temps – on avait tort, il se vérifie que les crises économiques et le retour du racisme-xénophobie-antisémitisme, entretiennent de solides, et anciennes, relations. Il faudrait donc peut-être éviter de rendre l’enseignement de l’histoire optionnel. On pourrait le regretter.

Fallait-il ouvrir cette boîte de Pandore pour d’obscures (sic) raisons électorales? Au départ, nous a-t-on dit, l’intention était généreuse : il fallait trouver le moyen de rassembler autour d’une notion (nation) commune les diversités de cultures et d’origines. D’accord, l’Europe et la France sont bousculées par l’irruption d’une modernité multiculturelle et multiethnique. D’accord, les problèmes existent, les incompatibilités doivent être contournées ou supprimées, au bénéfice de l’indépendance du pouvoir politique. Des sondages ont montré que les Français jugeaient le débat utile, mais mal présenté.

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« Les Citronniers » revu par Mathieu B.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte de Mathieu B.

Les rayons du soleil ravivaient les couleurs des citronniers desséchés dont Salma ne pouvait plus s’occuper, ayant perdu l’accès à son verger grillagé. Cependant, ce jour-là, elle s’y infiltra afin de ramasser quelques fruits répandus sur le sol.

Le soldat du mirador ne s’occupait pas de sa présence et somnolait plus ou moins sur sa radio allumée. Alors que Salma se penchait, elle entendit quelqu’un qui frappait doucement le grillage. Elle prit peur d’abord, car elle s’imaginait qu’un militaire l’avait remarquée, mais elle regagna confiance en elle lorsqu’elle aperçut Mira Navon qui, derrière les mailles de la grille, lui demanda de s’approcher.

Les deux femmes se regardèrent longuement et, quand une certaine complicité se fut installée entre elles, Mira put engager la conversation : “Je ne vous dérange pas ? Commença-t-elle.
—Non, non, répondit Salma, après un court silence.
—Si je viens à votre rencontre, sachez que ce n’est pas pour vous critiquer, comme le font les miens et mêmes certains des vôtres à cause de leurs préjugés. Au contraire, poursuivit la femme du ministre, je désire vous parler afin que vous appreniez tout ce que je mettrai en ouvre pour vous protéger. En effet,par delà leurs différences, les Palestiniens et les Israéliens, doivent enfin s’entendre, se comprendre. Ils ne doivent plus tant se combattre, et certaines personnes parmi les deux peuples peuvent faire changer les choses.
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« Les Citronniers » revu par Louise R.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte de Louise R.

Salma pleurait, seule dans son salon. On allait lui prendre tout ce qui lui était le plus cher et qui la faisait vivre : son verger. Elle pleurait son désespoir et sa haine, elle était frustrée, elle trouvait cela injuste… Pourquoi elle ? Elle qui n’avait rien fait ? Et puis un jour, juste au nom de la sécurité d’un ministre israélien, on allait lui enlever ses biens. Elle pleurait donc son désarroi qui depuis 12 jours, date de l’arrivée de la famille du ministre, ne cessait d’augmenter.

On frappa à la porte, Salma ne bougea point, elle essuya ses larmes qui ne cessaient de couler et attendit, le regard vide d’expression. On frappa à nouveau. Une voix lointaine cria : “Madame Zidane ouvrez-moi, c’est Mira, votre voisine”. Salma resta immobile, puis on entendit un bruit de pas sur le gravier. Mira était partie.

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« Les Citronniers » revu par Ilan A.

23 janvier 2010

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis. Vous pouvez en lire le compte rendu de notre séance du 12 novembre 2009 ICI.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Voici le texte d’Ilan A.

Salma, l’agricultrice et Mira, la femme du ministre israélien se rencontrent après l’incident du tir de fusil tiré, a priori du verger de la femme âgée palestinienne.

C’est tout d’abord Mira qui fait le premier pas en apercevant Salma en train de pleurer dans sa cuisine. : “Bonjour Madame Salma, avant de commencer à discuter, j’aimerais avant tout vous confier que je ne suis pas censée être là et que je me suis permise de grimper au dessus du grillage qui nous sépare pour enfin pouvoir communiquer et parler des cauchemars qui nous hantent tellement depuis de nombreuses années“

Salma émue de l’arrivée de sa voisine : “ Chère voisine, je suis éblouie, tellement ravie et joyeuse que nous puissions enfin discuter calmement, seule à seule, sans aucune sécurité, de femme à femme, d’humain à humain. Voulez-vous de la limonade ?“

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Séance du jeudi 12 novembre 2009 : Les Citronniers

23 janvier 2010

Compte rendu de séance

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis
Avec Hiam Abbass, Ali Suliman, Rona Lipaz Michael,…
Film français, allemand, israélien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 46min
Année de production : 2008
Titre original : Etz Limon

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis.

Une veuve palestinienne vit en Cisjordanie, juste à la limite de la frontière avec Israël, de l’exploitation de la culture des citronniers que lui ont laissé ses parents, avec l’aide d’un vieux jardinier arabe qui la considère comme sa fille.

De l’autre côté de la frontière, vient s’installer le ministre israélien de la Défense avec sa famille, et tout va changer, car il craint que des terroristes ne se cachent parmi les citronniers qu’il veut donc faire abattre.

Sa femme qui apprend le sort réservé à sa voisine est horrifiée. La veuve se rebelle et avec l’aide d’un jeune avocat (qui tombe amoureux d’elle) décide d’aller devant la Cour suprême pour demander que justice soit faite.

Malheureusement les arguments du ministre israélien sont les plus forts . Le jeune avocat se fiance, les citronniers seront tous arrachés et la femme du ministre, écoeurée par le sort réservé à la Palestinienne, repart vers Tel-Aviv.

Nous avons eu la chance d’avoir comme débatteur Monsieur David Chemla, président des Amis de la Paix Maintenant en France, qui non seulement connaît parfaitement Israël et les conflits qui s’y rattachent mais en revient tout dernièrement, ce qui a beaucoup intéressé nos spectateurs qui venaient de différents milieux, comme à l’accoutumée.

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De Marianne à proto-sans-papiers

22 janvier 2010

Etre français, une chance ou une punition?


Après beaucoup de Français dont j’ai lu les témoignages sur différents sites internet, j’ai fait l’expérience dite de la Carte d’Identité (nationale?…). J’avais souhaité la faire refaire pour qu’elle témoigne de mon changement d’adresse dans Paris. Stupide démarche, car elle était valable jusqu’en 2017, mais très instructive expérience. J’aimerais vous en faire le récit complet, même si j’ai déjà évoqué ici cette aventure désormais bouclée.

Il y a un mois, de passage à Paris pour 48h, je suis allée dans une des annexes de la Préfecture de Police faire les démarches nécessaires. Munie de mon actuelle CI, des photos, de mon extrait de naissance et d’une quittance de téléphone pour prouver mon domicile. Bref, des documents dont le site de référence demande de se munir.

Procédure habituelle donc à travers les dédales administratifs où l’accueil n’est pas toujours chaleureux dans ces temps où notre identité est questionnée.

 » Alors, vous êtes de la Guadeloupe ou vous n’êtes pas de la Guadeloupe? » demandait un guichetier à une vieille dame un peu paumée du ton dont il me semble qu’on n’aurait pas demandé « êtes vous de Loire Atlantique, oui ou non? ».

J’observe, j’écoute, j’attends, comme tous ceux qui avant moi ont pris leur ticket. Une heure et demie. Temps raisonnable car il paraît que la moyenne est de deux heures. Lorsque mon tour vient, le monsieur derrière le guichet remarque que je suis née à l’étranger et me demande non pas si mes parents sont Français, mais si mes quatre grands-parents le sont: je lui fais reposer la question tant elle me semble maladroite, sinon ahurissante. A l’évidence, il cherchait seulement à savoir de quel côté familial il me fallait apporter la preuve de ma nationalité. Mais peut-être les responsables de ces nouvelles directives devraient-ils prendre le temps d’expliquer à leurs agents au contact du public, qu’il est des formules malheureuses, rappel de temps troubles.

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Edito : Amen

20 janvier 2010

Paru dans le Journal de Janvier 2010

L’annonce de la future béatification de Pie XII prend les allures d’une véritable provocation et pas seulement à l’égard des juifs qui ne peuvent oublier ni pardonner la sourde indifférence et le silence de la papauté pendant le règne du IIIème Reich.

Que les juifs ressentent douloureusement ce rappel n’a rien que de très naturel, même si on leur laisse entendre que le Pape a eu le courage de dénoncer “ l’extermination progressive touchant des centaines de milliers de personnes innocentes pour des raisons de nationalité et de race” (message de Noël 1942) et on ne voit guère à quelle préoccupation immédiate le Saint Siège a pu vouloir répondre en annonçant urbi et orbi l’intention de Sa Sainteté Benoît XVI de promouvoir son illustre prédecesseur dans l’ordre de la sainteté. Pas plus qu’on a compris pourquoi il fallait faire réintégrer à la communauté ecclésiastique Mgr Williamson qui n’a toujours pas renoncé à ses propos négationnistes.

Les réactions de l’Etat d’Israël qui consistent à demander l’ouverture des archives du Vatican pour en avoir le coeur net, ont même quelque chose de trop diplomatique pour nous rassurer. L’humanité toute entière est interpellée par une telle décision et pas les historiens, ni les chancelleries.

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