• LE « PLAN ANTIRACISTE DU GOUVERNEMENT » : Une Peau de chagrin ?

21 septembre 2015

CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER LE TEXTE DE BERNARD JOUANNEAU, PRÉSIDENT DE MÉMOIRE 2000.

Annoncé le 17 avril dernier, le nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme du Premier Ministre apparaissait comme la mise en œuvre de « la réserve citoyenne » mis en avant par le Président HOLLANDE au lendemain des événements de janvier 2015. Présenté aux médias au sein d’un lycée de Créteil ce jour-là, il était restreint :

1/ A l’annonce du renforcement des sanctions du délit d’injures raciales et de leur transfert de la Loi sur la Presse dans la liste des infractions de droit commun et de la généralisation de la circonstance aggravante de racisme pour toutes les infractions.

2/ A l’intervention plus déterminée des pouvoirs publics dans la diffusion des messages de haine raciale sur internet et sur les réseaux sociaux.

3/ A l’octroi d’une dotation de 100 millions d’euros sur 3 ans sans qu’il soit précisé à quel usage ils seraient affectés.

4/ A l’importance du volet éducatif revenant aux enseignants relayés par les associations et les volontaires de la réserve citoyenne.

On n’en savait guère plus sans d’ailleurs que les médias ne s’en préoccupent comme s’il ne s’agissait que d’une nouvelle initiative –une de plus- faisant appel aux valeurs républicaines dont on avait enregistré le sursaut lors de la manifestation du 11 janvier. Il se présente comme «  Le Plan National 2015-2017 de la République mobilisée contre le Racisme et l’antisémitisme ». Il est sensé répondre a l’Urgence.

Urgence devant la résurgence d’un antisémitisme que l’on croyait éteint.

Urgence devant la fracture sociale, territoriale et identitaire.

Urgence devant le torrent de haine charrié quotidiennement sur internet et les réseaux sociaux.

Urgence enfin quand les insultes racistes et antisémites s’installent dans les cours d’écoles et sur les terrains de sport.

Urgence déclarée mais toute relative puisqu’il m’a fallu insister à plusieurs reprises pour y avoir accès étant donné qu’il n’était toujours pas accessible sur le site de la DILCRA. Un mois et demi après sa promulgation et que les quatre mesures phares annoncées par les médias sont loin de couvrir les quarante mesures qu’il comporte.

Urgence déclarée qui prend son temps puisque plusieurs des dispositions adoptées sont d’ores et déjà transférées au second semestre 2015 et que le démarrage annoncé pour le printemps se trouve déjà décalée à l’automne.

Mais l’ampleur de celles-ci justifie sans doute ces délais qu’implique la mise en œuvre de plusieurs créations annoncées. Parmi celles-ci :

  • Une campagne de sensibilisation grand public sur les grands médias, nationaux et locaux dans l’hexagone comme dans les territoires d’Outre-Mer… à l’instar de ce qui a été accompli en matière de communication sur la sécurité routière. On peut comprendre qu’il faille laisser le temps aux agences de communication consultées de faire des propositions (action n° 1),
  • Plus nébuleuse apparaît la « campagne participative et virale nécessitant un appel d’offres auprès des associations ainsi que des artistes, des créateurs, des influenceurs du WEB qui doivent être sollicités. Bénévolement ? Semble-t-il ? (action n° 2)
  • La mobilisation de « grands parrains », personnalités à même de porter des messages et d’engager des initiatives médiatiques, artistiques, culturelles ou associatives fait penser à           (action n° 3) des personnes physiques plutôt qu’à des organisations impersonnelles, de celles qui mobilisent les énergies et les faveurs du public telles que Bernard-Henri LÉVY, Alain FINKIELKRAUT ou Michel PLATINI et Djamel DEBBOUZE ou Isabelle ADJANI et Charles AZNAVOUR.

Ceux et celles qu’on voit mal se mobiliser du jour au lendemain et dans la durée pour bénéficier du « soutien logistique » des pouvoirs publics. On ne doute pas de leurs capacités à se mobiliser mais pas sur ordre, ni dans la durée, ni dans la précipitation.

  • La participation de ces « grands parrains » à un club de mécènes de la citoyenneté évoque leur rassemblement sous l’égide de bienfaiteurs de l’humanité tels que SPIELBERG ou Pierre BERGÉ qui n’attendent évidemment que cela pour ajouter à leur notoriété naissante.

Mais au-delà de l’appel personnel et bénévole aux bienfaiteurs, on envisage de créer un certain nombre d’organes ou d’organismes qui vont venir s’ajouter à ceux qui existent déjà parmi les nouveaux arrivants.

  • Les CORA (assistés opérationnels de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme) qui au niveau du département vont remplacer les COPEC (Commission pour la Promotion de l’Egalité des Chances et la Citoyenneté) dont la création remonte au 13 décembre 2009, et qui avait déjà remplacé la CODAC (Commission Départementale d’Accès à la Citoyenneté) chargée de définir les actions de prévention contre toute discrimination directe ou indirecte fondée sur l’origine, le sexe, le handicap, l’orientation sexuelle ou l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion (action n° 5),
  • Les plans territoriaux de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et pour la promotion de la citoyenneté qui devront désormais figurer dans les futures contrats de ville et faire l’objet d’avenants territoriaux opérationnels des conseils locaux, sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD) qui nécessite de recréer une capacité d’impulsion et d’animation autour des Préfets et de leurs collaborateurs (action n° 6),
  • Très imprégnée de la crainte de la diffusion sur internet des messages de haine, propose la création d’une Unité Nationale de Lutte contre la Haine sur Internet (UNLCHI) par la mise en place d’une agence dédiée à la lutte contre la haine sur internet qui aurait pour objet de coordonner les acteurs institutionnels chargés d’édicter et de faire respecter les normes relatives à la protection contre les discours de haine.
  • La mise en place dès le printemps (qui est déjà largement dépassé) d’un groupe de travail rassemblant quelques associations pilotes, les acteurs du net, mais aussi des influenceurs « des community managers », des acteurs de la « e-représentation », des chercheurs, psychologues et sociologues afin de prototyper une boîte à outil de riposte en ligne.

D’ici que l’on parvienne à mettre d’accord tous ces intervenants d’horizons divers, le net aura continué à faire des ravages.

  • La création d’un conseil scientifique (article 2B) auprès de la DILCRA qui se composera de chercheurs, d’universitaires et d’intellectuels représentant toutes les disciplines permettant de faire progresser l’état des savoirs sur le développement des comportements, idéologies et préjugés racistes ainsi que des praticiens de l’action publique et qui aura pour mission de « formuler des recommandations et des avoirs ».
  • La création d’un site internet (article 24) dédié qui permettra notamment la valorisation et la mutualisation des initiatives de terrain et de ressources nationales publiques (CNDCH Observatoire de la Laïcité, Ministères et défenseur des droits).
  • La création d’un réseau de référents antiracisme, antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur (article 27).
  • L’élaboration d’un guide de référence de rappel du droit et des sanctions à destination de l’ensemble des acteurs éducatifs (article 30).
  • La création d’un fonds d’intervention « MÉMOIRE ET HISTOIRES » pour mettre en réseau et mobiliser les institutions mémorielles (article 31).
  • La mise en place d’un parrainage citoyen cadre, un suivi personnalisé durant deux ans par un adulte volontaire issu de la réserve citoyenne qui permette aux jeunes d’approfondir leur appropriation des valeurs républicaines et de s’impliquer dans la vie de la collectivité sous diverses formes (article 34).
  • La formation de 1.000 ambassadeurs « valeurs du sport » qui bénéficieront d’une formation à la citoyenneté, la laïcité, la lutte contre les préjugés, contre le racisme et l’antisémitisme (article 39).
  • La mise en place d’un numéro vert dans chaque ligue sportive à destination de l’encadrement des clubs amateurs (article 40).

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Un Journal exceptionnel de Mémoire 2000 après les assassinats de Janvier 2015

2 mars 2015

Journal spécialCLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU JOURNAL EXCEPTIONNEL DE JANVIER 2015


Nous vous recommandons la conférence sur la problématique juridique du négationnisme à l’université de Paris Panthéon-Sorbonne le 6 mai prochain

27 avril 2011

Le Centre Perelman de Philosophie du Droit de l’Université Libre de Bruxelles organise avec l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne une conférence internationale sur la problématique juridique du négationnisme à l’occasion de la parution de l’ouvrage Genocide Denials and the Law (Dir. Hennebel & Hochmann) chez Oxford University Press.

La conférence se tiendra le vendredi 6 mai à Paris (Université Paris Panthéon-Sorbonne, Centre Panthéon, 12 Place du Panthéon, Salle 1) et réunira les auteurs de l’ouvrage et d’autres invités, en vue de présenter l’ouvrage. Elle est organisée avec le précieux soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Collège des Ecoles doctorales de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Les inscriptions peuvent se faire par courriel auprès de Thomas Hochmann: Thomas.Hochmann@gmail.com

Programme de la conférence

Présentation du livre « Genocide denials and the Law », auteurs : Ludovic Hennebel et Thomas Hochmann


Commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda

5 avril 2011

L’association Ibuka organise plusieurs manifestations en France pour la commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda. IBUKA – Section France – Mémoire, Justice et Soutien aux rescapés, est une Organisation Non Gouvernementale qui oeuvre pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, la justice envers les responsables de crimes génocidaires et le soutien aux rescapés des massacres perpétrés en 1994 sur les collines du Rwanda.

Mercredi 6 avril 2011 :

19h30 : Lecture d’extraits des ouvrages de Jean Hatzfeld : « Dans le nu de la vie », « Une saison de machettes » et « La stratégie des antilopes » publiés aux Editions du Seuil, par la Compagnie du Théâtre du BlizArt, association Traciture (Montargois) Lieu : Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy L’Asnier 75004 – métros : Saint Paul, Pont Marie)

Jeudi 7 avril 2011 :

15h Rassemblement et prises de paroles – Lieu : Mur de la Paix (Place du Champ de Mars 75007 – métro : Ecole Militaire)

19h30 : Veillée du souvenir en hommage à la mémoire des disparus
Lieu : Siège de Médecins du Monde (62 rue Marcadet 75018 – métro : Marcadet Poissonniers)


Journal d’Avril 2011 : compte-rendu de la séance du film « Marga » de Ludi Boeken

5 avril 2011

MARGA

Séance du 3 Février 2011

Thème : Les Justes

Débatteur : Ludi Boeken.

“J’ai voulu faire Marga pour montrer qu’il peut exister une once d’humanité au sein de l’enfer” Ludi Boeken.

Film remarquable, débatteur hors du commun, tels ont été les commentaires des professeurs et des élèves qui assistaient à la projection de Marga suivi d’un  débat animé par le réalisateur, Ludi Boeken.

Ce film, merveilleuse adaptation du livre de Marga Spiegel publié en 1965 sous le titre “Retter in der Nacht” (Sauveurs dans la nuit) est un hommage rendu aux familles des fermiers allemands, qui ont eu le courage de cacher pendant toute la guerre leurs compatriotes juifs.

Ce récit authentique, montre que si on voulait, on pouvait. Il jette une terrible culpabilité sur la majorité des Allemands qui est restée silencieuse et passive en laissant faire des crimes abominables.

Pourquoi avoir réalisé ce film fut la première question posée par un élève qui permit à Ludi Boeken, de nous raconter avec beaucoup d’humour, de passion et moult anecdotes truculentes la réalisation du film. Impressionné par le livre que Marga avait écrit sur son histoire pendant la guerre, un producteur allemand lui a demandé s’il accepterait de faire un film car il était impossible de trouver un réalisateur allemand, les jeunes étant encore obnubilés par le passé nazi de leur pays qu’ils voulaient effacer à tout prix. Il fallait donc un regard extérieur. Le film a eu un très grand succès en Allemagne ainsi qu’en Israël.

Pourquoi cette famille juive persécutée est-elle restée dans une Allemagne nazie au lieu de fuir, a demandé un professeur? Menne Spiegel, comme tous les juifs Allemands était extrêmement attaché à l’Allemagne, à sa langue, ses coutumes et sa culture; de plus, en tant qu’ancien combattant de la guerre de 14-18 et décoré de la Croix-de-Fer, il pensait être épargné par la chasse aux juifs. C’est pour toutes ces raisons qu’il refusa de partir en Palestine comme le souhaitait Marga.

Marga et sa fille Karin ont été cachées pendant trois ans chez des fermiers, les Aschoff, tandis que Menne est resté terré dans le grenier d’un autre paysan. L’hostilité, au début, de certains membres de la famille Aschoff, intrigue un élève.

Le débatteur lui explique que lorsque Heinrich Aschoff décide seul et sans en avertir sa famille de cacher au péril de leur vie Marga et Karin, sa femme Anni et sa fille se sont violemment rebellées. Tous les Aschoff étaient de farouches adeptes du nazisme: le fils, soldat de la Wehrmacht, fut tué sur le front russe et la fille était un membre actif et convaincu de la jeunesse hitlérienne. Cependant, au fur et à mesure que le temps a passé et que le sort des juifs devenait de plus en plus dramatique, le comportement d’Anni et de sa fille s’est progressivement modifié jusqu’à devenir tout à fait amical et chaleureux. Cette attitude était d’autant plus louable, qu’à cette époque, à la différence des pays occupés, aucun Allemand ne pensait que la chute de Hitler puisse arriver. Lorsqu’ils cachaient des juifs, c’était donc, dans leur esprit, pour la vie et sans possibilité de retour.

A la question suivante concernant l’attitude étrange de Menne à la libération, Ludi Boeken répond que Menne a été traumatisé par les trois années qu’il a passées caché dans un grenier sans jamais sortir. A sa libération, il fit une grave dépression. Le réalisateur a voulu accentuer cet aspect afin de symboliser, à travers ce personnage, les effets néfastes des traitements subis par toutes les victimes déportées ou non, les otages les prisonniers…  il a insisté sur le traumatisme de toutes ces personnes qui ont perdu leur identité et qui ressentent toujours un sentiment de culpabilité pour avoir survécu alors que tous les autres sont morts.

Quelles ont été les relations de Marga avec les Aschoff et particulièrement avec Anni après la guerre? Marga et Menne sont restés vivre en Allemagne à Ahlen et les Aschoff sont devenus leur vraie famille; il s’est créé des rapports extrêmement forts entre les deux femmes. Karin est partie s’installer aux Etats-Unis où elle a travaillé comme traductrice à l’ONU et a fondé un foyer.

Les noms de tous les membres de la famille Aschoff, ainsi que ceux des autres fermiers allemands qui ont sauvé les Spiegel, sont immortalisés comme “Justes parmi les nations” sur le mur d’honneur du Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Françoise Flieder


Manifestation devant le Sénat samedi 12 mars 2011 pour que le Sénat examine la loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens

9 mars 2011

L’Assemblée Nationale a voté le 12 octobre 2006, une loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens, à l’instar de la loi Gayssot de 1990. Ce texte en butte à une forte opposition des milieux négationnistes et des lobbys qui leur sont liés, est depuis presque cinq ans bloqué au Sénat.

Face à ce déni de démocratie, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France appelle à un grand rassemblement citoyen et républicain devant le Sénat le samedi 12 mars à 15 heures, avec la participation de nombreuses personnalités, dont notamment Patrick DevedjianBernard-Henri LévySerge KlarsfeldCharles Aznavour.


Manifestation de soutien à Catherine Pederzoli

6 octobre 2010

Retrouver des infos sur l’affaire ICI.

Afin de soutenir Catherine Pederzoli et réclamer la levée immédiate de la sanction qui frappe l’enseignante, un rassemblement aura lieu ce dimanche 10 octobre 2010 à 15 heures, aux abords du ministère de l’Education nationale à Paris (rendez-vous angle rue de Grenelle et rue de Saint-Simon – Paris 75007 – Métro Bac).


Mémoire 2000 signe la pétition « Touche pas à ma nation »

29 septembre 2010

En proposant d’étendre les possibilités de déchéance de la nationalité française à de nouvelles catégories de citoyens, Nicolas Sarkozy a franchi, avec le discours de Grenoble, un cap dangereux.

En effet, pour la première fois au plus haut de niveau de l’Etat, il aura été publiquement affirmé qu’il existe des « Français de souche » et des « Français de papier », comme le clame le Front National depuis sa création et au risque de crédibiliser ce dernier. Allant jusqu’à remettre en cause le droit du sol, le Président de la République voudrait en outre que les jeunes « d’origine étrangère » ne deviennent plus automatiquement français à leur majorité s’ils ont été délinquants !

Sous le faux prétexte d’assurer la sécurité des Français, le pouvoir tend en fait à imposer une idée aussi simple que malhonnête: les problèmes de notre société seraient le fait des étrangers et des Français d’origine étrangère.

De tels propos, relayés et amplifiés jusqu’à la nausée par nombre de responsables politiques poursuivent une lente mais sure dérive illustrée aussi bien par le débat sur l’identité nationale que par l’ignoble stigmatisation dont les Roms et les Gens du voyage sont depuis quelques semaines les victimes.

Ces propos constituent une atteinte intolérable aux principes constitutifs de la Nation.

Pour nous, la Nation, ce n’est pas la recherche frénétique de la mise au ban de citoyens. C’est tout au contraire l’affirmation de la légitimité de tous à participer en pleine égalité aux choix publics.

Pour nous, la Nation, ce n’est pas l’utilisation des étrangers comme boucs émissaires afin de masquer le marasme économique et social de notre pays.
C’est tout au contraire l’attachement à un traitement digne et égal de tous.

Malheureusement, cette atteinte aux valeurs d’égalité et de dignité s¹apprête aujourd’hui à trouver une concrétisation à travers le projet de loi Besson relatif à l’immigration et la batterie d’amendements d¹ores et déjà annoncés pour durcir un texte qui tournait déjà le dos aux principes humanistes les plus élémentaires.

Face à cette offensive, nous prononçons un triple « non » :

Non à l’extension des possibilités de déchéance de nationalité !

Non à la stigmatisation des Roms et des Gens du voyage !

Non au recul des droits des étrangers contenu dans le projet de loi Besson !

SIGNER ICI


Rassemblement de soutien: agression transphobe au parc de Belleville

7 mai 2010

Presque 200 personnes présentes ce matin au belvédère surplombant le parc de Belleville et tout Paris, pour ce rassemblement. Prouesse étant donné le peu de préavis (moins de 24 heures). Mme Frédérique Calandra, maire du 20e a pris la parole, suivi de Daniel Chabannes et les représentants de partis et associations du 20e et ailleurs.

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
suite à l’agression transphobe survenue dans le 20e mardi 27 avril 2010, le producteur Daniel Chabannes et deux des comédiennes transsexuelles de son film « Mourir comme un Homme » ont été victimes d’une agression de la part de 3 individus, au niveau de la rue des Envierges dans le 20e arrondissement de Paris. Ces individus auraient proféré des insultes homophobes et transphobes puis auraient eu un comportement violent à l’égard du producteur et des
comédiennes.

Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, condamne fortement cette agression et appelle les citoyen-nes à participer à un rassemblement organisé en présence de Daniel Chabannes et des élu-es du 20e :
SAMEDI 8 MAI A 11H
Entrée du parc de Belleville
croisement rues des Envierges – Piat – Transvaal
M° Pyrénées


Devoir et mémoire à l’Arc de Triomphe le 29 janvier

19 janvier 2010

Les "Oublié(e)s » de la Mémoire

Dans le cadre du 65ème anniversaire de la Libération des Camps et à l’invitation du Comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire, déposera une gerbe de fleurs sur la Dalle Sacrée et ravivera la Flamme de l’Espérance en l’Avenir, en hommage à toutes les victimes de la Déportation, le vendredi 29 janvier 2010 à 18h30.

Carton d’invitation ICI.


Vous êtes français ? Prouvez-le !

18 janvier 2010

Appel de la Ligue des Droits de l’Homme

A l’initiative de la LDH et de Daniel Karlin, documentariste, un appel a été lancé, signé par de nombreuses personnalités et publié dans Libération pour dénoncer les difficultés qu’ont certains citoyens à renouveler leurs papiers d’identité.

Depuis plus de vingt ans, les différents gouvernements infligent un traitement discriminatoire aux Français nés à l’étranger, ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation.

À l’occasion du renouvellement de ses papiers d’identité, il est maintenant demandé systématiquement à chacun d’entre eux de faire la preuve de sa nationalité française. La situation continue de s’aggraver : d’une pratique qui se cantonnait à la carte d’identité, la délivrance du passeport fait désormais l’objet des mêmes attentions et on en arrive à l’ouverture d’un bureau spécialisé pour ces Français « différents ».

Au-delà de l’avalanche de preuves réclamées, de la difficulté de reconstituer des parcours que l’histoire de la France ou du monde a bouleversés et de la répétition stupide des mêmes demandes à chaque renouvellement, imagine-t-on ce que représente cette mise en cause directe de la personnalité de chacun et le réveil douloureux de souvenirs souvent dramatiques ?

Il y a quelque chose d’intolérable à faire ainsi de millions de Français d’origine les plus diverses des personnes suspectes a priori de fraude, puisque ce sont à elles de prouver leur nationalité et non à l’administration de démontrer une fraude ou une erreur. Cette attitude est d’autant plus vexatoire qu’en vertu de l’article 21-13 du Code Civil, la nationalité de ceux qui ont vécu en tant que Français depuis plus de dix ans ne peut plus être contestée.

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Demain samedi : manifestation à la Maison des Métallos RECTIF: 14h30!!!

15 janvier 2010

Dénonçons l’agression contre l’artiste Rayhana !

Retrouvez-nous devant la Maison des Métallos
94 rue Jean Pierre Timbaud
Paris 11e
Métro Couronnes
demain samedi à 14h30 et non pas 17h30 comme annoncé

Appel lancé par Ni Putes Ni Soumises


Manif droits des femmes le 17 octobre !

15 octobre 2009


Appel à la libération de Shadi Sadr

23 juillet 2009

L’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID), une organisation associative internationale féministe composée de membres individuels et institutionnels dans 165 pays, est sérieusement concernée par l’arrestation violente de notre collègue Shadi Sadr, vendredi matin, le 17 juillet 2009.

Avocate et éminente activiste des droits de la femme, Shadi Sadr a été arrêtée dans une rue fréquentée de Téhéran, battue et entraînée vers une voiture par des policiers en civil sans identification ni mandat d’arrêt. Aucune explication n’a encore était fournie pour sa détention. Son avocat n’a pas eu le droit de communiquer avec elle et les efforts pour la libérer sous caution se sont avérés inutiles.

Shadi Sadr a fondé Zanan-e-Iran (Femmes en Iran), le premier site Web qui a fait connaître le travail des activistes des droits de la femme dans le pays. Elle a été la précédente directrice du Raahi Legal Centre for Women, qui a été fermé par les autorités iraniennes en 2007. Elle est aussi un membre important de Meydaan (Women’s Field), du Stop Stoning Forever Campaign (la Campagne « Stop à la lapidation pour toujours »), et du One Million Signatures Campaign (La campagne « Un million de signatures » ), et participe activement aux réseaux pour les droits de la femme, notamment Women Living under Muslim Laws (Femmes sous lois musulmanes) et l’AWID.

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Pique-nique « Shalom – Paix – Salam »

7 mai 2009

Le groupe Facebook « Shalom – Paix – Salam » propose :

Avant les vacances (et après les examens et concours), nous vous proposons de nous retrouver pour un grand pique-nique le 28 juin, au Parc Itzhak Rabin, Paris 12e.
Rue Paul Belmondo
Métro : Bercy, Cour-Saint-Emillion
Bus : 24, 87

Venez nombreux et en famille, emmenez vos amis. Et apportez vos spécialités, à faire découvrir et partager!

Programme en cours de construction, mais d’ores et déjà, les musiciens, artistes et les associatifs des assoces soeurs sont chaudement invités à nous contacter. En espérant que le soleil sera aussi de la partie!

Description du groupe :

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