Journal de Juillet 2021 : A lire…(ou pas)

“ Liberté, Egalité, Fraternité” aux Editions de l’Aube

Ce livre rassemble trois brillantes intellectuelles : Mona Ozouf, spécialiste de la Révolution française et de l’école publique, Michelle Perrot professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris-Diderot et Cynthia Fleury professeure et psychanalyste.

Mona Ozouf dit de la Liberté qu’elle a “deux ennemis : les circonstances extraordinaires et le salut public ».

Pour Michelle Perrot “l’égalité est un but, un chemin, une bataille ». 

Quant à Cynthia Fleury, elle conclut en précisant que « ce sont les inégalités qui menacent la fraternité ». 

Ces trois mots qui forment la devise de la France sont revisités et nous amènent à réfléchir sur ce que nous pensions savoir de toute éternité de ces notions qui résonnent un peu comme un slogan.

Cependant ce que révèle cet ouvrage c’est que même si l’on peut relever des paradoxes ou des ambiguïtés liés à ces notions, elles forment “un idéal qui a le mérite de nous tirer vers le haut individuellement et collectivement… et dessinent un beau projet de société”.

A lire aujourd’hui plus que jamais !

“Historiciser le mal”, Une édition critique de Mein Kampf, aux Editions Fayard

On en parle depuis des années ! Dès 2011 alors que se profilait l’annonce de l’entrée dans le domaine public en 2016 du sinistre ouvrage d’Hitler “Mein Kampf,” on s’interrogeait sur la pertinence de publier ce brûlot et, si oui, de quelle façon le présenter afin d’offrir au lecteur une édition critique et explicative.

La question ne se pose plus car vient de paraître, le 2 juin, chez Fayard, le manifeste du nazisme assorti d’un appareillage critique intitulé : “Historiciser le mal”, une édition critique de Mein Kampf.

Pour Sophie de Closets, présidente des éditions Fayard, cette réalisation a une double ambition : ne pas être une simple réédition du livre de Hitler, paru en 1925… mais avant tout de proposer “une analyse critique, une mise en contexte, une déconstruction, ligne par ligne, de Mein Kampf, une des sources fondamentales pour comprendre l’histoire du XXe siècle”.

Les maîtres d’œuvre, Florent Brayard, historien, directeur de recherche au CNRS, et Andreas Wirsching, le directeur de l’IZM, ont réuni autour d’eux plus d’une dizaine de chercheurs, avec trois objectifs. “Contextualiser le texte, le déconstruire et faire le lien entre cette vision du monde antisémite, raciste, autoritaire et belliciste et la réalité barbare du nazisme… afin de fournir au lecteur les outils et les connaissances pour tenir à distance le discours hitlérien.”

Cela suffira-t-il ? Rien n’est moins sûr !

A lire (si le cœur vous en dit).

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