Bavure à La Courneuve en 2005 : trois policiers condamnés à du sursis

Mon coup de gueule :

Pourquoi les journalistes utilisent-ils le mot « bavure » pour ce qui est une agression pure et simple ? Il ne s’agit pas de policiers qui dans le cadre de l’exercice de leur fonction dépassent les bornes d’un comportement légal ou moral, mais de voyous en uniforme qui commettent une agression gratuite.

Et pourquoi estime-t-on que justice serait faite par ce jugement ? Ils ont été jugés coupables, on va supposer qu’ils sont responsables des faits imputés. Alors une peine avec sursis, c’est une punition ? Ils tabassent une personne et ils auront au final aucune sanction ? Ah oui… ils ne pourront pas exercer leur métier… pendant un an. Après quoi, la République accueillera ces voyous à bras ouverts pour commettre de nouvelles « bavures ». (Je ne dirai pas plus de ce syndicat de policiers qui estime que le jugement est « particulièrement sévère ».

Et sans la vidéo largement diffusée cette agression, qui est prêt à parier qu’ils auraient été quand même jugés ?

LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.09 | 20h12 • Mis à jour le 02.11.09 | 20h19

Trois policiers, qui avaient été accusés de violences lors des émeutes de 2005 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), les scènes ayant été filmées par France 2, ont été condamnés, lundi 2 novembre, à six mois et un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny, a indiqué une source judiciaire.

Deux policiers ont été condamnés à un an de prison avec sursis, avec inscription au casier judiciaire, et interdiction d’exercer leur fonction pendant un an. Le troisième a écopé de six mois de prison avec sursis, avec inscription au casier judiciaire.

Dans les scènes diffusées sur France 2 le 10 novembre 2005, le jeune Fouad, qui sortait de garde à vue pour des dégradations qui lui étaient reprochées, était frappé à terre par deux policiers, à coups de poing et de pied, à la tête et sur le corps, devant six autres policiers.

Ces images avaient suscité une vive polémique. Après leur diffusion, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait suspendu les huit fonctionnaires présents. Cinq avaient été mis en examen. L’un d’entre eux avait été placé brièvement en détention provisoire. A l’issue de l’instruction, trois agents âgés d’une trentaine d’années avaient été renvoyés devant la justice. Deux pour « violences aggravées » et « faux en écriture » (dans la rédaction du procès verbal), et le troisième uniquement pour « faux en écriture ».

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