Un père de Gaza est détenu pour le meurtre d’« honneur » de sa fille

Lu sur kabyles.net

Gaza : Il tue sa fille à coups de chaîne de fer parce qu’elle possédait un téléphone portable
par Thiziri-nwen ⋅
mercredi 29 juillet 2009 ⋅

C’est la culture de l’honneur dans toute sa brutalité. Les crimes dits d’honneur risquent d’augmenter dans la bande de Gaza avec la campagne menée par le Hamas en vue d’imposer un mode de vie islamique plus strict. Mais au grand soulagement de tous, ces crimes n’ont rien à voir avec l’islam.

Un homme de Gaza est détenu sur des soupçons qu’il a tué sa fille en la frappant avec une chaîne de fer, lui causant une fracture du crâne. Il s’agit d’un « meurtre d’honneur » particulièrement brutal, ont dit mercredi deux groupes de défense des droits humains, citant des rapport de la police et du médecin légiste.

L’événement déclencheur a été la découverte par Jawdat Najjar que sa fille Fadia, 27 ans, une mère de cinq enfants divorcée, possédait un téléphone cellulaire, ont dit les groupes. Son père la soupçonnait d’utiliser son téléphone pour parler à un homme qui n’était pas un membre de la famille, selon les rapports des groupes.

Le Dr Mohammed Sultan, qui a examiné la victime, a déclaré à l’Associated Press que sa tête et son visage étaient ensanglantés et son corps couvert d’ecchymoses et qu’elle avait subi une hémorragie interne. La police a confirmé mercredi que Najjar s’est rendu un jour après l’assassinat le 23 juillet, mais elle n’a pas donné de détails.Trois des frères de la victime soupçonnés d’être complices du meurtre ont également été arrêtés, a déclaré le groupe de défense des droits Mezan et le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), citant des rapports de la police et du médecin légiste. Fadia Najjar est la 10e victime d’un meurtre dit d’honneur cette année dans les territoires palestiniens et parmi les communautés arabes en Israël, selon les groupes de défense des droits. Ces crimes sont commis par des hommes de la famille qui soupçonnent la femme d’avoir eu une conduite inappropriée. Ces meurtres sont encore très répandus au Moyen-Orient où l’inconduite présumée d’une femme peut nuire à la réputation de la famille et où la tradition veut que l’honneur ainsi « entaché » ne puisse être lavé qu’en répandant son sang. Les assaillants sont généralement condamnés à des peines légères.

Mais l’assassinat de Najjar a choqué même les activistes qui ont l’habitude de documenter ces crimes. Son père a utilisé une chaîne de fer pour la battre, tout en lui assenant des coups de pied et des coups de poing pendant environ 40 minutes jusqu’à ce qu’elle meure d’un coup fatal à la tête, ont dit Mezan et le PCHR.

« C’est choquant », a déclaré Samir Zakout de Mezan. « Mais ce n’est pas surprenant parce que les tueurs savent qu’ils ne seront pas punis sévèrement ».

En Cisjordanie et à Gaza, les auteurs de « meurtres d’honneur » reçoivent des peines allant de six mois à trois ans de prison, a déclaré Mona Shawa du PCHR. Les autorités de justice dans les deux territoires n’étaient pas disponibles pour commenter.

En Jordanie, des responsables ont déclaré mercredi qu’ils avaient instauré des tribunaux spéciaux pour les affaires de crimes d’honneur dans l’espoir d’accélérer les procès. Human Rights Watch, une organisation basée à New York, a rapporté mercredi que le gouvernement syrien a abrogé une loi qui supprimait la peine pour certains crimes d’honneur et permet désormais aux juges de condamner les coupables à un minimum de deux ans de prison.

source : Bivouac-ID

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