Dans ce petit musée fort intéressant, j’ai vu cette vitrine, montrant des objets de culte laissés dans la famille d’accueil qui hébergeait un jeune Juif allemand réfugié au Danemark, et qui a préféré partir en Suède avec l’exode organisé spontanément par des Danois ordinaires et la Résistance danoise à la fuite du plan de déportation massive des Juifs du Danemark après la prise de contrôle direct des Nazis.
Une carte montrant le nombre de Juifs morts… où l’on constate le peu de Danois, même compte tenu du faible nombre de Juifs dans le pays.
La question qu’on se pose, que je me pose, c’est si je serais capable d’agir de la sorte pour sauver mon voisin. Je ne sais pas, mais je sais que je suis admiratif devant les hommes et femmes de la Résistance, de ces Danois ordinaires qui ont fait ce qu’il fallait, de ces Suédois qui ont regardé ailleurs pour laisser travailler les ouvriers du bien.
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Le 17 juin 2009, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté une résolution dans laquelle il reconnaît que la mortalité et la morbidité maternelles constituent des atteintes graves aux droits humains. Ximena Andión Ibañez, Directrice pour le plaidoyer international du Centre pour les droits reproductifs basé à New York et l’une des principales instigatrices de cette résolution, s’est entretenue avec Masum Momaya à propos de cette résolution et de ses implications.
L’Organisation mondiale de la santé définit la mort maternelle comme le décès d’une femme survenu au cours de la grossesse ou dans un délai de 42 jours après sa terminaison, quelles qu’en soient la durée et la localisation, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu’elle a motivés, mais qui n’est ni accidentelle, ni fortuite. [1]
Plus de 1500 femmes et jeunes filles meurent quotidiennement de complications associées à la grossesse et à l’accouchement, ce qui représente environ 550 000 décès par an. [2]
L’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID), une organisation associative internationale féministe composée de membres individuels et institutionnels dans 165 pays, est sérieusement concernée par l’arrestation violente de notre collègue Shadi Sadr, vendredi matin, le 17 juillet 2009.
Avocate et éminente activiste des droits de la femme, Shadi Sadr a été arrêtée dans une rue fréquentée de Téhéran, battue et entraînée vers une voiture par des policiers en civil sans identification ni mandat d’arrêt. Aucune explication n’a encore était fournie pour sa détention. Son avocat n’a pas eu le droit de communiquer avec elle et les efforts pour la libérer sous caution se sont avérés inutiles.
Shadi Sadr a fondé Zanan-e-Iran (Femmes en Iran), le premier site Web qui a fait connaître le travail des activistes des droits de la femme dans le pays. Elle a été la précédente directrice du Raahi Legal Centre for Women, qui a été fermé par les autorités iraniennes en 2007. Elle est aussi un membre important de Meydaan (Women’s Field), du Stop Stoning Forever Campaign (la Campagne « Stop à la lapidation pour toujours »), et du One Million Signatures Campaign (La campagne « Un million de signatures » ), et participe activement aux réseaux pour les droits de la femme, notamment Women Living under Muslim Laws (Femmes sous lois musulmanes) et l’AWID.
Lu dans Le Figaro :
Propos recueillis par Cécilia Gabizon
20/07/2009 | Mise à jour : 11:09 |
Le nouveau président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sera installé officiellement mardi par François Fillon.
Composée d’une cinquantaine de personnalités (militants associatifs, avocats, représentants des syndicats et du patronat) nommées par le gouvernement en avril dernier, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) doit conseiller les autorités. Son nouveau président, Me Yves Repiquet, ancien bâtonnier de Paris, explique ses projets.
LE FIGARO. – Le secrétariat d’État aux Droits de l’homme a été supprimé. Le gouvernement a souvent fustigé les associations « droits de l’hommistes ». Les droits de l’homme peuvent-ils devenir une priorité comme vous le souhaitez ?
Me Yves REPIQUET. – La réforme de la Constitution voulue par Nicolas Sarkozy ouvre une ère nouvelle : n’importe quel citoyen pourra soulever l’inconstitutionnalité d’une loi notamment si elle contrarie la Déclaration universelle des droits de l’homme qui fait partie d’«un bloc de constitutionnalité ». Ces demandes passeront par le filtre du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. Néanmoins, cela replace les droits de l’homme au centre du droit, sans que l’on mesure encore les conséquences de ce changement.
L’Égalité entre les femmes et les hommes à l’épreuve des politiques et des débats publics, le 9 octobre 2009. Forum-débat organisé par la Mairie de Paris, le Collectif national pour les droits des femmes, et le MAGE, groupe de recherche eurpéen du CNRS (Marché du travail et genre en Europe).
Séance du 5 mai 2009 L’Affiche rouge
Réalisé par Frank Cassenti
Avec Roger Ibanez, Pierre Clémenti, Laszlo Szabo…
Film français.
Genre : Historique
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1976
Le 21 février 1944, 22 hommes avancent vers le peloton d’éxécution du Mont Valérien. C’est le groupe Mamouchian, composé en grande partie de résistants immigrés. Le film raconte leur histoire.
La salle de cinéma est comble. On écoute tout d’abord la chanson de l’Affiche Rouge, chantée par Léo Ferré sur des paroles d’Aragon. La salle est conquise et film se déroulera ensuite dans un silence impressionnant.
C’est l’histoire de Missak Manouchian et de son groupe de 23 jeunes résistants immigrés, pour la plupart juifs et communistes. Lui-même, jeune Arménien né en 1906, émigre en France en 1925. Il fréquente les “universités ouvrières” proches de la CGT, adhère au parti communiste et intègre le groupe arménien de la MOÏ (Main d’oeuvre Immigrée). En 1943, il entre dans les FTP (Francs Tireurs et Partisans) de la MOÏ parisienne. Il en prend la direction militaire au mois d’Août, sous le commandement de Joseph Epstein. Arrêté par la police française, il sera fusillé par les Allemands au Mont Valérien le 21 Février 1944 avec tous ses camarades, à l’exception d’une jeune femme qui sera décapitée quelques mois plus tard.
KHARTOUM (AFP) — Une journaliste soudanaise de renom, accusée de s’être habillée de façon « indécente », a indiqué dimanche qu’elle était passible de 40 coups de fouet en cas de condamnation pour un tel crime.
Lubna Ahmed al-Hussein, qui publie régulièrement des billets dans le journal de gauche al-Sahafa et travaille aussi pour la Mission des Nations unies au Soudan (Unmis), a été arrêtée la semaine dernière à Khartoum. Elle est accusée de s’être vêtue de manière contraire à l’ordre public.
Invitée à la fête organisée par le Conseil de la citoyenneté des habitants non-communautaires du 20ème arrondissement de Paris, Mémoire 2000 a tenu un stand qui a reçu pas mal de visites lors de cette belle journée d’été. Comme toujours, on a pu apprécier la diversité des groupes présents, de riches échanges avec d’autres acteurs associatifs, et une musique d’enfer !
Merci au CCHNC, à la Mairie du 20ème, à Mme Frédérique Calandra, Maire du 20ème, à Mme Danielle Simonnet, conseillère de Paris, déléguée à la lutte contre les discriminations auprès de Mme la Maire du 20ème, et à Didier Dhuique, chargé de mission auprès de Mme Simonnet. Et bien sûr, un grand merci à Gilles, Isabelle, Joëlle, Marc, et Patrick d’avoir répondu à l’appel !
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Il y a quelques semaines, Mémoire 2000 a emmené une classe du lycée Condorcet à Izieu et au CHRD de Lyon. Nous avons eu le plaisir de recevoir quelques travaux faits par ces élèves à leur retour, et que nous partageons ici. On continue avec des extraits de textes de différents élèves.
[…] La maison était un îlot dans un océan de verdure, entouré de “récifs” montagneux. 65 ans après, rien n’avait changé comme en témoignent les photographies de l’époque. Le jardin nous accueille comme il le fit, plus d’un demi-siècle plus tôt, avec les jeunes enfants d’Izieu.… Pourquoi eux davantage que les autres? Tout simplement parce qu’ils avaient 16 et 17 ans. Nous avons 16 et 17 ans. Ils étaient jeunes, joyeux et insouciants. Nous sommes jeunes, joyeux et insouciants. Ils sont morts et auront toujours 16 et 17 ans. Nous sommes dans le train et nous rentrons chez nous…
– Marina F.
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[…] Visiter des lieux tel que la Maison d’izieu, voir des photos, lire des lettres permet de mettre des visages, des noms sur ces enfants et c’est un moyen de leur rendre hommage… Cela permet également de lutter contre les gens qui nient l’existence des camps … Je n’avais jamais entendu prononcer les noms de Gurs et Rivesaltes. Je ne savais pas qu’avant les accords de Montoire, une politique d’exclusion de la population juive avait été mise en place par le gouvernement de Vichy. Cette expérience a profondément bouleversé ma vision de la France de cette époque…
– Esther P.