Dans de nombreux pays d’Afrique noire, la population considère que l’homosexualité vient d’occident.
Neuf Sénégalais condamnés en janvier à huit ans de prison pour homosexualité ont été remis en liberté le 20 avril. Un tribunal de Dakar les avait condamnés au début de l’année pour «acte impudique et contre-nature et association de malfaiteurs». Le procureur n’avait requis que cinq ans de prison. Le tribunal avait été au-delà de son réquisitoire. Alors même que la loi sénégalaise est particulièrement sévère: l’homosexualité est interdite. Le jugement avait choqué les organisations de défense des droits de l’homme et des gouvernements occidentaux. Rama Yade était intervenue pour protester contre cette décision de justice.
Il n’en faut pas plus pour qu’aujourd’hui, une grande partie de l’opinion sénégalaise voie la «main de la France» dans cette décision de libérer les homosexuels. Une ONG islamique, Jamra s’est fortement émue de cette libération qu’elle assimile à la «victoire du mensonge et de l’hypocrisie». Jamra estime que «les homos partouzards ont nargué la justice avec le soutien de bras longs sans visage».
EXPOSIION
La justice confirme l’interdiction de l’exposition anatomique « Our Body » NOUVELOBS.COM | 30.04.2009 | 13:18
L’exposition, qui présentait à Paris depuis le 12 février de vrais corps humains au public, entiers ou disséqués, ne rouvrira pas. Des doutes persistent quant à la provenance des corps.
La cour d’appel de Paris a confirmé, jeudi 30 mai, l’interdiction de l’exposition anatomique « Our Body, à corps ouvert », qui présentait depuis le 12 février dernier à Paris de vrais cadavres humains.
Alors qu’en première instance le juge des référés avait motivé son interdiction par le manque de décence de l’exposition, le premier président de la cour d’appel, Jean-Claude Magendie, s’est appuyé sur le doute entourant l’origine des corps.
« La société Encore Events (organisatrice de l’exposition, ndlr) ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de l’origine licite et non frauduleuse des corps litigieux et de l’existence de consentements autorisés », est-il indiqué dans la décision de la cour d’appel.
Séance du mardi 13 avril 2010 Le Plafond de verre
La discrimination au travail
Réalisatrice : Yamina Benguigui
Débattrice : Yamina Benguigui
Film français.
Genre : Documentaire
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2005
Les enfants et petits-enfants des immigrés arrivés en France dans les années 50 ont pu, grâce à l’école publique, accéder au savoir, acquérir des diplômes et envisager une véritable carrière professionnelle. Mais le taux de chômage des jeunes diplômés issus de l’immigration est trois fois plus élevé que celui de la moyenne nationale.
Victime d’une discrimination invisible, liée aux préjugés raciaux hérités du colonialisme, ils ne peuvent, à diplôme égal, accéder au système méritocratique, pilier de notre République.
Et pourtant, tout comme l’école et l’armée, l’entreprise est ce creuset symbolique qui parvient, grâce au travail, à rassembler toutes les composantes de la société et à donner le sentiment d’appartenir à une nation. Lorsqu’une entreprise donne une chance d’entrer dans le monde du travail à ses hommes et femmes, leur parcours peut les amener au plus haut niveau.
Lancement par l’UIA d’un portail consacré aux droits de l’Homme et de la défense
L’Union Internationale des Avocats lance un nouveau portail consacré aux droits de l’Homme et de la défense.
Convaincue depuis de nombreuses années que la profession d’avocat constitue un instrument privilégié de défense des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, l’Union Internationale des Avocats (UIA) accorde une attention particulière à la protection des droits humains et à la défense de leur caractère universel.
Elle met aujourd’hui en ligne sur son site Internet – www.uianet.org – un nouveau portail trilingue (français, anglais et espagnol) consacré aux dossiers qu’elle soutient et défend dans le domaine des droits de l’Homme, de la défense de la défense et du droit pénal international.
Paris s’associe au programme lancé par le Conseil de l’Europe pour dire « non à la discrimination ». 550 panneaux d’affichage sensibiliseront les Parisiens à la luttte contre les préjugés avec un slogan : « Dites non à la discrimination ». L’ancien footballeur Lilian Thuram et Yamina Benguigui, adjointe chargée des droits de l’Homme et de la lutte contre les discriminations, présentaient la campagne d’affichage.
A découvrir en vidéo.
C’est un combat de fond contre les discriminations. Paris sensibilise les citoyens à la lutte contre les préjugés et favorise un Paris multiculturel et métissé : elle soutient la campagne lancée par le Conseil de l’Europe, en collaboration avec la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations).
Invasion du sexisme dans un lycée public
17 avril 2009
par Hubert Camus, lycéen
Fatigué d’entendre des chansons sexistes diffusées au lycée où il étudie, un jeune homme de 18 ans proteste auprès de la direction de l’établissement. Dans le texte ci-dessous, il explique sa démarche et son engagement contre le sexisme.
De nos jours, de nombreuses images sexistes patriarcales nous entourent. Malheureusement, il faut entendre le sens d’image au sens large. Ainsi, on peut en trouver dans tout ce que l’on appelle « l’art » : au cinéma, dans la publicité, la photographie, la littérature, et caetera, et caetera. Mais également dans la chanson. Ainsi, William Baldé chante ce refrain : « Ma main sur ton petit cul, cherche le chemin ». Je vous invite à trouver le texte complet de la chanson « Un rayon de soleil » sur Internet. Le chemin de quoi ? De l’ignominie. De l’impérialisme et de la domination masculine. De la « femme-objet ». La femme, réifiée, n’aurait aucun droit de parole. Juste celui de se faire toucher les fesses. Cette chanson fut en tête des ventes de l’été dernier. Quoi de plus agréable d’être à la plage, siroter quelque boisson avec des copains, écouter ce refrain entraînant et partir en quête d’un « petit cul » ? Nul doute que cette chanson engendra quelque dispute de bord de plage, entre un impétueux et une jeune femme libre. Mais l’histoire de cette chanson ne s’arrête pas là.
SANS-PAPIERS
Eric Besson « criminalise » les amours des sans-papiers NOUVELOBS.COM | 28.04.2009 | 16:43
L’association « Les Amoureux au ban public » s’inquiète de voir des condamnations pour « avoir hébergé leur conjoint en situation irrégulière ».
L’association « Les Amoureux au ban public » a dénoncé mardi 28 avril une « criminalisation de la vie amoureuse » des sans-papiers, assurant qu’une vingtaine de personnes ont été poursuivies et/ou condamnées pour « avoir hébergé leur conjoint ou concubin en situation irrégulière ».
Nicolas Ferran, coordonnateur de l’association, a affirmé « être contacté tous les jours par des couples à qui l’on refuse des visas » dans le cadre de l’application de ce que les associations d’aide aux sans-papiers nomment « délit de solidarité ».
Séance du 18 mars 2010 Joyeux Noël
La fraternisation
Réalisé par Christian Carion
Avec Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet
Film belge, roumain, allemand, britannique, français.
Genre : Drame, Guerre, Historique
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2004
Lorsque la guerre surgit au creux de l’été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d’hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l’opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu’il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.
Le prêtre anglican Palmer s’est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l’église. Ils quittent leur Ecosse, l’un comme soldat, l’autre comme brancardier.
Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l’ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes…
L’Europe mettait deux conditions: qu’Israël cesse d’être stigmatisé et que le terme «diffamation des religions» soit retiré du texte. En échange, elle a cédé sur la discrimination liée à l’orientation sexuelle, inacceptable pour les pays musulmans.
Marie-Claude Martin | 27-04-2009 | 11:51
Le pire a été évité! Il n’en fallait pas plus pour que la diplomatie occidentale se dise satisfaite du texte final approuvé, plus tôt que prévu, à l’issue de la Conférence sur le racisme qui s’est tenu à Genève du 20 au 24 avril.
Dubran II efface Durban I
Durban II a-t-il réparé le traumatisme de Durban I? Oui pour Micheline Calmy-Rey qui déclarait mardi soir: «Ce texte recèle des grands principes qui nous tiennent à cœur, la liberté d’expression, les droits des femmes, il rappelle l’Holocauste (…), il rejette l’esclavage et le colonialisme. Il ne remet pas en cause les acquis…. »
Bernard Kouchner lui emboîtait le pas, affirmant que c’était une victoire contre Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, et son discours haineux contre Israël.
Des membres de Reporters sans frontières ont entamé le 28 avril 2009 une grève de la faim à Paris, en soutien à la journaliste irano-américaine, Roxana Saberi, condamnée à huit ans de prison pour « espionnage » au profit des Etats-Unis par la justice iranienne. Elle est, elle-même, en grève de la faim depuis le 21 avril 2009. La jeune femme s’est dite “déterminée et prête à aller jusqu’au bout ”, selon son père Reza Saberi. Il a pu lui rendre visite le 26 avril à la prison d’Evine, et a trouvé sa fille « très affaiblie ».
« Roxana est très affaiblie par ces sept jours de grève de la faim. Nous sommes très inquiets pour sa santé. Aussi, nous prenons symboliquement le relais de sa grève de la faim en signe de solidarité, afin qu’elle n’ait plus à la mener. A compter d’aujourd’hui 11 heures, des militants de Reporters sans frontières ont entamé une grève de la faim à Paris », a déclaré l’organisation.
Depuis 11 heures ce matin, des membres de l’organisation sont rassemblés devant les bureaux de l’agence Iran Air, 63 avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris.