Dénonciation d’une sans papier qui voulait inscrire son enfant à l’école

30 octobre 2008

Vu dans Challenges:

SANS-PAPIERS
Manifestation à 9h30 pour la jeune sans-papiers du Ve
Le rassemblement aura lieu devant le commissariat du Ve arrondissement de Paris où la jeune Equatorienne de 30 ans a été dénoncée par la mairie, lors de l’inscription de son fils à l’école.

Réseau éducation sans frontières (RESF) organise jeudi 30 octobre à 9h30, devant le commissariat du Ve arrondissement de Paris, une manifestation de soutient à la jeune Equatorienne de 30 ans dénoncée à la police par la mairie du Ve arrondissement de Paris, lors de l’inscription de son fils à l’école de son quartier. Résidant en France depuis 2002 sans titre de séjour, la jeune femme, femme de ménage, habitait le 12e arrondissement depuis son arrivée en France avant d’emménager avec son fils en mai 2008 dans le 5e arrondissement de la capitale.

Convocation au commissariat du 5e

En juillet 2008, elle s’était rendue à la mairie du Ve arrondissement pour inscrire son fils à l’école de son quartier. On lui avait alors demandé si elle possédait un titre de séjour, document qui n’a pas à être demandé lors d’une inscription scolaire. La jeune femme avait eu le malheur de répondre par la négative.
Fin août, elle avait reçu une convocation au commissariat du Ve à laquelle elle avait choisi de ne pas déférer. Fin octobre, il était déposé dans sa boite aux lettres une nouvelle convocation au commissariat « suite à l’inscription de (son) enfant à l’école et (sa) situation alors irrégulière en France ».

Delanoë indigné

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a exprimé son « indignation » après la convocation de la jeune Equatorienne. Cette convocation « après qu’elle ait inscrit son fils à l’école suscite une indignation que je partage », a-t-il indiqué.
« Je rappellerai donc à tous les agents concernés ainsi qu’aux maires d’arrondissement eux-mêmes, que l’inscription des enfants n’est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d’inscription à l’école », a-t-il prévenu.
« Une enquête administrative sera d’ailleurs diligentée afin d’établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier », a annoncé le maire de Paris.

La fonctionnaire a « appliqué la loi de bonne foi »

La mairie du Ve, accusée de « dénonciation » par le Réseau éducation sans frontières (RESF), a quant à elle affirmé que le fonctionnaire municipal qui avait inscrit l’enfant avait simplement « signalé au procureur de la République » cette situation irrégulière, en vertu de la loi.
Jean Tiberi a assuré que la fonctionnaire s’était contentée de demander à la mère un papier d’identité. « Elle n’avait qu’un passeport sans visa, ce qui impliquait automatiquement qu’elle était en situation irrégulière », a-t-il dit, estimant que l’employée municipale avait « appliqué la loi de bonne foi ».

« De bien tristes souvenirs »

« La politique des quotas, des expulsions programmées, conduit maintenant aux dénonciations qui nous ramènent à de bien tristes souvenirs. Nous, citoyens, élus, sommes indignés par ces pratiques honteuses qui perdurent encore dans notre République », a de son côté dénoncé le Réseau éducation sans frontières (RESF) dans un communiqué.


Interventions du président de Mémoire 2000

15 octobre 2008

Me Bernard Jouanneau, président de Mémoire 2000, interviendra :

>le jeudi 16 octobre comme débatteur lors de notre séance de cinéma sur le film « Les Protocoles de la rumeur »

>le lundi 20 octobre à 8h35 (rediffusion à 12h35) sur l’émission « Libre thème » de la radio arménienne AYP-FM (99,5)sur la question de la repression du genocide armenien en reaction de l’article de Pierre Nora dans Le Monde de la semaine dernière intitulé « Liberté pour l’histoire« .


Manifestation anti-Edvige du 16 octobre !

15 octobre 2008

Le collectif « Non à EDVIGE » appelle le 16 octobre à des actions contre le fichier EDVIGE.

A 11h00, un rassemblement des parlementaires est prévu devant l¹Assemblée Nationale (place Edouard Herriot), puis une marche vers la place Beauveau pour y déposer leurs fiches EDVIGE.

A 17h00, un rassemblement de tous les appelants contre le fichier aura lieu devant l’Assemblée Nationale (Place Edouard Herriot), puis une marche vers Matignon pour accompagner une délégation qui serait reçue.

Les membres de Mémoire 2000 sont invités à se retrouver à 16h45 à l’angle du boulevard St-Germain, la rue de Lille, et de l’Assemblée Nationale (voir plan).


Décès de Joerg Haider

11 octobre 2008

Je pense qu’il ne sera pas trop longtemps pleuré à Mémoire 2000…

AUTRICHE
Jörg Haider roulait trop vite
NOUVELOBS.COM | 11.10.2008 | 15:50
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Le leader autrichien d’extrême-droite est mort ce matin dans un accident de voiture. Selon l’enquête, il conduisait au dessus de la vitesse autorisée.

La voiture de Jörg Haider après l’accident du leader de l’extrême droite autrichienne, samedi 11 octobre. (AP)

La voiture de Jörg Haider après l’accident du leader de l’extrême droite autrichienne, samedi 11 octobre. (AP)
Une vitesse excessive est à l’origine de l’accident de la route qui a coûté la vie samedi 11 octobre au dirigeant populiste autrichien Jörg Haider, selon les premiers éléments de l’enquête.
Jörg Haider, 58 ans, conduisait « nettement plus vite » que les 70 km/h autorisés à l’endroit où s’est produit le drame, une zone semi-urbanisée, a indiqué le responsable de l’enquête, Ernst Friessnegger.

Plusieurs tonneaux

Le dirigeant autrichien a perdu le contrôle de son véhicule peu après 01H00 samedi alors qu’il quittait un faubourg de la banlieue sud de Klagenfurt, la capitale de la province de Carinthie dont il était le gouverneur.
Victime de graves blessures à la tête, à la poitrine et à la colonne vertébrale, Jörg Haider, qui était seul à bord et portait sa ceinture de sécurité, est décédé au cours de son transport à l’hôpital de Klagenfurt, a indiqué le directeur de l’établissement, Thomas Koperna.
Son véhicule, une Volkswagen Phaeton de fonction, a quitté la route pour une raison indéterminée, heurtant un poteau de clôture en béton et une bouche d’incendie avant de faire plusieurs tonneaux, selon la police.
Les secours ont été immédiatement prévenus par une automobiliste que le leader d’extrême droite avait doublée peu auparavant.

Il avait déjà eu un accident en 1993

Selon son porte-parole Stefan Petzner, le dirigeant quittait Klagenfurt pour se rendre dans sa propriété de Bärental, à une trentaine de kilomètres au sud, où il voulait célébrer le 90e anniversaire de sa mère.
Amateur de voitures puissantes, M. Haider avait déjà eu un grave accident de la route en mars 1993, également dans le cadre d’une visite au Bärental.
Son véhicule était alors passé par-dessus un talus et avait renversé un poteau télégraphique. L’auto avait été détruite mais M. Haider s’en était tiré avec une simple bosse, à la grande surprise des secours.

Retour remarqué sur la scène politique

Ancien chef du Parti de la liberté (FPÖ), Jörg Haider, 58 ans, était revenu sur le devant de la scène politique à la tête de la formation également populiste de l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ), grâce aux élections législatives anticipées du 28 septembre. Son parti avait alors remporté 11% des suffrages, tandis que l’extrême droite dans son ensemble réunissait quelque 30% des voix.
Ce sursaut de l’extrême droite autrichienne, associé au retour sur le devant de la scène politique de Jörg Haider, avait provoqué un tollé dans tous les pays européens.
Lors du précédent scrutin en 2006, le parti avait péniblement franchi la barre des 4% nécessaire pour entrer au Parlement.

Déclarations xénophobes et antisémites

Jörg Haider s’était fait connaître hors d’Autriche en 1999 en remportant 27% des voix aux élections législatives avec le FPÖ. Ce succès avait permis au FPÖ d’entrer au gouvernement mais il avait aussi soulevé une vague de protestation dans l’Union européenne, qui avait mis l’Autriche au ban du bloc pendant plusieurs mois.
Gouverneur de la province de Carinthie (sud-est) depuis 1999, Jörg Haider, dont la forte et controversée personnalité marque la vie politique autrichienne des vingt dernières années, avait quitté la scène nationale en 2000. Il jouait néanmoins toujours un rôle important, donnant son tonitruant avis sur toutes les questions politiques du moment, de la nécessité de baisser les prix des carburants à un net durcissement vis-à-vis des immigrés, accusés de tous les maux, en passant par la dénonciation permanente de « la corruption des grands partis ».
Habitué des déclarations xénophobes et à coloration antisémite, enclin à apprécier la politique hitlérienne du travail, Jörg Haider avait considérablement baissé le ton ces derniers temps.